Contrairement à ce que vous pourriez peut-être penser, une respiration profonde ne consiste pas à respirer “avec ses poumons”, mais avec son ventre !
Oui, vous avez bien entendu, avec votre ventre !
Posez-vous la question : quelle est ma respiration naturelle? J’entends par là, quand je suis en total relâchement, sans activité physique particulière, voire quand je dors, comment est-ce que je respire?
Est-ce que vous respirez en bombant le torse? en haussant vos épaules?
Bien évidemment non !
Je pense que j’aurai juste à 99,9999% si je vous affirmais que vous respirez avec votre ventre quand vous êtes au repos. Je me trompe? Mettez le moi en commentaire… Mais comme il y a peu de chances que je me trompe et que j’aime bien recevoir vos commentaires, laissez en un quand même pour nous dire si vous avez effectivement pris conscience de cela désormais.
Donc revenons à nos moutons…
Respirer au saxophone, c’est respirer de façon naturelle, tout simplement.
Souvent, les saxophonistes débutants se font une montagne de la manière de souffler dans un saxophone alors qu’ils ont toutes les ressources déjà en leur possession ! Oui, à ce que je sache, tout le monde sait respirer “normalement” non?
Donc en bref, pas de méthode miracle ici, mais simplement un retour aux sources ! Mais comme on a tendance à « s’oublier », un peu de pratique ne vous fera pas de mal.
Pour cela, il est possible de réaliser plusieurs petits exercices :
Exercice 1 : Prendre conscience du cycle de respiration
- Allongez-vous par terre, positionnez bien votre dos de manière à ce que votre sacrum (le bas du dos) soit le plus possible en contact avec le sol. Si vous disposez d’un tapis de gym, ça sera plus confortable pour vous.
- Mettez une main sur votre ventre respirez profondément, sans prendre trop d’air d’un coup, mais en prenant une grande et longue respiration. Pendant l’inspiration, votre main devrait monter.
- Expirez lentement, le plus lentement possible : votre main va naturellement descendre.
- Ensuite, placez un objet lourd sur votre poitrine, comme une pile de livres. Inspirez et expirez à nouveau. Les livres devraient se déplacer vers le haut lorsque vous inspirez et vers le bas lorsque vous expirez. Cela vous aide à visualiser le processus respiratoire.
Exercice 2 : Prendre conscience de l’impact de la respiration ventrale VS respiration pulmonaire sur votre « confort » (position debout)
- Prenez une grande inspiration “avec le poumons”, puis expirez lentement l’air sans mettre de pression particulière ni chercher à faire vibrer l’anche. Pendant l’expiration, soyez attentif.ve à votre état de “confort”. Une grande respiration pulmonaire souvent est oppressante et peut donner une sensation d’étouffement (un peu comme quand tu essaie de nager un crowl de 100 mètre comme Laure Manaudou et que tu respires fort à chaque battement de bras…) Très vite, vous allez avoir le souffle court.
- Prenez maintenant une grande respiration “ventrale”, puis expirez lentement comme précédemment, sans chercher à faire vibrer l’anche. Soyez à nouveau attentif.ve à votre sensation de confort. Avec ce type de respiration vous devriez vous trouver plus relâché, plus confortable et ne plus savoir cette sensation d’oppression.
Entraînez vous dès que vous le pouvez pour bien prendre conscience de votre respiration naturelle.
Dans les embouteillages le matin en allant travailler, le soir dans votre lit avant de vous endormir etc… Vous verrez, vous respirez naturellement toute la journée, donc vous savez faire !!
Il suffit juste d’appliquer cela en soufflant dans votre saxophone désormais !
Voici un schéma que j’ai trouvé assez bien fait et que je vous partage en tant qu’illustration :
Les éléments important de votre corps à maîtriser ici, sont vos poumons, votre diaphragme et votre ventre. Quand j’inspire, mon diaphragme se tort vers le bas, cela fait gonfler mon ventre et non pas ma cage thoracique. Il est généralement conseillé de respirer avec la bouche et non pas avec le nez !
Puis quand j’expire, mon diaphragme se tort dans l’autre sens, vers le haut, et plus j’expulse l’air, plus mon ventre doit se creuser pour pousser l’air de mes poumons.

