recording studio with ultra violet florescent

Créer son Home Studio : Les 5 règles de bases pour se lancer.

Quand on fait de la musique et qu’on commence à progresser, très vite l’idée de s’enregistrer germe… Selon les personnes, le but sera bien différent ! Simplement pour se réécouter et entendre nos imperfections pour les améliorer, s’auto congratuler, partager avec des amis, la famille, sur les réseaux sociaux dans des groupes ou des communautés etc…

Seulement, tout un chacun n’est pas ingénieur du son, et très vite ces notions techniques peuvent décourager. Quel matériel acheter? quelle qualité? à quel prix? toutes les pensées limitantes foisonnent alors et vous empêchent d’aller de l’avant dans votre quête musicale!

Eh bien lisez jusqu’au bout car dans cet article, je vais vous démystifier cela et vous donner les bases pour créer votre propre home studio pour un coût limité !

close up photo of black ceramic mug

Les 5 règles de base avant de se lancer

Règle N°1 : Répondre à votre « Pourquoi »

Cela peut paraître banal, mais nous sommes tous tellement différents et nos objectifs sont tellement divers ! La première question pour se lancer dans la création d’un home studio est donc très simple : Pourquoi je veux monter un home studio? Pour quelle application musicale est-ce que je ressens le besoin de créer mon propre home studio ?
Est-ce que je souhaite utiliser mon futur home studio pour enregistrer des prestations musicales (et si c’est le cas, moi tout seul ou pour tout un groupe?)?
Est-ce que je souhaite créer de la musique avec mon ordinateur tout simplement, mais sans avoir besoin d’enregistrer des instruments externes (guitare, voix, saxophone, etc…) ?

Qu’est-ce que je compte retirer de cette expérience ? Quelle pratique musicale est-ce que je veux développer grâce à ma MAO et à mon tout nouveau Home Studio?

Qu’est-ce que je compte faire des productions qui sortiront de cette installation??

Peut-être cela va vous sembler simpliste, mais croyez moi, plus vous saurez exactement ce que vous voulez faire, plus vous y verrez clair dans le choix des différents investissements à réaliser pour créer votre Home Studio.

En effet, créer un Home studio pour s’enregistrer solo, enregistrer un groupe entier, ou pour simplement créer de la musique électronique n’impliquera pas les mêmes besoins matériels et logiciels.

Le risque serait d’investir dans des éléments couteux dont vous n’aurez pas besoin car trop « avancés » ou pire, être limité par les possibilités de vos achats et devoir réinvestir ensuite…

La question est donc fondamentale et je vous invite vraiment à vous la poser, puis à écrire votre « Pourquoi » sur une feuille de papier pour avoir au final une vision globale de ce que vous voulez réaliser.

Règle N° 2 : Se fixer des objectifs à court et moyen terme

Réfléchir à votre pourquoi vous permettra de cibler les thématiques que vous souhaitez développer dans votre pratique musicale intégrant les outils de MAO.

Pour celles et ceux qui travaillent en entreprise, l’acronyme SMART ne vous sera certainement pas indifférent dans la manière de fixer les objectifs.

Vous savez, votre chef vous en parle tous les ans lors de l’entretien annuel d’évaluation (ou pas…).

crop businessman signing contract in office

Le manager : « Donc José, l’année prochaine je vais te proposer un super challenge ultra motivant, tu verras, tu vas t’éclater! « 

José : « ah ouais…je sais pas trop…bon si tu le dis »…

Le manager : « si si ! fais moi confiance, je vais te donner un objectif SMART relatif à l’augmentation de la marge brute sur le marché thaïlandais des moules pour faire des oeufs carrés »

José : « Mais, on ne produit pas des scies circulaires chez Coup’Coup et compagnie ? »

Le manager : » euh…si biensur, mais j’ai eu le feedback du CODIR de septembre et nous allons diversifier notre market mix, et puis, un peu de changement ça va te faire du bien non? « 

…..

Bon désolé pour cet écart, mais c’est tellement du vécu, que je voulais vous le partager (et je reste certain que cela parlera à bon nombre d’entre vous…).

Brève de plaisanterie, et petit explicatif sur les règles des objectifs SMART que le manager de José maîtrise certainement parfaitement :

L’expression d’objectif SMART correspond à un moyen mnémotechnique  permettant de garder à l’esprit les qualités nécessaires d’un objectif commercial ou marketing. Mais ce concept peut parfaitement être utilisé dans la vie de tous les jours !

SMART est alors l’initiale ou l’acronyme des 5 qualités nécessaires et signifie que l’objectif est fixé de manière pertinente et efficace.

Un objectif SMART se doit donc d’être :
– Spécifique : C’est à dire que les résultats peuvent être attribués spécifiquement à un individu, une équipe ou une action (c’est votre propre objectif)
– Mesurable : Les résultats obtenus doivent pouvoir être mesurés de manière précise et indiscutable
– Acceptable : La qualité d’acceptabilité souligne la nécessaire adhésion des individus auxquels on fixe un objectif (bon pour le coup, si vous vous fixez un objectif à vous même, vous devriez y adhérer assez facilement…)
– Réaliste : Le réalisme de l’objectif est nécessaire à l’adhésion et à la poursuite des efforts entrepris pour l’atteindre. Cette notion de réalisme est très importante dans votre cas, et doit bien être en ligne avec votre « Pourquoi »)
– Temporellement défini : Une date ou un délai doit être prévu pour l’atteinte de l’objectif

Donc par exemple, vous pourriez vous fixer les objectifs suivants :

  • Réussir à enregistrer mon son de saxophone au dessus d’une backing track d’ici 3 mois avec mon ordinateur.
  • Etre capable d’enregistrer et mixer mon propre son de saxophone pour démarcher des organisateurs de spectacles professionnels d’ici 9 mois.
  • Savoir capter les sons 4 instruments live en même temps pour historiser les répétitions avec mon groupe et constater les progressions sur 6 mois.

Pensez global, et projetez vous loin dans le temps, fixez vous des objectifs de court terme (qu’est-ce que je peux réaliser demain), mais aussi de long terme (vers où je veux aller ?)

Règle N° 3 : Se fixer une fourchette de budget de lancement qui vous semble acceptable pour démarrer

person putting coin in a piggy bank

Le matériel de Home studio, ça coûte cher… Il va obligatoirement falloir casser la tirelire…

Selon ce qu’on achète bien entendu… Mais globalement, ça peut monter très vite dès lors qu’on veut du matériel de qualité.

Nous le verrons plus bas, il y a des fondamentaux, des impondérables auxquels vous ne pourrez pas déroger.

C’est là que la réponse à la question n°1 sur votre « pourquoi » peut vous aiguiller… Selon votre motivation, votre objectif, vous aurez un budget plus ou moins conséquent… Il ne s’agirait pas d’investir 500€ dans une installation si vous souhaitez juste vous enregistrer avec votre téléphone pour votre propre loisir. A l’inverse, envisager de n’investir qu’une centaine d’Euros pour un projet plus conséquent ne serait pas réaliste.

Définir un budget réaliste est donc une étape primordiale pour être en lien avec votre « pourquoi »

Les objectifs que vous vous êtes fixés, votre ambition précisée à la règle n° 2 vous aidera aussi dans cette étape.

Règle n°4 : Investissez progressivement

Mon conseil est vraiment de mettre les moyens dans le matériel de base vous permettant d’atteindre vos objectifs de court terme. Et de garder un peu de sous pour vos objectifs à plus long terme.

Pour ma part, je possédais déjà un mac, avec l’application garage band gratuite et un vieux casque Bose plein de basses avant de me lancer. Progressivement, j’ai investi dans un mac plus puissant, dans une interface Audio et un micro filaire, puis des enceintes monitoring etc… Je n’ai pas acheté tout d’un coup.

Mon objectif de base était de pouvoir m’enregistrer via mon ordinateur. Au départ, je me suis contenté du micro de mon mac et de garage band, cela m’a suffit pendant 2-3 ans, mais ensuite, j’ai voulu passer un cran et c’est l’à que j’ai investi dans du matériel plus avancé.

Ce que je veux vous dire, c’est que selon l’ambition de votre objectif, vous possédez peut-être déjà tout le matériel nécessaire pour vous lancer et « voir ce que ça donne »…

Un ordinateur moyen équipé d’un micro (c’est le cas à 99%) et d’un DAW gratuit (audacity, garageband, studio one prime, ableton lite etc…) suffisent pour enregistrer votre son de saxophone sur une backing track !

Par contre, la qualité audio de la captation du son ne sera certainement pas optimale… mais cela sera une bonne base pour avancer 😉 et penser à l’achat d’un micro.

Par contre, quand vous investirez, je vous déconseille le bas de gamme pas cher, cela vous créera plus de problèmes et nuira à l’atteinte de vos objectifs…

Règle n°5 : Sélectionnez vos éléments de bases et commencez à assembler votre Home Studio

people holding puzzle pieces
  1. L’ordinateur (PC ou Mac) de studio : S’enregistrer de chez soi se fait la plupart du temps via un ordinateur, il faut une machine suffisamment puissante (processeur, RAM, vitesse du disque etc…) pour qu’elle traite correctement les données. Si vous possédez déjà un bon ordinateur, vous n’aurez peut-être pas besoin d’investir dans un nouveau. En revanche si vous êtes encore sur un mac des années 90 ou un PC sous windows 3.1, vous aurez peu de chance de faire grand choses avec…
  2. Le combo carte son/interface audio (ou carte son) : quasiment indispensable pour un Home studio.
    Je dis quasiment car si vous souhaitez simplement vous enregistrer avec votre ordinateur sans chercher de qualité particulièrement avancée, le micro de votre ordi suffira et vous n’aurez ni besoin de micro, ni de carte son. Il est d’ailleurs possible de s’affranchir d’une carte son car certains micros se vendent en connectique USB, donc à brancher directement sur votre ordinateur.
    Mais très vite, vous en ressentirez le besoin…
    Le micro, vous l’aurez compris, capte le son et l’envoie dans la carte son qui elle même est branchée (souvent en USB) à votre ordinateur.
    Généralement externe en MAO (ça veut dire qu’elles ne sons pas intégrées dans le matériel de base de l’ordinateur), les cartes sons permettent la transformation du signal analogique produit par votre instrument, capté par votre micro, en signal numérique et le renvoie dans votre ordinateur via un logiciel (DAW).
    En gros, pour faire simple, la carte son traite la forme d’onde sonore et la transforme en 0 et 1 pour que l’ordinateur puisse l’utiliser.
    Notez, qu’a priori, il n’y a pas besoin de table de mixage externe en MAO… Quoi qu’on en dise ! En effet, les différents DAWS proposent tous une table de mixage virtuelle dans leur interface graphique.
  3. Le DAW (Digital Audio Workstation) : En français STAN (Station de Travail Audio Numérique), C’est le logiciel qui va enregistrer votre musique et dans lequel vous pourrez retraiter et sculpter votre son, rajouter des effets etc… 99, 99% des informations de vos productions y seront enregistrées ! Donc le choix n’est pas ici à faire à la légère… Encore une fois, tout dépend de votre pourquoi et de votre ambition, mais en général, ce qui différencie le plus les DAW/STAN, ce ne sera pas la qualité du son (ils sont tous équivalents), mais leur ergonomie, leur facilité d’utilisation. Certains sont très complexes à prendre en mains, d’autres s’utilisent très facilement.
    Parmi les gratuits, je vous conseille GarageBand (pour mac) ou Cakewalk by bandlab (pour PC), Studio One 5 prime (gratuit compatible PC et Mac) ou des versions allégées gratuites fournies avec les matériels que vous achèterez (carte son, clavier maitre midi etc…) comme Ableton lite, Pro tools First etc…
    Je vous déconseille les softs comme Audacity ou Kristal Audio dont l’interface est peu conviviale et qui vous feront passer beaucoup de temps dans la recherche des fonctionnalités et la prise en mains.
    Dans les payants le plus avancés, Ableton Live, Logic Pro, Protools et autres Cubase sont les références, mais le coût sera peut-être un frein, d’autant qu’avec des solutions gratuites vous aurez déjà de nombreuses possibilités.
  4. Le système d’écoute : Certains vous conseilleront d’investir dès à présent dans des enceintes monitoring, en général plus appropriées au mixage audio, ou un casque fermé pour l’enregistrement, ou les deux…
    Personnellement, j’utilise en complémentarité des enceintes monitoring Mackie CR4 et un casque semi-ouvert Beyer Dynamic DT880, selon l’heure à laquelle je fais de la musique ou mixe mes sons.
    Mais un home studio, en général, c’est dans sa maison… Est le plus souvent dans sa maison on n’est pas tout seul… Donc selon votre situation, l’espace « musique » dont vous disposez et la patience de vos colocataires, je vous conseille vivement de démarrer avec l’option casque semi ouvert. Il a l’avantage de ne pas complètement vous isoler de l’acoustique de la pièce, et à l’enregistrement, si vous ne mettez pas votre backing track à fond, la repisse dans le micro est très minime et pas gênante.

Conclusion

Vous avez bien réfléchi à votre pourquoi? Vous savez précisément ce que vous voulez faire, vous connaissez bien votre ambition et vous vous êtes fixé des objectifs à court et moyen terme ?

Vous pouvez donc fixer un budget pour vos premiers investissements en MAO pour votre Home Studio et commencer à penser à vos investissements futurs…

Donc vous êtes prêt(e) à vous lancer : installez un DAW sur votre ordi, collez-y une carte son en USB et achetez un micro qui enverra votre signal sonore dans l’interface audio !

Suivront prochainement des articles sur le choix des interfaces audios, des Daws, des micros… Mais en attendant, je vous laisse parcourir la toile et faire votre marché !

man with headphones using a cellphone

Transposer une partition d’un instrument à l’autre

Bonjour ,

Je voudrais aujourd’hui aborder un sujet EXTREMEMENT courant que rencontrent tous les musiciens, saxophonistes ou pas d’ailleurs : la transposition.

Vous avez trouvé une partition de votre morceau préféré et quand vous la jouez, avec une backing track ou par dessus l’originale, ça sonne faux?? Vous êtes trop haut ou trop bas?

Pourtant vous êtes certain.e que vous jouez les bonnes notes ? Vous êtes persuadé que vous exécutez le bon doigté… Mais que se passe-t-il ??? mon saxophone est il cassé???? Mais comment vais-je faire !!!!!!!!

sad mature businessman thinking about problems in living room

Pas de panique !!! C’est un problème bénin qui n’est pas du à votre compétence de saxophoniste et qui se règle sans trop de problème.

Dans 95% des cas, c’est que vous lisez une partition qui n’est pas transposée dans la bonne tonalité…

Quand est-ce que ça arrive? La plupart du temps cela se produit quand vous jouez une partition écrite pour un instrument différent du votre.

Par exemple, vous avez trouvé la partition pour piano de votre tube de l’été préféré : le piano est un instrument « en Ut », donc à moins que vous ayez un saxophone C melody, cela ne va pas marcher.

En effet, les saxophones sont « en Eb » (Mi bémol) ou « en Bb » (Si bémol) et pas « en Ut » d’où cette différence de hauteur que vous entendez entre la note do que vous jouez au saxophone et la note Do de votre morceau préféré jouée au piano.

Comment régler ce problème? Il faut appliquer une transposition des notes pour les réécrire dans la bonne tonalité en lien avec votre instrument.

Bon c’est là que ça se complique un peu, mais vous verrez, pas tellement.

Avant de lire la suite, je vous invite à aller lire, ou relire l’article sur les intervalles car ce sera utilise à maîtriser ici afin de comprendre la transposition : (revenez vite ensuite!!!)

Les instruments « concerts » comme la guitare ou le piano sont « en Ut » ou en Do. Le saxophone ténor est en Si bémol. Entre do et Si bémol il y a une seconde majeure (1 ton) d’écart. Pour jouer à l’unisson entre le piano et le sax Ténor, il va donc falloir corriger la hauteur de l’instrument transpositeur de manière à jouer un do « en ut » avec le sax ténor. C’est cela qu’on appelle la transposition.

Alors comment faire pour transposer maintenant?

Pour transposer la note Do du piano au Sax ténor, on applique Do + 1 ton = Ré.

Donc en fait, pour être très clair et simple, si vous jouez une partition écrite pour Piano, mais que vous la jouez au Sax ténor, il faut augmenter toutes les notes de la partition d’une seconde majeure (1 ton). Donc un do devient un ré, un mi devient un fa#, un sol devient un la etc…

Les choses sont un peu plus compliquées pour transposer du piano au sax alto qui est en Mi Bémol.

La différence ici est un peu plus importante : le Sax alto est une tierce mineure (1,5 tons) plus haut

La transposition « à vue », sur l’instant, est plus difficile, mais la méthode reste la même : Pour jouer un Do « en ut » avec mon sax Alto, et bien je vais devoir ramener ma note, la transposer, une tierce mineure en dessous. Pour avoir un unisson avec la note Do du piano je devrai donc jouer à l’alto un La.

C’est une gymnastique intellectuelle un peu particulière, mais avec un peu de travail ça marche très bien !

Autre cas qui arrive très souvent : J’ai trouvé la partition ténor pour mon morceau préféré, mais je veux la jouer à l’alto, ou inversement, j’ai une partition de Sax alto que je veux jouer au ténor.

C’est la même chose ! Il faut calculer la distance en tons entre les deux instrument pour en déduire l’intervalle à corriger.

Le saxophone Alto est en Mi Bémol, le ténor en Si bémol, une quinte juste les sépare (Intervalle de 5 notes représentant 3,5 tons). Donc, pour jouer ma partition d’alto avec mon ténor, je vais devoir transposer les notes en les abaissant d’un quinte juste.

Si on part du ténor et qu’on va vers l’alto, pareil ! Je vous redonne la méthode en vous la schématisant encore plus :

  1. Que veux-t-on faire ? On part d’un instrument en Si Bémol, on va à Mi bémol.
  2. On compte les notes (Si-Do-Ré-MI) pour trouver l’intervalle –> Quatre notes, c’est donc une quarte
  3. On qualifie l’intervalle : entre si et do il y a 1/2 ton, entre do et ré il y a un ton, entre ré et mi, il y a un ton. 0,5+1+1 – 2,5 tons. Nous sommes donc sur une quarte juste
  4. Je transpose : chaque jouée avec mon ténor devra être montée de 2,5 tons pour être à l’unisson avec l’alto.

Facile ou pas facile ??? Si vous avez des questions, je vous laisse les poser en commentaires !

Petit Tips de feignant de la musique que je suis : Pour vous faciliter la vie, rien de tel qu’un logiciel éditeur de partition comme Musescore, Finale ou Sibelius pour transposer rapidement une partition entière.

L’idéal est de disposer d’un fichier midi de la partition que vous souhaitez transposer, sinon, il faut tout rentrer à la main. Mais une fois que c’est fait, vous pouvez tout transposer en quelques clics !

Pour que votre transposition soit telle qu’attendue, il suffira juste de choisir le bon intervalle à transposer en utilisant ma technique décrite plus haut !

Et puisque je suis sympa et que j’aime bien vous être agréable, je vous mets ci-dessous un tableau complet d’équivalence pour transposer tout types d’instruments !!

Les gammes d’improvisation #3 : La gamme Blues

AAAAAAAAAGGGGGGAAAATTT ZZEEE BLOUUUUUZZZZZ !

Nous y voilà…

A la racine, à l’origine, à la base d’à peu près toutes les musiques actuelles….

Je ne vais pas ici vous faire un cours d’histoire de la musique, mais cela ne fait jamais de mal de rappeler que tout par de là !

Le Blues est l’essence même de toutes les musiques actuelles, tous les styles musicaux, en dehors du classique, découlent du blues : le Jazz, le Funk, le Rock le Rap, la musique électro ….

Même notre Feu Johnny National a chanté un ode à cette musique… Oui oui, je sens que ça vient sur le bout de votre langue… « toute la musique que j’aime….Elle vient de là , elle vient du ….  » Je vous laisse finir la phrase.

Je vous sais passionnés, donc je ne doute pas que vous irez réécouter les John Lee Hooker, BB King, Buddy Guy, Robert Johnson etc…

Ca fait tellement de bien de revenir aux sources de temps en temps…

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Il est vrai que le stéréotype du Blues Man est un guitariste, noir de peau, souvent vieux, pauvre, marqué par la dureté de la vie… Il est vrai aussi qu’on se représente souvent le blues avec une guitare, mais pas que !! Evidement qu’au Sax aussi on joue du Blues !!

Vous en jouez même déjà naturellement, c’est tellement encré dans notre mémoire musicale collective, que même sans vous en rendre compte, parfois vous jouez un bout de gamme bllues et vous vous dites intérieurement : « Yeeeeeaaaaaaah » en raclant votre gorge comme si vous aviez bu 10L de whisky et fumé trois paquets de clopes.

C’est tellement encré, qu’à chaque fois qu’on joue un motif blues, ça nous plaît !

Mais pourquoi donc?

Revenons un peu à la théorie et expliquons comment se construit cette gamme blues.

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Avant de rentrer dans le détail de la construction de cette gamme, parlons un peu des notes bleues, appelées «blue notes» en anglais.

Ce sont la tierce mineure, la quinte diminuée et la septième mineure. Dans le blues, les notes bleues jouent un rôle important car elles créent une tension, une sonorité mineure et mélancolique qui caractérise le blues.

Ces notes sonnent tellement la tristesse, la mélancolie, qu’en tant qu’êtres humains, on ne peut qu’être touchés…

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La gamme blues est basée sur la gamme pentatonique mineure (cf l’article d’avant), mais elle comprend également des notes bleues qui sont caractéristiques du blues.

La « vraie » gamme blues est mineure. Il existe aussi des gammes blues majeures, mais je ne les aborderai pas ici.

Nous partirons donc de la gamme pentatonique mineure pour la construire.

C’est là aussi très facile : vous savez déjà construire une gamme pentatonique mineure. Et bien vous faites la même chose, en rajoutant simplement une sixième note qui est la Quinte bémol, ou Quinte diminuée.

Mais reprenons depuis le début. Dans l’exemple, nous voulons construire et jouer la gamme blues de sol.

On part de la gamme de sol majeur. Dans cette gamme, la seule note altérée et le Fa# : Repérez bien les numéros en dessous de chaque notes. Ce sont les degrés de chaque note de la gamme, c’est important pour la suite.

Puis, Pour déduire la gamme blues de Sol, nous construisons la gamme pentatonique mineure de Sol qui contient

les degrés 1 3b 4 5 et 7b : Sol-Sib-Do-Ré-Fa. (nous l’avons vu juste dans l’article précédent)

Il nous manque plus que la quinte diminée pour avoir les trois notes bleues :

La quinte de Sol est le Ré moins un demi ton et nous obtenons la quinte diminuée : le Ré Bémol

Il suffit de rajouter simplement cette note dans la gamme pentatonique mineure pour avoir la gamme blues de Ré :

Sol-Sib-Do-Réb-Ré-Fa bécarre.

La gamme blues se construit donc avec les degrés suivants : 1-3b-4-5b-5-7b, autrement dit, la tonique (1), la tierce mineure (3b), la quarte (4), la quinte bémol (5b), la quinte (5) et la septième mineure (7b).

Ce schéma fonctionne pour TOUTES les tonalités. Pour l’exemple en Sol, cela donne :

Et voilà, le tour est joué !

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Comme à chaque fois, pour maîtriser ces gammes blues, voilà la marche à suivre :

  • Les construire vous-mêmes dans toutes les tonalités (vous pourriez aussi les trouver sur le net, mais l’exercice est intéressant à faire pour vous apprendre à jongler avec les degrés)
  • Entraînez-vous sur toute la tessiture de votre saxophone, du plus grave, au plus aigu, en montant, en descendant etc…

Voilà, si vous êtes arrivé.e au bout de ces 3 publications, vous savez tout pour démarrer à improviser avec le vocabulaire que vos idoles utilisent !

Pour voir ce cours sur Youtube, il suffit de cliquer sur la vidéo ci-dessous.

Bon Sax à TOUS.TES.

Les gammes d’improvisation #2 : la pentatonique mineure

Forts.tes de votre travail acharné suite au précédente article et de votre maîtrise parfaite des gammes majeures et mineures en tout genre, vous n’allez faire qu’une bouché de ce petit guide dans lequel je vais vous partager la technique simplisime de construction des gammes pentatoniques Mineures.

Vous l’aurez compris, à utiliser plutôt sur les tonalités et accords mineurs…

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Reprenons la technique de construction par degrés utilisée dans l’article précédent.

Pour construire la gamme pentatonique mineure, vous devez appliquer le schéma suivant :

Sa construction, en chiffres est : 1-3b-4-5-7b (3b = tierce mineure ; 7b= septième mineure)

Pour Sol min Pentatonique, on a donc : Sol-Sib-Do-Ré-Fa

Pour rappel, une tierce mineure est un intervalle de 1,5 tons entre deux notes (ici : sol-la = 1 ton, la-sib = 0,5 ton,

donc sol-sib = 1,5 tons = une tierce mineure).

La septième mineure peut tout simplement se trouver en comptant la 7ème note de la gamme majeure, en lui enlevant un demi-ton.

Dans notre exemple, dans la gamme de Sol Majeur, Sol étant la première note, Fa# sera la Septième.

Pour la rendre mineure, il suffit de lui enlever un demi-ton, on retombre donc sur Fa bécarre

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Petite proposition d’exercice maintenant:

A vos SAx…..prêts???? ……………….Saxez !!!

strong man working out
  • Construisez vous la gamme pentatonique majeure de Do, puis la pentatonique mineure de Do.
  • Jouez d’abord la penta majeure sur toute la palette de votre instrument en montant et en descendant (du grave jusqu’à l’aigu)
  • Faites la même chose avec la penta mineure

Entendez- vous la différence? Entendez-vous la sonorité mineure? ça ne vous rappelle pas quelque chose ? une sonorité que vous avez l’habitude d’entendre? Je suis sur que si…

RDV au prochain article pour dévoiler la troisième gamme d’improvisation principalement utilisée et vous rendre compte que vous avez, si vous en êtes arrivés là, déjà plein de possibilités d’improvisation dont vous ne doutiez qu’à peine !!

Update 😉 Ci-dessous, les explications en images et en musique 😉

Méthodologie de travail et exercices…

Les gammes d’improvisation #1 : La gamme pentatonique Majeure

Avant de commencer la lecture de cet article, assurez-vous d’avoir bien compris celui-ci, puis revenez lire la suite 😉

Vous rêvez d’improviser rapidement avec une gamme passe-partout facile à construire et à mémoriser? Cet article est fait pour vous !

Les gammes, les modes, le majeur, le mineur ascendant, naturel, déscendant, mélodique, la gamme bartok, etc… pfff rien qu’à énumérer toutes ces possibilité j’en ai presque mal à la tête.

Bon c’est vrai, si on veut sonner comme nos idoles, il faut maîtriser tous ces concepts théorico-pratiques sur le bout des doigts. Mais c’est un TRES long chemin….

Malgré tout, je voulais vous partager un contenu facile et qui vous permettra dès aujourd’hui de faire sonner des improvisations sur n’importe lequel de vos morceaux préférés.

J’appelle ça la gamme Passe-Partout, je parle de la Gamme Pentatonique Majeure qui va vous donner les clefs de l’improvisation ludique rapide et efficace.

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Finalement, la gamme pentatonique majeure peut être considérée comme un dérivé de la gamme majeure.

En effet, elle est identique à la gamme majeure, mais sans les notes dites sensibles. En Do majeur les sensibles sont le fa et le si.

Nous allons donc les supprimer pour aboutir à la gamme pentatonique majeure.

D’une gamme à 7 notes, nous nous retrouvons à une gamme à 5 notes, d’où son nom : la gamme Pentatonique.

Désolé de doucher les espoirs de celles et ceux qui croyaient que c’était une gamme secrète des chinois du FBI polonais sortie du pentagone… Non non, c’est simplement une gamme qui ne contient que 5 notes, mais qui sonnent grave !

Ex : la gamme majeure de do contient les notes : Do-Ré-Mi-Fa-Sol-La et Si. On supprime les notes sensibles, il nous reste : Do-Ré-Mi-Sol-La-(Do).

C’est encore plus facile à déduire si on pense « degrés » (je vous renvoie à un autre article plus haut dans les bases de la théorie musicale): En Do majeur, les 7 notes correspondent à des degrés, ou « numéro ». En reprenant l’exemple plus haut, on a donc :

Do majeur = Do(1er degré)-Ré(2ème degré)-Mi(3ième degré)-Fa (4ème degré)-Sol(5ème degré)-La(6ième degré) et Si(7ème degré).

Les sensibles étant sur les degrés 4 et 7, on enlève donc le fa et le si pour avoir Do(1)-Ré(2)-Mi(3)-Sol(5)-La(6)

Bon, passons ces comptes d’apothicaires, retenez que pour construire les gammes pentatoniques majeures dans toutes les tonalités,

vous devez tout simplement ne garder que les notes des degrés 1-2-3-5 et 6

Le schéma est le même pour construire toutes les gammes pentatoniques majeures dans toutes les tonalités !

Donc si vous connaissez vos gammes majeures, vous connaissez aussi déjà vos pentatoniques ! C’est pas magique ça?

man in white button up shirt

Un autre exemple, voici comment se construit la gamme pentatonique majeure de ré : On part de la gamme de ré majeur : Ré(1) Mi(2) Fa#(3) Sol(4) La(5) Si(6) Do#(7),

on ne prend que les degrés 1-2-3-5-6.

La gamme pentatonique majeure de Ré contient donc les notes : Ré-Mi-Fa#-La-Si.

C’est simple comme bonjour non ? A vous maintenant de vous entraîner et de les trouver toutes !

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Alors vous allez me dire. Ok c’est sympa cette théorie, mais quand jouer ces gammes pentatoniques majeures ?

A peu près tout le temps ça fonctionne. Il suffit de trouver la bonne tonalité et d’appliquer cette règle pour construire votre gamme Passe-Partout et improviser dessus.

Toutefois, la pentatonique majeure fonctionne toujours mieux pour les accords majeurs, 7 et majeur7.

Sur les accords min7, ça marche aussi, mais il faut pour cela connaître les tonalités mineures relatives des gammes majeures.

Pour les tonalités mineures, il vaudra mieux utiliser des gammes mineures ou blues que nous verrons plus tard.

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Voilà, vous voyez, c’est simple de commencer à improviser, 5 notes suffisent ! A vous maintenant de mixer les rythmes, les articulations, les nuances, les silences etc… pour créer des phrases mélodiques dignes des plus grands saxophonistes !

La progression 2-5-1

Venons-en donc enfin à nos fameux 2-5-1 ou pour être plus exacts dans la notation, les ii V I.

Si vous avez lu le précédent article, et s’il était bon, vous avez donc compris ce qu’était une progression d’accord et l’importance que ça a dans la structure de la musique en général.

Donc finalement, qu’est-ce qu’un ii V I ??

Et bien tout simplement, c’est la progression des accords situés sur le deuxième, le cinquième et le premier degré de la gamme majeure dans laquelle vous vous trouvez.

Notez que le second degré est noté “ii” et non pas II : cela permet de repérer que cet accord est mineur.

Mais pourquoi cette progression est-elle tellement utilisée dans le jazz?

Pour le comprendre, il faut avoir conscience que les jazzmen n’ont pas réinventé la poudre pour composer leurs standards les plus connus. Ils n’ont fait qu’utiliser les concepts largement développés par les compositeurs classiques, au moins dans la structure.

Désolé je casse un peu le mythe, mais maintenant que vous n’êtes plus novices, vous pouvez encaisser cela…

amazed formal male looking at laptop screen

En fait, la progression ii V I est une cadence complète. Toutes les cadences ont en commun de structurer et de ponctuer le discours musical, ce qui est le cas ici.

Il existe plusieurs types de cadence dont je vous épargnerai ici le détail, mais ce que vous devez savoir à ce stade, c’est que la progression ii V I est une adaptation de la cadence parfaite.

Ok c’est bien beau tout ce vocabulaire pompeux, mais en quoi cette cadence est “parfaite”? En fait, on dit qu’elle est parfaite car passer de l’accord V à l’accord I crée une importante sensation de résolution, de «retour à la maison», comme si la boucle était bouclée.

Cette cadence est parfaite car la tension créée par l’accord V est « résolue » par le retour sur le I.

Le fait d’inclure le ii (deuxième degré) ne fait qu’amplifier cet effet.

Mais qu’en déduire quand on joue d’un instrument improvisateur ?

VOICI DONC L’ULTIME REVELATION pour improviser sur des ii-V-I :

man wearing black blazer

Nous venons de l’expliquer plus haut, la progression ii V I correspond à une cadence, un bout du morceau, une séquence du morceau qui donne du mouvement à la pièce et ce mouvement se base sur une gamme majeure.

Et bien ce que nous pouvons en déduire, c’est que TOUTES les notes de la gamme majeure dans laquelle vous vous trouvez sonneront sur cette progression d’accords.

En somme, vous pouvez jouer simplement les notes des accords uns à uns, mais cela sonnera un peu scolaire et pas très intense au niveau personnalité.

En revanche, jouer une phrase musicale entière sur ces trois accords, en respectant la gamme majeure sur laquelle vous vous basez en utilisant des notes de passage aura beaucoup plus d’impact.

Finalement, cela rend l’improvisation plus “facile” !

  1. Plutôt que de repérer chaque accord et de jouer les arpèges plaqués, faites plutôt une analyse de la structure de votre morceau
  2. Repérez les différents ii V I de votre grille d’accord
  3. Déduisez en les différentes gammes à utiliser :

Si votre ii V I est Dm/G/C (Ré mineur/Sol/Do), C étant le premier degré, vous êtes en Do majeur

Si votre ii V I est Em/A/D (Mi mineur/La/Ré), Ré étant le premier degré, vous êtes en Ré majeur (donc Deux dièses)

Si votre ii V I est Fm/B/E (Fa mineur/Si/Mi), Mi étant le premier degré, vous êtes en Mi Majeur (4 dièses)

Etc…

4. Utilisez les notes de ces gammes pour improviser !

J’ai bien conscience que tous ces concepts fumeux sont complexes, mais prenez le temps de lire, relire, d’expérimenter etc…

Prenez également votre Real book et observez les différents schémas de progression d’accords de vos morceaux préférés.

Ecoutez aussi beaucoup de musiques différentes, et notamment des artistes phare de la musique Be Bop ou Hard Bop (Sonny Stitt, Charlie Parker, Cannonball Adderley etc…). Vous verrez, vous reconnaîtrez à l’oreille des phrases types que chaque artiste s’est créé et a travaillé dans toutes les tonalités.

Nourrissez vous de cela, jouez des transcriptions de vos solos préférés, ou mieux, transcrivez vous-même des bouts de chorus.

L’apprentissage est long et difficile mais pensez à vos petites #victoireSax que vous obtiendrez à chaque avancée, à chaque déclic.

Sur ce, je retourne à ma propre progression et à mon apprentissage du solo de Bob Berg, ce qui n’est pas une mince affaire…

Bon Sax à tous.tes

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La progression d’accords : le socle harmonique de tout morceau de musique qui vous permettra de devenir un maître Jedi de l’improvisation

Tout morceau de musique est composé sur la base d’une harmonie. Cette harmonie est elle-même créée par l’utilisation d’accords qui eux même sont composés de plusieurs notes, comme nous l’avons expliqué plus haut.

Ces derniers sont joués par les instruments accompagnateurs (Guitare, piano etc…) et apportent un cadre dans lequel les instruments mélodiques (flûte, clarinette, saxophone, trompette etc…) peuvent s’exprimer.

De manière générale, les pièces musicales comportent plusieurs accords qui sont joués les uns après les autres : c’est ce qu’on appelle la progression d’accords.

Le jazz utilise ce concept de progression d’accords pour offrir un cadre harmonique aux thèmes et improvisations. Le nombre de ces différentes progressions d’accords ne sont pas illimitées et vous pourrez constater, une fois que vous maîtriserez un peu mieux ces concepts, que les mêmes schémas se répètent dans la plupart des morceaux.

Ces progressions sont notées en utilisant les degrés de la gamme dont nous avons parlé dans un autre article.

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Euh… de quoi il me parle Saxtunes… ??

Si vous avez raté le train, voici les articles en question :

Vous vous souvenez ? Sur la gamme de Do majeur, nous avons 7 notes différentes (do-ré-mi-fa-sol-la-si) et chaque note correspond à un degré.

Pour les distinguer clairement, nous utilisons les chiffres romains. Ainsi, toujours sur la gamme de Do majeur, petit rappel :

Do = premier degré = Tonique, noté I

Ré = deuxième degré = sus-tonique, noté II

Mi = troisième degré = médiante, noté III

Fa = quatrième degré = sous dominante, noté IV

Sol = cinquième degré = Dominante, noté V

La = sixième degré = sus-dominante, noté VI

Si = Septième degré = Sensible, noté VII

Par exemple, dans sa forme la plus simple, un blues est d’une longueur de douze mesures divisées en trois phrases de quatre mesures, principalement basé sur les degrés I, IV et V (tonique, sous-dominante, dominante) : I7 – I7 – I7 – I7 IV7- IV7- I7- I7 V7 – V7 – I7 – I7

Avec des vrais accords, un blues en Do donnerait : C7 – C7 – C7 – C7 – F7 – F7 – C7 – C7 G7 – G7 – C7 – C7

Pour rappel, C7 = accord de Do Septième ; F7 = accord de Fa Septième; G7 = accord de Sol Septième.

De la même manière, la progression la plus utilisée en Jazz est la progression II-V-I dont nous parlerons plus tard.

Dans la musique pop, c’est la progression I-V-VI-IV qui est largement utilisée.

Mais allons un peu au-delà de la technique. Finalement, ces progressions d’accords sont utilisées car elles donnent l’impression que la musique a une direction, un sens. Quand une progression d’accords est jouée, si elle s’arrête en plein milieu, vous aurez un sentiment d’inachevé.

Souvent, la progression d’accord crée une “tension” à l’écoute, et il vous semble nécessaire de “résoudre” cela pour revenir à un état plus satisfaitsant.

Savoir décrypter la progression d’accords et la gamme associée à cette progression vous sera indispensable pour créer des mélodies et/ou improviser.

Puisque j’aime bien prouver par l’exemple, allez voir/écouter cette vidéo qui illustre parfaitement l’utilisation de la progression d’accords la plus utilisée en musique pop : ICI

C’est assez bluffant, toutes ces chansons ont été écrites sur la même structure !

Vous comprendrez donc que quand vous serez maître Jedi en harmonie et que vous serez capable de maîtriser la force des gammes diatoniques, vous serez capables de jouer n’importe quelle chanson, dans n’importe quelle tonalité !!

Bon apprentissage et bon courage !! Encore une fois, patient.e du seras, persévérer tu devras, un maitre en improvisation du peux devenir

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harmony lessons book on piano

Les accords « 7 » : L’essence des standards de Jazz

En Jazz, il est très fréquent de voir des accords chiffrés “7”.

Ce sont donc des accords à quatres sons comprenant la fondamentale (1er degré), la médiante (une tierce au dessus de la tonique), la dominante (5ème degré, une tierce au dessus de la médiante ou à une quinte de la tonique) et la sensible (7éme degré, une tierce au dessus de la dominante).

Ce vocabulaire est assez barbant, je vous l’accorde (sans mauvais jeu de mots…), mais je l’emploie afin de vous forcer un peu à vous familiariser avec car c’est important pour la suite de maîtriser les degrés, les intervalles etc… En effet, appelons un chat un chat…

Si par exemple dans une conversation de zoologie vous ne comprenez pas ce qu’est un monotrème, vous aurez du mal à appréhender la leçon sur les rites nuptiaux des ornithorynques de Tazmanie…

Trop mimi non ??

C’est pareil pour les accords et l’harmonie. Vous devez maîtriser les fondamentaux pour en comprendre les usages.

Revenons donc à nos accords “7”.

Les principaux que vous rencontrerez en jazz sont les accords 7, m7, Maj7 et m7b5

Voici comment ils se composent :

° L’accord majeur 7 (Maj7 ou Δ7) : Il se compose d’un empilement d’une tierce majeure (2 tons), puis d’une tierce mineure(1,5 tons) puis une nouvelle tierce majeure (2 ton). En CMaj7 on a donc : Do-Mi-Sol-Si

° L’accord 7, nous l’avons vu plus haut dans l’article introductif sur les accords est assez simple à construire : on empile au-dessus de la fondamentale une tierce majeure, puis deux tierces mineures (1,5 ton). Pour Do7 (C7) nous aurons donc Do-Mi-Sol-Sib.

° L’accord mineur 7 (m7 ou -7) : Il se construit sur la base d’un accord parfait mineur par l’empilement d’une tierce mineure (1,5 ton), puis d’une tierce majeure (2 tons), puis d’une nouvelle tierce mineure. En Cm7, nous aurons donc Do/Mib/Sol/Sib

° L’accord Mineur 7 quinte bémol ou semi-diminué(m7b5 ou ∅) : Il se construit en empilant deux tierces mineures (Deux x 1,5 tons) puis une tierce majeure. Un Cm7b5 ou C∅ contiendra donc les notes Do/Mib/Solb/Sib. Vous remarquerez au passage que la tierce, la quinte et la Septième ici sont bémol.

Chacun de ces accords possède sa propre sonorité et une couleur spécifique.

Dans l’article suivant, nous allons commencer à aborder les fameux 2-5-1 dont vous avez certainement déjà entendu parler, et que vous allez retrouver dans bon nombre de titres de Jazz.

En attendant, entraînez-vous à écrire et à construire vous même les différents accords “7” sur chacune des notes pour commencer à vous familiariser avec ces derniers. Et puis tiens, pour aller au bout des choses, mettez votre sax autour du cou et commencez à jouer les différentes notes de ces accords pour commencer à vous les mettre dans l’oreille et dans les doigts 😉

Pour illustrer cela, laissez vous convaincre par l’illustration ci-jointe qui est la parfaite illustration de ce que je viens de raconter : dans Autumn Leaves, il n’y a que des accords 7 et de toutes natures !

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Les intervalles

Un intervalle est la distance qui sépare deux notes de musique, cet intervalle peut être mélodique ou harmonique.

Un intervalle mélodique est la distance entre 2 notes d’une mélodie, les 2 notes sont jouées l’une après l’autre.

Un intervalle harmonique est la distance entre 2 notes d’un accord, les 2 notes sont jouées en même temps. Et pour prendre un peu d’avance, un accord, est en fait une succession d’intervalles harmoniques. Par exemple, l’accord Do Majeur se compose des notes Do/Mi/Sol/Do. Il y a trois intervalles, un entre Do et Mi, un entre Do et Sol et un entre Do et Do (à l’octave).

Le nom d’un intervalle est défini par le nombre de notes qui compose cet intervalle, exemples :

L’intervalle DO – SOL est composé des noms de notes suivants : DO RÉ MI FA et SOL, c’est-à-dire 5 noms de notes, c’est donc une quinte.

L’intervalle DO-MI est composé des notes DO-RE-MI : 3 notes, c’est une tierce.

Au final, voici la liste des intervalles :

l’unisson (1 note)

la seconde (2 notes)

la tierce (3 notes)

la quarte (4 notes)

la quinte (5 notes)

la sixte (6 notes)

la septième (7 notes

l’octave (8 notes)

la neuvième (9 notes, intervalle redoublé car c’est une octave + une seconde)

la dixième (intervalle redoublé car c’est une octave + une tierce)

la onzième (intervalle redoublé car c’est une octave + une quarte)

Facile non ?

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Si c’était si simple… Évidemment, il y a quelques petites précisions et spécificités, c’est ce qui fait la beauté de la musique !

Les intervalles, par l’entremise du comptage des tons et des demi-tons (je vous renvoie à l’article précédent) amène quelques subtilités que nos oreilles apprécient en général quand on en maîtrise l’exécution.

Ainsi, une seconde peut être majeure ou mineure, une quinte peut être juste, augmentée ou diminuée etc…

Je ne vais pas rentrer trop dans le détail dans cet article, nous y reviendrons un peu plus tard quand je vous parlerai des accords et de la façon dont ils sont composés, ce qui vous permettra de mieux comprendre quelques concepts utiles pour la composition musicale et l’improvisation.

Néanmoins, je vous mets ci-joint un tableau de synthèse présentant les différents intervalles ainsi que le nombre de tons qui les composent. Gardez ça en tête, nous en reparlerons plus loin… (super teasing)

Je vous l’accorde, le tableau ci-dessous est un peu austère, mais il a le mérite d’être complet !

person holding black pen on white book page

Tons, Degrés…Composition de la gamme majeure

1. La tonalité :

C’est l’ensemble des lois qui régissent la constitution des gammes. Dit autrement, la tonalité, c’est l’ensemble des sons qui forment la gamme.

Les tons, ce sont les distances, les différences de hauteur entre deux notes.

Pour rappel, la gamme de do majeur comporte huit notes, en ordre ascendant du plus grave au plus aigu : do-ré-mi-fa-sol-la-si et do. Le ton, c’est donc la différence de hauteur entre les notes.

Je fais rapide, mais les gammes diatoniques majeures sont toutes construites sous le même schéma : 8 notes qui se succèdent conjointement de manière à ce qu’il y ait 1 ton entre la première note de la gamme et entre la deuxième et la troisième note, ½ ton entre la troisième et la quatrième note, 1 ton entre les notes 4-5, 5-6 et 6-7 puis pour finir, 1/ton entre les notes 7 et 8. Le petit schéma joint à cette publication illustre cela visuellement.

Pour construire n’importe quelle autre gamme majeure, il suffit d’appliquer cette règle en s’aidant des altérations, vues dans un autre article, pour ajouter ou enlever des demis-tons.

Ainsi, la gamme de Sol majeur est construite de cette manière : Sol-La (1ton), La-Si (1ton), Si-Do(1/ton),Do-Ré (1ton), Ré-Mi(1ton), Mi-Fa# (entre mi et fa naturellement il y a un demi ton, donc nous devons ajouter un dièse qui monte le fa d’un demi-ton), et enfin, Fa#-Sol (pour finir sur 1/2 ton)

2. Les degrés

Première note, deuxième note, troisième, sixième… plutôt que parler de numéro de note, on parle de degrés.

En effet, chaque son, chaque note peut-être le début d’une gamme (nous verrons cela plus en détail quand nous aborderons les modes, très pratique pour l’improvisation jazz, mais patience…).

Ainsi, pour éviter toute confusion, chaque degré a reçu un nom particulier qui caractérise la position qu’il occupe dans telle ou telle gamme.

8 notes dans une gamme = 8 degrés

Le premier degré se nomme la tonique : c’est le son principal d’une gamme, il se nomme tonique car il donne son nom à cette gamme. Si votre gamme commence par la note do, le premier degré, la tonique est donc do

Le cinquième degré est la dominante, c’est le son le plus important de la gamme après la tonique. Je vous renvoie à l’article précédent sur la production du son et la prise de conscience du fait que quand on joue une note, au final, plusieurs sons composent la note que l’on perçoit. En relisant l’article (et surtout l’erratum que j’ai ajouté pour corriger), vous comprendrez pourquoi ce cinquième degré est le plus important après la tonique : c’est celui qui résonne le plus de fois après la tonique dans les sons qui composent la note perçue par votre oreille et décodée par votre cerveau.

Le troisième degré est la médiante, car il se tient au milieu entre la tonique et la dominante, ce degré complète d’ailleurs l’accord parfait générateur de la gamme. Pour revenir encore à mes harmoniques, le troisième degré est la cinquième harmonique (le point rouge, qui devrait être un Ré sur le schéma précédent)

Le Septième degré se note la note sensible. Il porte ce nom car il n’est qu’à ½ ton de la tonique.

Les autres degrés ont moins d’importance, ils ont un nom également, mais pour l’instant, pas besoin pour vous de les mémoriser.

Donc en gamme de do, voici les degrés : (vous allez pouvoir vous la péter à votre prochain dîner mondain ;-))

Do = premier degré = Tonique

Ré = deuxième degré = sus-tonique

Mi = troisième degré = médiante

Fa = quatrième degré = sous dominante

Sol = cinquième degré = Dominante

La = sixième degré = sus-dominante

Si = Septième degré = Sensible

Do = huitième degré = tonique ou Octave

L’intégration des différents degrés est importante pour la suite, notamment si vous souhaitez apprendre à improviser. Ces degrés permettent de déduire les intervalles qui permettent de constituer des accords… et pour jouer sur une suite d’accords, il faut savoir reconnaître les degrés et donc la gamme associée pour jouer juste.

Tout est lié !