Puisque cela aurait été trop simple de se contenter de 7 notes (Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La et Si), mais finalement pour enrichir les différentes possibilités qu’offre la musique, Dieu créa « l’altération » !
Tataaaaaaaaaaaaaannnnn !!! (désolé, je ne suis pas assez fort en développement web pour vous mettre un son intéractif, mais je suis sur que ça a bien raisonné dans votre cerveau…)

Une altération, c’est un signe qui modifie le son de la note à laquelle il est affecté. Pour aller vite, on parle de dièse et de bémols, mais il y a réellement trois signes d’altérations :
Le dièse (♯) élève le son de la note (il est un peu plus aigu)
Le bémol (♭) abaisse le son de la note (il est un peu plus grave)
Le bécarre (♮) a pour effet d’annuler la modification d’une note précédemment altérée par un dièse ou un bémol. Ainsi, si dans une même mesure vous avez un do♯, puis un do♮, le son sera élevé par le dièse et remis à la normale par le bécarre. Cela marche pareil pour les bémols, dans la même mesure un si ♮ annulera l’altération du si♭ précédent.
Les altérations se placent à deux endroits différents sur une partition :
Devant la note qu’elle modifie, on dit que c’est une altération accidentelle. A savoir : Toutes les notes de même nom de la même mesure qui suivent restent altérées, sauf si une bécarre vient annuler cette altération.
Au commencement de la portée, immédiatement après la clé (de sol en général pour le saxophone) : selon le morceau, certaines notes sont toujours altérées. On sait cela car les altérations placées juste après la clé nous l’indiquent. Par exemple, dans la gamme de Sol majeur (nous verrons cela un peu plus tard), le fa est toujours dièse. Dans ce cas là, plutôt que de répéter le symbole ♯ à chaque fa de la partition, l’altération est placée “à la clé”, juste après la clé de sol au niveau de la note fa. Comme vu plus haut, les bécarres accidentelles pourront venir annuler l’effet de cette altération si nécessaire.
Un autre exemple, si en début de partition, juste à côté de la clé, vous avez 3 dièses (Fa, Do et Sol), cela veut dire qu’on est en « La majeur ». Toutes les notes Fa, Do et Sol du morceau devront être altérées d’un dièse et vous jouerez enfin juste dans votre groupe ou orchestre !!!

Au passage et pour flamber en repas mondain, la « liste » des dièses et bémols indiqués en début de partition « à la clé », ça s’appelle l’Armure, c’est toujours sympa à caser…
Maintenant, abordons un autre petit symbole que vous trouverez souvent sur une partition : le point.
Nous avons vu un peu plus haut dans un autre article les figures de notes, qui indiquent le temps que dure chaque note (les noires, les blanches, les croches…).
Il ne sera pas rare que vous voyiez parfois des noires ou des blanches suivies d’un point.
Ce point augmente la valeur de la note qui le précède de la moitié de sa durée. Exemple : à 4/4, une blanche dure deux temps. Si après une blanche il y a un point, cela veut dire que cette “blanche pointée” doit être jouée deux temps (durée primitive) + un temps (moitié de sa durée primitive). Donc une blanche pointée à 4/4 vaut 3 temps. Une noire pointée vaut un temps et ½.

Encore des maths !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! NOoooOOOOooOOOOOoooOnnnnnn !!!!!!! (désolé je m’égare)
Ces points peuvent également être placés après une figure de silence. Son effet sera le même : il augmentera de moitié la durée du silence.
Pour que ce soit plus clair, je vous mets le tableau des équivalences des figures de notes et de silences pointées.



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