Maîtriser le Rythme en Musique : Méthode et Conseils Pratiques

Ahhh… Le rythme… Cela fait longtemps que je voulais vous écrire un billet à ce sujet. Le rythme est un des piliers fondamentaux de la musique. Cette notion est tellement large, très concrète, mais à la fois qui paraît tellement abstraite pour la plupart d’entre nous… Je ne savais pas par où aborder cette notion.

Mon objectif est de vous aider. Si je ne me lance pas sur ce sujet, je ne vous apporterai pas d’aide sur ce qui pour moi est plus important que les notes elles-mêmes en musique.

J’en entends déjà crier au scandale… « Comment ça, les notes c’est moins important que le rythme? mais sans note pas de musique ! « . Et vous avez raison, mais la réciproque est la même : sans rythme, pas de musique… Même si pour tenir mon propos quelques lignes plus haut, j’insiste et signe : le rythme c’est ce qui a de plus important dans la musique.

Pourquoi ? passons par l’exemple… tentez l’expérience avec moi…

  • Jouez une seule note droite, sans aucun rythme, quelque soit votre instrument d’ailleurs. Vous pouvez ajouter un crescendo et decrescendo pour le fun…. mais ça va rester quand même relativement monotone et « a-musical » (ouais, j’invente des mots si je veux d’abord!)
  • Tapez dans vos mains des rythmes sans aucune note, aucun chant. C’est pas fou fou, mais tout de même plus vivant qu’une simple note.
  • Jouez maintenant votre note du début note en faisant varier le rythme, en utilisant plusieurs figures rythmiques sur la même note (des croches, des doubles, des croches pointées doubles, des soupirs, des quarts de soupirs etc…). Nous sommes d’accord, de là à dire que c’est de la musique, peut-être pas… mais c’est tout de même plus intéressant qu’une note froide et sans vie….

Un autre point qui me semble intéressant à soulever, c’est que la musique, c’est finalement l’enchainement de notes ordonnancées dans un ordre précis sur une ligne temporelle bien cadrée et répétitive…

Et c’est justement là la difficulté principale si vous avez du mal avec le rythme : Jouer en rythme et donc jouer « musical », c’est en fin de compte traiter de nombreuses informations en même temps.

La lecture de note, la reproduction de la note sur votre instrument, la lecture des figures rythmiques, le décodage du rythme et la reproduction du rythme… Sans oublier que ce rythme doit être appliqué dans une dimension temporelle qui est la plupart du temps cadrée et rigide (mesures, temps, contretemps etc…).

Appréhender autant de concepts en même temps quand on ne les maîtrise pas bien individuellement, c’est mission impossible pour 80% des mortels que nous sommes car cela fait trop d’informations à gérer pour notre cerveau qui surchauffe à faire tant d’efforts.

Mais néanmoins, aucune fatalité ! Apprendre le rythme, s’améliorer en rythme est parfaitement possible pour tout le monde, c’est juste que ça peut prendre plus ou moins de temps, selon nos capacités individuelles.

Je vous renvoie à deux articles que j’ai rédigés sur ce blog afin de réviser vos figures rythmiques : relisez ça puis revenez vite pour la suite 😉

Vous me direz, « ok Sylvain, c’est bien beau ce que tu me dis là, mais concrètement, comment je fais moi pour m’améliorer en rythme? »

Vous allez dire que je suis rabat-joie (encore), mais la seule méthode 100% garantie pour des résultats à terme : c’est le TRAVAIL et la PATIENCE !!!!

Et en particulier pour le rythme le mot d’ordre est DECOMPOSITION.

Soyons honnêtes 5 minutes avec nous mêmes (et moi le premier) quand on déchiffre une partition, on y va cash. On lit les notes les une après les autres et on découvre avec stupeur chaque rythme associé à chaque note, surtout si la partition est « noire » de doubles croches et de silences imbriqués un peu partout… Notre méthode de déchiffrage est mauvaise. Lire les notes c’est bien, mais avez vous l’habitude de déchirer le rythme sans dire les notes? Avez vous l’habitude de décomposer votre déchiffrage en prenant chaque mesure une à une pour repérer quel rythme va où ?

Je prends toujours mes métaphores sportives ou culinaire :

Un bon plat, c’est l’agencement parfait entre des ingrédients individuellement peu intéressants, mais qui, liés ensembles laissent un souvenir inoubliable en bouche.

Une bonne musique, ce sera donc l’exécution de ces ingrédients dans le bon ordre, au bon moment pour que la mélodie coule naturellement et parfaitement dans vos oreilles sur une ligne temporelle cohérente.

Quant au sport, pensez vous être capable de faire un Fosbury à 2m50 sans maîtriser parfaitement au préalable le nombre de pas, la longueur des pas, le timing de saut, la vision dans l’espace, la gestion du stress …

Des heures et des heures de travail seront nécessaires pour maîtriser cela à 100%, surtout si vous sautez avec votre saxophone et en costard…

Donc si je récapitule un peu et que je rassemble tout ça, le rythme est un élément fondamental de la musique et jouer en rythme nécessite plusieurs choses :

  • 1 : Des connaissances théoriques pour comprendre la temporalité de la musique (le tempo, les mesures, les figures de notes, les figures de silence etc… )
  • 2 : Jouer en rythme vous amène à traiter de très nombreuses informations en même temps et moins vous les maîtrisez individuellement, plus cela demande trop d’efforts à votre cerveau
  • 3 : Notre façon de déchiffrer et d’apprendre les morceaux est mauvaise car on ne prête que rarement d’attention à isoler uniquement le rythme.

Ma stratégie pour dominer le rythme :

Donc voici ma proposition de méthode pour vous aider à travailler le rythme :

Les pré-requis :

  • Connaître la partie théorique, savoir reconnaitre les différents rythmes et connaitre leurs valeurs temporelles cf articles ci-dessus.
  • Mettre un metronome qui va vous marteler chaque temps par un « clac » ou un « clic » fort agréable. (au début mettez un tempo réduit)
  • Assurez vous que vous arrivez à effectuer l’étape correctement en synchronisation avec le métronome avant de passer à la suivante.

Ensuite, suivez ces 5 étapes :

  • En vous référant au maître du temps (le fameux métronome), vous allez « dire » les rythmes avec une onomatopée de votre choix : « ta », « pa », « di », « pouf », « paf » (le chien), peu importe, il faut que ce soit la votre celle qui va sortir naturellement.
  • Ensuite, dites le rythme avec votre onomatopée préférée, et tapez la pulsation en même temps que le métronome. La pulsation, c’est la manifestation sonore et temporelle de chaque temps. En gros, tapez sur la table de façon synchrone avec le clac du métronome. Cette étape est très importante pour que vous preniez conscience du temps.
  • L’étape d’après consiste à dire les rythmes ET à les taper dans vos mains. à chaque « da », « tu » « pif » (gadget), vous tapez dans vos mains.
  • Puis tapez uniquement les rythmes dans vos mains, sans les dire. Je vous conseille de vous exercer sur des rythmes simples au début, à tempo modéré, et en boucle ! Et de monter le niveau de difficulté au fur et à mesure. Vous trouverez aisément des exercices rythmiques progressifs sur le net.
  • Enfin, quand vous aurez bien ancré le rythme en vous, choisissez un morceau et jouez le en rythme !

J’espère que cet article vous aura un peu démystifié ce diable de rythme et que cela vous inspirera et vous décidera à le travailler pour vous améliorer et vous sentir plus à l’aise dans votre pratique musicale !

person in black shirt playing brass colored saxophone

Comment améliorer sa dextérité dans son instrument?

Comme vous le savez certainement si vous êtes lecteur(trice) assidu(e) de ce blog, j’anime une communauté de saxophonistes « apprenants » sur Facebook.

Tous les mois, je propose aux membres de travailler un standard de Jazz pour progresser en interprétation, improvisation etc…

Ce mois ci, je voulais rendre hommage à Wayne Shorter, décédé le mois dernier et qui nous a laissé grand nombre de thèmes et mélodies aujourd’hui ancrées et reconnues comme faisant partie des titres fondateurs du jazz. Bon ok, Wayne ne fait pas l’unanimité car au niveau harmonique c’est toujours un peu tordu, et disruptif par rapport au jazz plus traditionnel, mais il faut de tout pour faire un monde ! 

Pour cet hommage, j’ai choisi « Speak No Evil », de l’album Eponyme de cet artiste.

J’ai pris un peu au hasard celui qui me paraissait le plus connu, et en le jouant et en analysant un peu l’harmonie pour improviser dessus, je me suis rendu compte qu’il était vraiment très complexe, difficilement accessible (en écoute ou à jouer). D’ailleurs il n’a pas beaucoup de succès sur le groupe, car il est soit trop difficile, soit trop perché question harmonique… Cela m’a donné envie de faire ce billet…

Speak No Evil

Le thème en effet est assez complexe, car il est construit sur une mélodie avec de nombreux et grands intervalles, surtout dans le B. Pour rappel, un intervalle est la distance qui sépare deux notes. Do fa par exemple est un intervalle de Quarte (4 notes), mi-Do est un intervalle de Sixte (6 notes) etc…

Au niveau harmonique, c’est vraiment chaud ! Mode Locrien, Lydien, substitutions tritoniques etc… Pour l’instant, je m’y forme moi-même, mais promis, dès que je maîtriserai ces concepts, je vous partagerai tout cela dans un nouvel article en essayant de le rendre le plus accessible possible !

Mais bon, revenons sur les intervalles. Pour réviser, vous pouvez retrouver mon article sur ce thème :

C’est vrai que ce thème ne tombe vraiment pas sous les doigts, ce ne sont pas des enchainement qu’on a l’habitude de faire. 

Eh bien zéro fatalité ! Tout peut se travailler ! 

Peu importe votre niveau de saxophone pour ce qui suit, je vous propose un exercice qui améliorera grandement votre dextérité. 

L’exo Ultime pour travailler ta dextérité (fonctionne avec tous les instruments)

Le principe est le suivant : nous allons jouer tous les intervalles possibles d’une note à une autre sur une octave maximum. Pour cela, nous allons enchainer les notes demi-ton par demi-ton. 

En montant d’abord, par exemple Fa-Solb/Fa-Sol/Fa-Lab/Fa-La etc… Comme illustré ci-dessous (c’est un extrait, le contenu complet est téléchargeable gratuitement en bas de cet article)

Puis en descendant sur le même principe. 

Accrochez-vous car cet exercice est rébarbatif, ennuyeux, difficile, pas fun et n’a aucun intérêt mélodique…

La façon dont je le décris n’est effectivement pas très attractive, mais malheureusement, certaines réalités sont indéniables… Et comme le dit le proverbe : « Il faut souffrir pour être belle (ou beau) », de la même manière, devenir un virtuose nécessite beaucoup de travail et parfois de souffrances et appliquer des exercices très peu satisfaisants…

Mais en revanche, question dextérité, il est redoutable pour jouer tous les doigtés et tous les intervalles. C’est un excellent exercice de chauffe aussi très complémentaire avec les sons filés. 

Pour rendre cet exercice encore plus efficace, nous allons exécuter chaque ligne deux fois. 

La première en jouant les notes détachées, puis en deuxième temps nous jouerons les notes liées. 

Pour le travail, bien entendu, c’est au métronome, très lentement au début, et très progressif. Commence par une mesure, puis ajoute en une deuxième etc… jusqu’à jouer une ligne entière. 

Puis augmente la vitesse peu à peu…. puis, passezà la ligne d’après…. 

Si vous avez 10 minutes devant vous, je vous invite à cliquer et visionner la vidéo que j’ai faite pour l’occasion sur ma chaîne Youtube avec illustration son et image de l’exercice 😉

man wearing black headset

Méthode : Travailler une phrase difficile au saxophone (ou n’importe quel autre instrument)

Bonjour tout le monde. Dans cet article aujourd’hui, je voudrais vous partager la méthode que j’utilise lorsque je travaille un morceau ou une phrase musicale qui me pose problème.

a certificate beside white paper with message

Je n’aime pas trop m’engager sur ce genre de choses en général car chacun est unique et a des capacités différentes, mais là, je peux vous assurer que si vous utilisez cette méthode, vous obtiendrez des résultats rapidement et vous vous surprendrez vous-mêmes !

Cette méthode est infaillible !

Pourquoi ce billet? En tant que musicien et instrumentiste (il ne vous aura pas échappé que je suis saxophoniste….) non professionnel mais amateur « éclairé », je suis sans cesse en quête de progression dans mon instrument et je suis toujours envieux de jouer les solos de mes idoles.

La plupart du temps, à l’écoute, je les connais tellement que je me dis, « mais oui ! c’est un solo que je pourrai faire » … Mais dans la vraie vie, quand j’essaie de jouer ces solos, je me rends compte que j’ai eu « le bec plus gros que le sax » … (tentative d’adaptation d’une expression Française bien connue…)

Mais comme je suis un peu têtu, voire obstiné parfois quand je veux réaliser un objectif sax, j’ai du me questionner sur la meilleure façon de travailler pour obtenir le résultat attendu.

Ma formation en école de musique (ça commence à dater…) m’a certainement aidé à structurer cela, mais rien que pour vous, j’ai tout posé sur papier afin de vous partager ma méthode.

Loin de moi la prétention de dire que c’est la seule ou la meilleure, mais une chose est sure, avec moi elle fonctionne ! Et je reste persuadé qu’elle peut être utilisée par tout le monde ! ce ne sont à mon sens que des concepts de bon sens, mais qui, quand ils sont utilisés avec rigueur ET patience, sont redoutables d’efficacité.

Les 5 fondamentaux de la méthode :

  1. Isolez la difficulté dans la phrase que vous souhaitez travailler
  2. Ecoutez / réécouter de très nombreuses fois le modèle que vous souhaitez reproduire pour vous en imprégner au maximum
  3. Travaillez en boucle la difficulté
  4. Travailler autant que possible au métronome
  5. Garder la vision globale de la phrase

Les 4 étapes pour mettre en œuvre la méthode :

  1. Lire les notes, sans notion de rythme, enchaîner les doigtés jsute pour les entendre et commencer à s’habituer à les réaliser
  2. Travailler ces enchaînements de notes en boucle , en se donnant soi-même une pulsation « confortable »
  3. Travailler ensuite ces passages difficiles au métronome, toujours en boucle, en montant la vitesse progressivement de 2 en 2
  4. Reliez les passages difficiles que vous avez travaillé au reste de la phrase, au fur et à mesure, au reste de la phrase. commencez par les notes les plus proches de la difficulté puis remontez le temps jusqu’à enchaîner la phrase dans sa globalité (au métronome et/ou avec le modèle) à vitesse réduite, puis de plus en plus vite

crop cook preparing dough at table

Si vous êtes lecteur régulier de mon blog, vous savez déjà que j’aime bien faire des comparaisons entre la musique et d’autres thème (souvent la nourriture en effet car je suis aussi très gourmand…).

En fait, cette méthode, c’est un peu comme respecter une recette de cuisine !

Assembler les différents ingrédients pour faire un grand plat, mérite minutie, patience, persévérance, passion, motivation et respect d’étapes bien huilées (ou beurrées pour celles et ceux d’entre vous qui sont plutôt cuisine au beurre, vaste débat…).

Au début, c’est tout fouillis, il y en a de partout, on ne sait pas par où commencer… pour le travail d’une phrase musicale, c’est un peu pareil : vous aurez certainement le sentiment d’être submergé au début, qu’il y a trop de notes, trop de subtilités rythmiques, dans le phrasé etc… Mais en organisant bien votre travail, en suivant une recette (la mienne ici, mais vous avez peut-être la votre), les différents éléments vont progressivement s’imbriquer entre eux et vous trouverez du sens, de la cohérence dans tout ça…

Je décris ici de manière synthétique cette méthode qui pour moi est magique et me permet régulièrement de dépasser des difficultés importantes et de jouer des morceaux ou des phrases que je n’aurais jamais osé tenter car jugées trop complexes, trop difficiles pour moi, mais pour vous illustrer cette méthode, je vous invite à aller consulter la vidéo que j’ai faite à ce sujet sur ma chaîne Youtube . j’y présente un exemple bien concret d’une phrase musicale injouable au début, mais que j’ai réussi à dompter en utilisant cette méthode.

A vous de jouer maintenant ! croyez en vous ! une difficulté ne doit pas vous arrêter, elle doit au contraire vous stimuler, vous motiver !!

man with headphones using a cellphone

Transposer une partition d’un instrument à l’autre

Bonjour ,

Je voudrais aujourd’hui aborder un sujet EXTREMEMENT courant que rencontrent tous les musiciens, saxophonistes ou pas d’ailleurs : la transposition.

Vous avez trouvé une partition de votre morceau préféré et quand vous la jouez, avec une backing track ou par dessus l’originale, ça sonne faux?? Vous êtes trop haut ou trop bas?

Pourtant vous êtes certain.e que vous jouez les bonnes notes ? Vous êtes persuadé que vous exécutez le bon doigté… Mais que se passe-t-il ??? mon saxophone est il cassé???? Mais comment vais-je faire !!!!!!!!

sad mature businessman thinking about problems in living room

Pas de panique !!! C’est un problème bénin qui n’est pas du à votre compétence de saxophoniste et qui se règle sans trop de problème.

Dans 95% des cas, c’est que vous lisez une partition qui n’est pas transposée dans la bonne tonalité…

Quand est-ce que ça arrive? La plupart du temps cela se produit quand vous jouez une partition écrite pour un instrument différent du votre.

Par exemple, vous avez trouvé la partition pour piano de votre tube de l’été préféré : le piano est un instrument « en Ut », donc à moins que vous ayez un saxophone C melody, cela ne va pas marcher.

En effet, les saxophones sont « en Eb » (Mi bémol) ou « en Bb » (Si bémol) et pas « en Ut » d’où cette différence de hauteur que vous entendez entre la note do que vous jouez au saxophone et la note Do de votre morceau préféré jouée au piano.

Comment régler ce problème? Il faut appliquer une transposition des notes pour les réécrire dans la bonne tonalité en lien avec votre instrument.

Bon c’est là que ça se complique un peu, mais vous verrez, pas tellement.

Avant de lire la suite, je vous invite à aller lire, ou relire l’article sur les intervalles car ce sera utilise à maîtriser ici afin de comprendre la transposition : (revenez vite ensuite!!!)

Les instruments « concerts » comme la guitare ou le piano sont « en Ut » ou en Do. Le saxophone ténor est en Si bémol. Entre do et Si bémol il y a une seconde majeure (1 ton) d’écart. Pour jouer à l’unisson entre le piano et le sax Ténor, il va donc falloir corriger la hauteur de l’instrument transpositeur de manière à jouer un do « en ut » avec le sax ténor. C’est cela qu’on appelle la transposition.

Alors comment faire pour transposer maintenant?

Pour transposer la note Do du piano au Sax ténor, on applique Do + 1 ton = Ré.

Donc en fait, pour être très clair et simple, si vous jouez une partition écrite pour Piano, mais que vous la jouez au Sax ténor, il faut augmenter toutes les notes de la partition d’une seconde majeure (1 ton). Donc un do devient un ré, un mi devient un fa#, un sol devient un la etc…

Les choses sont un peu plus compliquées pour transposer du piano au sax alto qui est en Mi Bémol.

La différence ici est un peu plus importante : le Sax alto est une tierce mineure (1,5 tons) plus haut

La transposition « à vue », sur l’instant, est plus difficile, mais la méthode reste la même : Pour jouer un Do « en ut » avec mon sax Alto, et bien je vais devoir ramener ma note, la transposer, une tierce mineure en dessous. Pour avoir un unisson avec la note Do du piano je devrai donc jouer à l’alto un La.

C’est une gymnastique intellectuelle un peu particulière, mais avec un peu de travail ça marche très bien !

Autre cas qui arrive très souvent : J’ai trouvé la partition ténor pour mon morceau préféré, mais je veux la jouer à l’alto, ou inversement, j’ai une partition de Sax alto que je veux jouer au ténor.

C’est la même chose ! Il faut calculer la distance en tons entre les deux instrument pour en déduire l’intervalle à corriger.

Le saxophone Alto est en Mi Bémol, le ténor en Si bémol, une quinte juste les sépare (Intervalle de 5 notes représentant 3,5 tons). Donc, pour jouer ma partition d’alto avec mon ténor, je vais devoir transposer les notes en les abaissant d’un quinte juste.

Si on part du ténor et qu’on va vers l’alto, pareil ! Je vous redonne la méthode en vous la schématisant encore plus :

  1. Que veux-t-on faire ? On part d’un instrument en Si Bémol, on va à Mi bémol.
  2. On compte les notes (Si-Do-Ré-MI) pour trouver l’intervalle –> Quatre notes, c’est donc une quarte
  3. On qualifie l’intervalle : entre si et do il y a 1/2 ton, entre do et ré il y a un ton, entre ré et mi, il y a un ton. 0,5+1+1 – 2,5 tons. Nous sommes donc sur une quarte juste
  4. Je transpose : chaque jouée avec mon ténor devra être montée de 2,5 tons pour être à l’unisson avec l’alto.

Facile ou pas facile ??? Si vous avez des questions, je vous laisse les poser en commentaires !

Petit Tips de feignant de la musique que je suis : Pour vous faciliter la vie, rien de tel qu’un logiciel éditeur de partition comme Musescore, Finale ou Sibelius pour transposer rapidement une partition entière.

L’idéal est de disposer d’un fichier midi de la partition que vous souhaitez transposer, sinon, il faut tout rentrer à la main. Mais une fois que c’est fait, vous pouvez tout transposer en quelques clics !

Pour que votre transposition soit telle qu’attendue, il suffira juste de choisir le bon intervalle à transposer en utilisant ma technique décrite plus haut !

Et puisque je suis sympa et que j’aime bien vous être agréable, je vous mets ci-dessous un tableau complet d’équivalence pour transposer tout types d’instruments !!

Les gammes d’improvisation #1 : La gamme pentatonique Majeure

Avant de commencer la lecture de cet article, assurez-vous d’avoir bien compris celui-ci, puis revenez lire la suite 😉

Vous rêvez d’improviser rapidement avec une gamme passe-partout facile à construire et à mémoriser? Cet article est fait pour vous !

Les gammes, les modes, le majeur, le mineur ascendant, naturel, déscendant, mélodique, la gamme bartok, etc… pfff rien qu’à énumérer toutes ces possibilité j’en ai presque mal à la tête.

Bon c’est vrai, si on veut sonner comme nos idoles, il faut maîtriser tous ces concepts théorico-pratiques sur le bout des doigts. Mais c’est un TRES long chemin….

Malgré tout, je voulais vous partager un contenu facile et qui vous permettra dès aujourd’hui de faire sonner des improvisations sur n’importe lequel de vos morceaux préférés.

J’appelle ça la gamme Passe-Partout, je parle de la Gamme Pentatonique Majeure qui va vous donner les clefs de l’improvisation ludique rapide et efficace.

——————————————————————————————————–

Finalement, la gamme pentatonique majeure peut être considérée comme un dérivé de la gamme majeure.

En effet, elle est identique à la gamme majeure, mais sans les notes dites sensibles. En Do majeur les sensibles sont le fa et le si.

Nous allons donc les supprimer pour aboutir à la gamme pentatonique majeure.

D’une gamme à 7 notes, nous nous retrouvons à une gamme à 5 notes, d’où son nom : la gamme Pentatonique.

Désolé de doucher les espoirs de celles et ceux qui croyaient que c’était une gamme secrète des chinois du FBI polonais sortie du pentagone… Non non, c’est simplement une gamme qui ne contient que 5 notes, mais qui sonnent grave !

Ex : la gamme majeure de do contient les notes : Do-Ré-Mi-Fa-Sol-La et Si. On supprime les notes sensibles, il nous reste : Do-Ré-Mi-Sol-La-(Do).

C’est encore plus facile à déduire si on pense « degrés » (je vous renvoie à un autre article plus haut dans les bases de la théorie musicale): En Do majeur, les 7 notes correspondent à des degrés, ou « numéro ». En reprenant l’exemple plus haut, on a donc :

Do majeur = Do(1er degré)-Ré(2ème degré)-Mi(3ième degré)-Fa (4ème degré)-Sol(5ème degré)-La(6ième degré) et Si(7ème degré).

Les sensibles étant sur les degrés 4 et 7, on enlève donc le fa et le si pour avoir Do(1)-Ré(2)-Mi(3)-Sol(5)-La(6)

Bon, passons ces comptes d’apothicaires, retenez que pour construire les gammes pentatoniques majeures dans toutes les tonalités,

vous devez tout simplement ne garder que les notes des degrés 1-2-3-5 et 6

Le schéma est le même pour construire toutes les gammes pentatoniques majeures dans toutes les tonalités !

Donc si vous connaissez vos gammes majeures, vous connaissez aussi déjà vos pentatoniques ! C’est pas magique ça?

man in white button up shirt

Un autre exemple, voici comment se construit la gamme pentatonique majeure de ré : On part de la gamme de ré majeur : Ré(1) Mi(2) Fa#(3) Sol(4) La(5) Si(6) Do#(7),

on ne prend que les degrés 1-2-3-5-6.

La gamme pentatonique majeure de Ré contient donc les notes : Ré-Mi-Fa#-La-Si.

C’est simple comme bonjour non ? A vous maintenant de vous entraîner et de les trouver toutes !

——————————————————————————————————–

Alors vous allez me dire. Ok c’est sympa cette théorie, mais quand jouer ces gammes pentatoniques majeures ?

A peu près tout le temps ça fonctionne. Il suffit de trouver la bonne tonalité et d’appliquer cette règle pour construire votre gamme Passe-Partout et improviser dessus.

Toutefois, la pentatonique majeure fonctionne toujours mieux pour les accords majeurs, 7 et majeur7.

Sur les accords min7, ça marche aussi, mais il faut pour cela connaître les tonalités mineures relatives des gammes majeures.

Pour les tonalités mineures, il vaudra mieux utiliser des gammes mineures ou blues que nous verrons plus tard.

—————————————————————————————————–

Voilà, vous voyez, c’est simple de commencer à improviser, 5 notes suffisent ! A vous maintenant de mixer les rythmes, les articulations, les nuances, les silences etc… pour créer des phrases mélodiques dignes des plus grands saxophonistes !

woman in white shirt holding pen writing on white paper

Les intervalles

Un intervalle est la distance qui sépare deux notes de musique, cet intervalle peut être mélodique ou harmonique.

Un intervalle mélodique est la distance entre 2 notes d’une mélodie, les 2 notes sont jouées l’une après l’autre.

Un intervalle harmonique est la distance entre 2 notes d’un accord, les 2 notes sont jouées en même temps. Et pour prendre un peu d’avance, un accord, est en fait une succession d’intervalles harmoniques. Par exemple, l’accord Do Majeur se compose des notes Do/Mi/Sol/Do. Il y a trois intervalles, un entre Do et Mi, un entre Do et Sol et un entre Do et Do (à l’octave).

Le nom d’un intervalle est défini par le nombre de notes qui compose cet intervalle, exemples :

L’intervalle DO – SOL est composé des noms de notes suivants : DO RÉ MI FA et SOL, c’est-à-dire 5 noms de notes, c’est donc une quinte.

L’intervalle DO-MI est composé des notes DO-RE-MI : 3 notes, c’est une tierce.

Au final, voici la liste des intervalles :

l’unisson (1 note)

la seconde (2 notes)

la tierce (3 notes)

la quarte (4 notes)

la quinte (5 notes)

la sixte (6 notes)

la septième (7 notes

l’octave (8 notes)

la neuvième (9 notes, intervalle redoublé car c’est une octave + une seconde)

la dixième (intervalle redoublé car c’est une octave + une tierce)

la onzième (intervalle redoublé car c’est une octave + une quarte)

Facile non ?

close up photo of minion miniature toy

Si c’était si simple… Évidemment, il y a quelques petites précisions et spécificités, c’est ce qui fait la beauté de la musique !

Les intervalles, par l’entremise du comptage des tons et des demi-tons (je vous renvoie à l’article précédent) amène quelques subtilités que nos oreilles apprécient en général quand on en maîtrise l’exécution.

Ainsi, une seconde peut être majeure ou mineure, une quinte peut être juste, augmentée ou diminuée etc…

Je ne vais pas rentrer trop dans le détail dans cet article, nous y reviendrons un peu plus tard quand je vous parlerai des accords et de la façon dont ils sont composés, ce qui vous permettra de mieux comprendre quelques concepts utiles pour la composition musicale et l’improvisation.

Néanmoins, je vous mets ci-joint un tableau de synthèse présentant les différents intervalles ainsi que le nombre de tons qui les composent. Gardez ça en tête, nous en reparlerons plus loin… (super teasing)

Je vous l’accorde, le tableau ci-dessous est un peu austère, mais il a le mérite d’être complet !

person holding black pen on white book page

Tons, Degrés…Composition de la gamme majeure

1. La tonalité :

C’est l’ensemble des lois qui régissent la constitution des gammes. Dit autrement, la tonalité, c’est l’ensemble des sons qui forment la gamme.

Les tons, ce sont les distances, les différences de hauteur entre deux notes.

Pour rappel, la gamme de do majeur comporte huit notes, en ordre ascendant du plus grave au plus aigu : do-ré-mi-fa-sol-la-si et do. Le ton, c’est donc la différence de hauteur entre les notes.

Je fais rapide, mais les gammes diatoniques majeures sont toutes construites sous le même schéma : 8 notes qui se succèdent conjointement de manière à ce qu’il y ait 1 ton entre la première note de la gamme et entre la deuxième et la troisième note, ½ ton entre la troisième et la quatrième note, 1 ton entre les notes 4-5, 5-6 et 6-7 puis pour finir, 1/ton entre les notes 7 et 8. Le petit schéma joint à cette publication illustre cela visuellement.

Pour construire n’importe quelle autre gamme majeure, il suffit d’appliquer cette règle en s’aidant des altérations, vues dans un autre article, pour ajouter ou enlever des demis-tons.

Ainsi, la gamme de Sol majeur est construite de cette manière : Sol-La (1ton), La-Si (1ton), Si-Do(1/ton),Do-Ré (1ton), Ré-Mi(1ton), Mi-Fa# (entre mi et fa naturellement il y a un demi ton, donc nous devons ajouter un dièse qui monte le fa d’un demi-ton), et enfin, Fa#-Sol (pour finir sur 1/2 ton)

2. Les degrés

Première note, deuxième note, troisième, sixième… plutôt que parler de numéro de note, on parle de degrés.

En effet, chaque son, chaque note peut-être le début d’une gamme (nous verrons cela plus en détail quand nous aborderons les modes, très pratique pour l’improvisation jazz, mais patience…).

Ainsi, pour éviter toute confusion, chaque degré a reçu un nom particulier qui caractérise la position qu’il occupe dans telle ou telle gamme.

8 notes dans une gamme = 8 degrés

Le premier degré se nomme la tonique : c’est le son principal d’une gamme, il se nomme tonique car il donne son nom à cette gamme. Si votre gamme commence par la note do, le premier degré, la tonique est donc do

Le cinquième degré est la dominante, c’est le son le plus important de la gamme après la tonique. Je vous renvoie à l’article précédent sur la production du son et la prise de conscience du fait que quand on joue une note, au final, plusieurs sons composent la note que l’on perçoit. En relisant l’article (et surtout l’erratum que j’ai ajouté pour corriger), vous comprendrez pourquoi ce cinquième degré est le plus important après la tonique : c’est celui qui résonne le plus de fois après la tonique dans les sons qui composent la note perçue par votre oreille et décodée par votre cerveau.

Le troisième degré est la médiante, car il se tient au milieu entre la tonique et la dominante, ce degré complète d’ailleurs l’accord parfait générateur de la gamme. Pour revenir encore à mes harmoniques, le troisième degré est la cinquième harmonique (le point rouge, qui devrait être un Ré sur le schéma précédent)

Le Septième degré se note la note sensible. Il porte ce nom car il n’est qu’à ½ ton de la tonique.

Les autres degrés ont moins d’importance, ils ont un nom également, mais pour l’instant, pas besoin pour vous de les mémoriser.

Donc en gamme de do, voici les degrés : (vous allez pouvoir vous la péter à votre prochain dîner mondain ;-))

Do = premier degré = Tonique

Ré = deuxième degré = sus-tonique

Mi = troisième degré = médiante

Fa = quatrième degré = sous dominante

Sol = cinquième degré = Dominante

La = sixième degré = sus-dominante

Si = Septième degré = Sensible

Do = huitième degré = tonique ou Octave

L’intégration des différents degrés est importante pour la suite, notamment si vous souhaitez apprendre à improviser. Ces degrés permettent de déduire les intervalles qui permettent de constituer des accords… et pour jouer sur une suite d’accords, il faut savoir reconnaître les degrés et donc la gamme associée pour jouer juste.

Tout est lié !

Que sont les altérations (dièses, bémols, bécarre) et les points sur une partition?

Puisque cela aurait été trop simple de se contenter de 7 notes (Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La et Si), mais finalement pour enrichir les différentes possibilités qu’offre la musique, Dieu créa « l’altération » !

Tataaaaaaaaaaaaaannnnn !!! (désolé, je ne suis pas assez fort en développement web pour vous mettre un son intéractif, mais je suis sur que ça a bien raisonné dans votre cerveau…)

man looking up while his arms wide open

Une altération, c’est un signe qui modifie le son de la note à laquelle il est affecté. Pour aller vite, on parle de dièse et de bémols, mais il y a réellement trois signes d’altérations :

Le dièse (♯) élève le son de la note (il est un peu plus aigu)

Le bémol (♭) abaisse le son de la note (il est un peu plus grave)

Le bécarre (♮) a pour effet d’annuler la modification d’une note précédemment altérée par un dièse ou un bémol. Ainsi, si dans une même mesure vous avez un do♯, puis un do♮, le son sera élevé par le dièse et remis à la normale par le bécarre. Cela marche pareil pour les bémols, dans la même mesure un si ♮ annulera l’altération du si♭ précédent.

Les altérations se placent à deux endroits différents sur une partition :

Devant la note qu’elle modifie, on dit que c’est une altération accidentelle. A savoir : Toutes les notes de même nom de la même mesure qui suivent restent altérées, sauf si une bécarre vient annuler cette altération.

Au commencement de la portée, immédiatement après la clé (de sol en général pour le saxophone) : selon le morceau, certaines notes sont toujours altérées. On sait cela car les altérations placées juste après la clé nous l’indiquent. Par exemple, dans la gamme de Sol majeur (nous verrons cela un peu plus tard), le fa est toujours dièse. Dans ce cas là, plutôt que de répéter le symbole ♯ à chaque fa de la partition, l’altération est placée “à la clé”, juste après la clé de sol au niveau de la note fa. Comme vu plus haut, les bécarres accidentelles pourront venir annuler l’effet de cette altération si nécessaire.

Un autre exemple, si en début de partition, juste à côté de la clé, vous avez 3 dièses (Fa, Do et Sol), cela veut dire qu’on est en « La majeur ». Toutes les notes Fa, Do et Sol du morceau devront être altérées d’un dièse et vous jouerez enfin juste dans votre groupe ou orchestre !!!

person standing and holding lamp inside cave
Et la lumière fut…

Au passage et pour flamber en repas mondain, la « liste » des dièses et bémols indiqués en début de partition « à la clé », ça s’appelle l’Armure, c’est toujours sympa à caser…


Maintenant, abordons un autre petit symbole que vous trouverez souvent sur une partition : le point.

Nous avons vu un peu plus haut dans un autre article les figures de notes, qui indiquent le temps que dure chaque note (les noires, les blanches, les croches…).

Il ne sera pas rare que vous voyiez parfois des noires ou des blanches suivies d’un point.

Ce point augmente la valeur de la note qui le précède de la moitié de sa durée. Exemple : à 4/4, une blanche dure deux temps. Si après une blanche il y a un point, cela veut dire que cette “blanche pointée” doit être jouée deux temps (durée primitive) + un temps (moitié de sa durée primitive). Donc une blanche pointée à 4/4 vaut 3 temps. Une noire pointée vaut un temps et ½.

yelling formal man watching news on laptop

Encore des maths !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! NOoooOOOOooOOOOOoooOnnnnnn !!!!!!! (désolé je m’égare)

Ces points peuvent également être placés après une figure de silence. Son effet sera le même : il augmentera de moitié la durée du silence.

Pour que ce soit plus clair, je vous mets le tableau des équivalences des figures de notes et de silences pointées.

Et pour les figures de silence …
guitar headphones and a music sheet on a couch

Figures de notes et figures de silence : mais qu’est-ce que c’est ?

Jouer de la musique, c’est produire des sons plus ou moins graves ou plus ou moins aigus et nous l’avons vu plus haut, concrètement en théorie musicale, ces sons s’appellent des notes.

Les notes ont différentes hauteurs et s’inscrivent sur une portée qui est la route à suivre de la partition de votre morceau préféré.

Jouer de la musique, c’est aussi enchaîner la réalisation des notes de la partition par rapport à un tempo, une vitesse d’exécution du morceau que le tempo nous précise (nombre de pulsations par minute).

Pour connaître la durée totale de jeu d’une note, il faut savoir reconnaître, déchiffrer, et lire ce qui s’appelle les figures de notes.

Ces figures nous indiquent très précisément le temps qu’une note doit être jouée pour exécuter la partition.

Théoriquement, le nombre de figures de notes différentes est illimité, mais les principales que vous rencontrerez sont au nombre de 6.

Tout d’abord, la ronde : c’est la valeur de note la plus longue (exemple, en 4/4, une ronde vaut 4 temps). Ensuite, toutes les autres figures de notes divisent par deux la durée de la note par rapport à la précédente. (je vois derrière votre écran dire “hein” ? “Kès-y-dit lui?”).

Concrètement, voilà ce qui suit : la blanche dure la moitié d’une ronde, puis la noire vaut la moitié d’une blanche, la croche vaut la moitié d’une noire, la double croche, la moitié d’une croche et la triple croche la moitié de la double croche.

Et oui… Souvent, la musique en fait, c’est des maths… Ce qui est rassurant c’est que les valeurs sont divisées ou multipliées par 2, ce qui est à la portée de la plupart des gens qui sont allés jusqu’au CE1 à l’école primaire !

sad black man with hands on head near laptop

Vous avez déjà mal à la tête? détendez-vous, soufflez un bon coup… les difficultés arrivent ! lol

Nous l’avons vu plus haut, le chiffrage de mesure que vous rencontrerez le plus souvent, surtout dans les morceaux “débutants” mais aussi avancés, c’est 4/4.

Ce chiffrage signifie que chaque mesure vaut 4 temps et qu’une noire vaut un temps. Pour cet exemple (80% de tous les morceaux du monde et de l’histoire de la musique contemporaine), je vous mets ci-joint le tableau d’équivalence des figures de notes pour que vous puissiez de manière synthétique vous rendre compte des valeurs de chaque figure.

Et par conséquent au final dans notre exemple, la somme des différentes notes à jouer dans une mesure doit être = à 4.

Je vous l’accorde, c’est un peu abstrait comme ça, écrit sur un écran, mais un simple exercice pourrait consister à mettre quatre noires dans une mesure à 4 temps et à les jouer sur chaque pulsation du métronome. (4×1 temps= 4 temps)

Un autre exemple, pourrait être une mesure à quatre temps avec une blanche, une noire et deux croches : 2 temps (blanche) + 1 temps (noire) + 2x 1 demi temps = 4 temps.

Pour lire cela sur votre partition, c’est comme un livre classique occidental : de gauche à droite.

Les figure de silence sont les équivalents des figures de note mais comme leur nom l’indique, ce sont les temps de pause, dans une mesure, pendant lesquels il ne faut jouer aucune note le temps passe, mais vous ne jouez pas de note.

Pour les bases de la lecture rythmique d’une partition, il suffit d’en connaître 5 : La pause (équivalent d’une ronde), la demi-pause (équivalent d’une blanche), le soupir (équivalent d’une noire), le demi-soupir (équivalent d’une croche), le quart de soupir (équivalent d’une double croche).

Ci-dessous l’exemple de toutes les durées des principales figures de note ou de silence pour une mesure à 4 temps (4/4 ou C)

Bon je vous l’accorde, on rentre un peu dans le dur ici, mais pour apprendre la musique, connaître les notes et leurs valeurs temporelles sont des concept indispensables !!!

Posez vos questions en commentaires si quelque chose n’est pas clair ou si vous avez des questions !

Solfège et formation musical : Avant propos…

Un célèbre poète a dit un jour :”la vie c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber”. Je sais, j’ai déjà utilisé cette citation dans un autre article, mais elle marche aussi dans ce que je veux vous raconter aujourd’hui.

Dans ce guide, nous allons parler de solfège… ce terme est devenu quasiment un gros mot dans les écoles de musique car cette matière en a dégoûté un grand nombre et a aujourd’hui une très mauvaise réputation…

On parle maintenant de “Formation musicale”, c’est le nouveau terme à la mode… Mais au final, on parle de la même chose…

Mieux on comprend à quoi sert la théorie musicale, plus on s’aperçoit qu’il est indispensable de cultiver cette connaissance, à tous les niveaux de maîtrise d’ailleurs, même les pros continuent à progresser, à s’affûter en théorie musicale, que ce soit pour mieux lire les partitions, ou améliorer leurs improvisations en comprenant mieux les structures.

Pour revenir sur la citation du début, la boîte de chocolat, c’est le saxophoniste qui joue (quel que soit son talent) uniquement à l’oreille et par mimétisme de ses artistes préférés et qui a appris à jouer de son instrument sans aucune fondation théorique de la musique. Ca peut globalement marcher, mais avant de trouver LE chocolat qui nous plaît (comprenez être satisfait de sa façon de jouer un morceau), cela peut prendre énormément de temps. En soit, cela n’est pas une mauvaise chose car dans l’apprentissage d’un instrument, surtout en jazz d’ailleurs, il est conseillé de faire beaucoup de transcriptions de thèmes et chorus des grands maîtres. Transcrire à l’oreille est un travail remarquable et très utile, mais être capable de poser cela à plat sur une partition, c’est encore mieux pour pouvoir mieux “comprendre” le mouvement du chorus, pourquoi l’artiste à utilisé telle note, de telle gamme, telle ou telle articulation etc…

Bien évidemment, avant d’arriver au niveau de détecter les tonalités des morceaux et les gammes utilisées, il y a un long apprentissage de nombreux concepts, mais je voudrais ici vous mettre à disposition les bases, ne serait-ce que pour simplement être capable de déchiffrer une partition et de jouer votre morceau préféré avec vos potes, en Jam session ou même tout seul chez vous devant votre tomplay ou autre support de partition.

Ce que je voudrais, vous l’aurez compris, c’est vraiment vous persuader que l’apprentissage du solfège, de la théorie musicale ou vous l’appellerez comme vous voudrez, est VRAIMENT utile si vous avez l’ambition de progresser régulièrement dans votre pratique instrumentale.

J’aime bien prendre l’image de la conduite : le solfège en fait, c’est le code de la route de la musique ! C’est l’outil ultime qui vous permettra de ne pas vous perdre et d’arriver à votre destination en ayant respecté le bon itinéraire (les bonnes notes, les bonnes reprises, les codas etc), respecté les stop et les feux rouges (pauses, soupirs, respirations etc…) joué à la bonne vitesse (tempo, respect de la notation rythmique etc…) et qui vous aidera à interpréter certains panneaux de signalisation (nuances, articulations etc…).

En gros, si vous ne voulez pas être un chauffard de la musique, il vous faut connaître au moins les bases en solfège !

Une chose est sûre, si vous êtes là, c’est que progresser au saxophone est un de vos objectifs, donc je suis certain que vous ferez l’effort nécessaire pour dépasser vos a priori (et je sais qu’ils sont nombreux) sur le solfège.

Bonne lecture à vous, et surtout, n’hésitez pas à commenter copieusement, même pour contre argumenter mes tentatives de marketing solfégique, je me ferai un plaisir d’y répondre et de débattre avec vous !