🎷 Tu sais jouer les notes… mais est-ce que tu racontes vraiment quelque chose avec ton saxophone ?
Que tu joues du jazz, de la pop ou de la musique classique, ces idées vont t’aider à sonner plus expressif, plus personnel, plus musical.
Interpréter une mélodie au saxophone ne consiste pas seulement à jouer les bonnes notes au bon moment. Interpréter, c’est transformer une ligne écrite en un discours expressif, personnel et vivant. Le saxophone, par sa proximité avec la voix humaine, offre une large palette de nuances et d’inflexions. Voici cinq axes essentiels pour enrichir ton interprétation.
Alors voyons ensemble comment passer de la note au message 🎶🎷
1. Les nuances et le vibrato : ou comment donner de la respiration à la phrase
Les nuances (piano, forte, crescendos, decrescendos) participent à l’expressivité. Pense la mélodie comme une phrase parlée : elle monte, elle descend, elle insiste sur certains mots.
La plupart du temps, les nuances sont indiquées sur la partition. Elles traduisent clairement l’intention du compositeur par rapport à la mélodie. Respecter les nuances est un premier pas indispensable pour interpréter une mélodie.
Mais il arrive que tu n’aies pas d’indications de nuances sur ta partition : Pense alors à la mélodie quand tu la joue et essaye d’en faire ressortir l’intensité sonore qu’elle mérite selon toi : quels passages, méritent d’être faibles, Pianos, lesquels selon toi doivent être plus forts.
Le vibrato est l’un des outils expressifs majeurs du saxophoniste. Bien utilisé, il apporte chaleur et profondeur à une note tenue.
Mais Il ne doit jamais être automatique : certaines notes gagnent à être droites, d’autres à vibrer légèrement ou plus amplement selon le style, le tempo ou l’intensité émotionnelle.
Le vibrato au saxophone est principalement un vibrato de mâchoire, et non de doigt comme à la guitare ou de gorge comme à la flûte.
Imagine un mouvement très léger de la mâchoire inférieure, comme si tu disais lentement “ya-ya-ya” ou « wa-wa-wa »sans articuler.
La lèvre inférieure reste souple, jamais crispée.
Le mouvement est régulier, contrôlé, et vient modifier très légèrement la hauteur de la note
Utiliser le vibrato musicalement
Applique-le surtout sur les notes longues, souvent en fin de phrase.
Tu peux démarrer la note droite et faire apparaître le vibrato progressivement.
Évite le vibrato constant sur toutes les notes : pense-le comme un outil expressif.
2. Se balader sur le tempo tout en restant en mesure
Interpréter, c’est aussi jouer avec le temps. Sans jamais sortir de la mesure, tu peux légèrement anticiper ou retarder certaines notes pour créer de la souplesse rythmique. Cette micro-liberté donne l’impression que la mélodie respire et évite une exécution trop rigide. Cela demande une pulsation intérieure solide : plus tu es ancré dans le tempo, plus tu peux t’en éloigner subtilement. Cette approche est particulièrement présente dans le jazz, la musique brésilienne ou certaines ballades, mais elle enrichit aussi d’autres styles.
Ce qu’on veut faire :
Tu ne modifies pas la structure rythmique ici, mais la sensation du placement.
Tu peux légèrement retarder une note expressive.
Ou anticiper une note de passage.
Le tout en retombant toujours sur les temps forts.
Comment l’exécuter concrètement
Garde une pulsation interne très stable (travail au métronome indispensable).
Joue la mélodie parfaitement en place.
Ensuite, autorise-toi de micro-décalages volontaires.
3. Les appoggiatures : enrichir le langage
Les appoggiatures, notes de passage ou petits glissendos sont autant de moyens d’embellir une mélodie. Ils créent une tension puis une résolution, attirant l’oreille vers les notes importantes. Attention cependant à ne pas surcharger : les ornements doivent servir l’intention musicale, pas la masquer. Ils sont souvent plus efficaces lorsqu’ils soulignent les temps forts ou les notes structurantes de la phrase.
Qu’est-ce qu’une appoggiature au saxophone ?
C’est une note d’approche, jouée juste avant la note cible.
Elle peut être diatonique (dans la gamme)
ou chromatique (un demi-ton au-dessus ou en dessous)
Comment les jouer
L’appoggiature est courte et légère
La note cible reste la plus importante
👉 Exemple : Pour arriver sur un do :
joue un ré (au-dessus) très bref → do
ou un si (en dessous) → do
Le glissendo : on l’utilise pour passer d’une note à l’autre, en ajoutant les notes intermédiaires (diatoniques ou chromatiques) entre les deux notes. Par exemple, pour jouer un intervalle do-la (descendant) on intercalera entre le do et le la les notes : si et sib avant de tomber sur le la qui est notre note cible.
4. Jouer avec les notes : scoop, portamento
Le saxophone permet de “sculpter” chaque attaque. Un scoop, un portamento (glissement continu entre deux hauteurs) ou un vibrato progressif sont des moyens puissants de personnaliser ton jeu. Ces effets rapprochent l’instrument de la voix humaine et renforcent l’expressivité. Ils doivent être utilisés avec intention : demande-toi toujours ce que tu veux raconter avec cette note précise.
Le scoop
Le scoop consiste à attaquer légèrement en dessous de la note, puis à monter vers elle.
Exécution :
Commence la note avec une embouchure plus relâchée.
Monte très vite à la hauteur juste en resserrant légèrement la mâchoire.
Le mouvement est bref, expressif, jamais caricatural.
🎷 Très utilisé en jazz et en blues.
Le portamento
Le portamento est un glissement continu entre deux notes.
Exécution :
Combine :
un léger mouvement de mâchoire
un relâchement progressif de l’embouchure
parfois un doigté intermédiaire (selon l’intervalle)
5. L’encadrement mélodique : broder autour de la mélodie
Enfin, interpréter une mélodie, c’est parfois s’en éloigner légèrement. Ce que j’appelle l’encadrement mélodique consiste à entourer une note cible par des notes voisines (au-dessus, en dessous, chromatiques ou diatoniques), créant ainsi une forme de broderie improvisée. Cette approche introduit une part d’improvisation tout en respectant l’identité de la mélodie originale. Elle permet de varier les reprises d’un thème, de le rendre plus vivant et de développer progressivement ton propre langage musical.
Conclusion
Interpréter une mélodie au saxophone, c’est trouver l’équilibre entre fidélité au texte et liberté expressive. En travaillant le son, le temps, les ornements et l’improvisation, tu transformes une suite de notes en un véritable récit musical. L’objectif n’est pas d’en faire trop, mais de faire juste, avec intention et sensibilité.
En bonus, si tu veux écouter cet article avec quelques exemple sonores, je t’invite à aller sur ma chaîne Youtube :
Aujourd’hui je reçois Olivier du site Slow saxo, qui vend des saxophones reconditionnés, et partage ses conseils pour bien choisir un saxophone.
Cet article s’adresse en priorité aux saxophonistes débutants, pour qui le choix d’un saxophone est difficile (comment se faire une idée de la qualité d’un saxophone si on ne sait pas à minima sortir toutes les notes ?), et qui n’ont évidemment pas encore de préférence en matière d’instrument, mais les saxophonistes qui ont déjà quelques années de pratiques pourront y trouver des informations intéressantes.
A toi Olivier !
Merci Sylvain pour ton invitation à publier cet article ici.
Avant toute chose, je précise que si on veut faire des choix éclairés et efficaces, on va essayer au maximum d’éviter les préjugés 😉.
Commençons par essayer de décrire l’offre. Le marché des saxophones offre aujourd’hui un choix immense, avec une profusion de marques et de modèles d’instruments, rendant la sélection complexe mais aussi très enthousiasmante pour l’acheteur. Auparavant fabriqués principalement en Amérique et en Europe, les saxophones ont vu à partir des années 1980 l’arrivée des productions japonaises et taïwanaises, floutant les frontières entre les catégories. Aujourd’hui, un saxophone d’étude peut rivaliser avec un intermédiaire d’autrefois.
Les catégories de saxophones (en schématisant car il n’est pas toujours évident de ranger un sax dans une de ces catégories) :
Saxophones d’étude : prix bas, avec une qualité de fabrication satisfaisante, mais ayant tendance à manquer de caractère tonal et limités en termes d’ergonomie et de sensation. Exemples : Yamaha YAS 23 ou 280 (le plus récent), Jupiter JAS 769-767
Intermédiaire ou semi-pro : plus chers, avec une qualité de fabrication plus précise et une sensation plus cohérente de l’action. Tonalement plus complexes avec une réponse plus rapide et plus claire. Les instruments de cette qualité sont souvent tout ce dont un joueur amateur aura jamais besoin. Exemple : Yamaha YAS 480
Professionnel : les plus chers, avec une qualité de fabrication supérieure, mécaniques équilibrées entre solidité et légèreté. Tonalement complexes, avec une réponse immédiate. Exemple : Selmer Supreme. Certains saxophonistes estiment que le Selmer Mark VI n’a jamais été surpassé depuis la fin de sa production en 1973.
On ne peut pas ne pas évoquer les saxophones low-cost fabriqués le plus souvent en Chine. Au départ ces saxophones étaient de fabrication plutôt médiocre. Aujourd’hui il existe des instruments à des prix qui défient toute concurrence qui sont parfaitement jouables, mais du fait de contrôles qualité aléatoires, nécessitent d’être essayés (ou d’avoir de la chance). Ajoutons que ces instruments n’ont pas la solidité, ni bien souvent la justesse d’un Yamaha ou d’un Jupiter, et que les luthiers rechignent à les entretenir, tant la qualité des pièces et des matériaux peut laisser à désirer.
Choisir un saxophone
Attention aux idées reçues (ex « telle ou telle marque est nulle ») , rumeurs parfois propagées sur des forums par des personnes qui n’ont-elles-mêmes jamais soufflé dans un instrument de la marque. De plus les choses évoluent : ce qui pouvait être vrai dans les années 1980 ne l’est peut-être plus aujourd’hui : les saxophones de marque Jupiter par exemple, à partir des séries 700, sont d’excellents saxophones.
Demandez conseils à des personnes qualifiées, par exemple à votre professeur (même si certains professeurs un tantinet « conservateurs » ne jurent que par Yamaha par exemple et sous-estiment les Jupiters ou d’autres marques qu’ils ne connaissent pas).
Un Selmer Axos à 3000 € aura peut-être un son qui vous plait, mais vous trouverez peut-être le Yamaha à 2000 € beaucoup plus facile à jouer… Le meilleur sax sera celui qui vous correspond.
C’est essentiellement le saxophoniste qui fait le son, et dans une moindre mesure l’instrument.
Saxophones d’études
Le marché des saxophones d’études est en constante évolution. Voici quelques conseils pour faire un choix judicieux :
Privilégier un instrument juste, facile d’émission, agréable à jouer et réactif, fiable, dont les réglages tiennent sur la durée. Les marques Yamaha et Jupiter proposent ce type de saxophones.
Attention aux saxophones ultra-bon marché : Bien qu’ils soient tentants, tous ne sont pas fiables. Certains offrent un bon rapport qualité-prix, mais d’autres peuvent être inutilisables.
Achetez auprès de détaillants établis : Que ce soit en magasin ou en ligne, privilégiez les vendeurs reconnus. Les achats en ligne offrent souvent une période de réflexion permettant de tester l’instrument à domicile.
Exemples de marques et modèles :
Yamaha YAS-280 (Alto) : Excellente qualité de fabrication, intonation précise, parfait pour les débutants.
Jupiter JAS700 (Alto) : Bon rapport qualité-prix, robuste et facile à jouer.
Budget moyen : entre 500 € (occasion) et 1 000 € (neuf)
Saxophones de catégorie intermédiaire
Les saxophones intermédiaires offrent un excellent rapport qualité-prix, avec une fabrication soignée :
Marques reconnues : Yamaha, Jupiter, Keilwerth, P. Mauriat, avec Yamaha dominant avec sa série 475.
Préférences personnelles : À ce niveau, le choix dépend largement du ressenti de l’instrument, chaque modèle offrant des différences.
Exemples de marques et modèles :
Yamaha YAS-480 (Alto) : Un instrument de très haute qualité pour les musiciens intermédiaires.
Yanagisawa A-WO1 (Alto) : sonorité chaude et riche.
Selmer Axos (Alto) : Modèle entrée de gamme de Selmer.
Budget moyen : entre 1 000 € (occasion) et 3 000 € (neuf).
Saxophones professionnels
Pour ceux qui cherchent un instrument haut de gamme :
Marques de renom : Selmer, Yanagisawa et Yamaha sont les références des professionnels.
Autres options : Keilwerth, Borgani, Rampone & Cazzani, P. Mauriat.
Tester un maximum de modèles : Avec un budget important, il est crucial d’essayer de nombreux instruments pour trouver celui qui convient parfaitement. Ces saxophones sont conçus pour durer des années, voire toute une vie.
Exemples de marques et modèles :
Selmer Série III (Alto ou Ténor) : Une référence pour les saxophonistes classiques et jazz.
Yamaha YAS-82Z (Alto) : Saxophone professionnel polyvalent, idéal pour le jazz et le classique.
P. Mauriat PMXA-67R (Alto) : Saxophone apprécié pour son timbre chaleureux et riche.
Budget moyen : 2 500 € et plus.
Quelques conseils pour choisir un sax intermédiaire ou pro
Les saxophones de qualité professionnelle se distinguent par leur capacité à répondre aux préférences personnelles des joueurs. Bien que des modèles comme le Yamaha 62 puissent être encensés par des experts, cela ne garantit pas qu’ils conviendront à tous. La clé est de se concentrer sur le ressenti personnel :
Le bon choix dépend de vos sensations : Un instrument doit vous inspirer et répondre à votre manière de jouer.
Évitez les avis biaisés : Des conseils comme « Aucun vrai pro ne joue sur cette marque » sont souvent infondés et réducteurs.
L’achat d’un saxophone professionnel doit avant tout être basé sur l’essai personnel. Bien que les recommandations sur la fiabilité et la précision soient utiles, le son et la sensation doivent primer :
Écoutez votre ressenti : Essayez plusieurs modèles sans vous laisser influencer par les marques préférées des autres.
Ne vous fiez pas aux jugements généraux : La meilleure façon d’évaluer un saxophone est de le tester vous-même et de juger si son caractère sonore correspond à vos attentes.
Il est tentant de choisir l’équipement utilisé par ses héros du saxophone, mais cela peut être trompeur :
Le son vient du joueur, pas seulement de l’instrument : Votre jeu influencera davantage le son que l’instrument en lui-même.
Un saxophone doit être adapté à votre style : Par exemple, choisir un saxophone naturellement brillant si vous recherchez un son sombre et doux rendra la tâche difficile.
Se jeter à l’eau et faire son premier achat de saxophone !
Lorsque vous achetez un saxophone pour la première fois, plusieurs stratégies s’offrent à vous :
Commencer avec un saxophone d’étude, passer à un modèle intermédiaire, puis évoluer vers un saxophone professionnel qui pourrait vous accompagner toute votre vie.
Ou choisir directement sur un modèle intermédiaire ou professionnel dès le départ.
Cependant, ces choix impliquent des considérations importantes :
Il faut des années pour maîtriser pleinement un saxophone. Durant ce temps, votre technique et votre son évolueront, de même que vos préférences musicales, et il se peut que l’instrument que vous avez choisi initialement ne corresponde plus à vos besoins (par exemple, son trop brillant ou trop douce). Bien que les becs puissent ajuster la réponse, le caractère fondamental de l’instrument reste difficile à changer.
En jouant, vous rencontrerez d’autres saxophonistes avec des marques différentes, et il est probable que vous découvriez un instrument qui vous convient mieux.
Pour ceux qui ont les moyens, commencer avec un saxophone semi-pro voire pro peut être un bon investissement. Cependant, une progression par étapes reste plus appropriée, surtout pour les jeunes débutants. Si vous trouvez que votre premier saxophone est parfait, vous êtes gagnant, mais la majorité des instrumentistes bénéficiera d’une montée en gamme progressive.
Achat d’un instrument neuf en magasin
Consulter un musicien expérimenté : Un professeur ou un ami saxophoniste peut vous guider en évaluant les points forts et les faiblesses des instruments, tout en tenant compte de votre budget et de vos besoins.
Prendre son temps : Ne vous précipitez pas et testez plusieurs modèles pour trouver celui qui vous convient. Chaque saxophone, même au sein d’une même marque ou série, a une personnalité unique.
Tester des modèles au-dessus du budget : Cela vous donnera un aperçu des possibilités supérieures et vous aidera à mieux apprécier les choix disponibles dans votre gamme de prix.
Faire le choix d’un magasin qui emploie un technicien expérimenté dans les instruments à vent. Vérifier que l’instrument neuf est bien préparé (réglé) avant de partir avec.
Garanties : un instrument neuf doit bien sûr être garanti au moins un an, parfois deux ou trois ans. Certains magasins proposent un entretien offert la première année.
Achat d’un instrument d’occasion
Acheter un saxophone d’occasion peut être une excellente manière d’acquérir un instrument de bonne qualité à un prix plus abordable : il est possible de trouver des modèles bien au-delà de votre budget initial à un coût réduit.
Cependant, l’achat d’occasion comporte des risques, principalement liés à l’entretien de l’instrument. Lorsque vous achetez un saxophone d’occasion, l’historique de l’instrument est crucial :
L’instrument a-t-il été bien entretenu ?
Dommages cachés : L’usure ou les réparations antérieures peuvent influencer la jouabilité.
Inspection minutieuse : Examinez les mécanismes, les tampons et l’état général. Si vous êtes débutant, faites-vous accompagner par quelqu’un qui s’y connaît.
Un instrument visuellement usé peut fonctionner correctement, mais dans la plupart des cas, un saxophone en mauvais état extérieur qui n’a pas été révisé nécessitera un entretien plus poussé voire des réparations..
Achat d’occasion en ligne (leboncoin / ebay…)
Le plus souvent il s’agit d’achat à un particulier : l’achat est risqué si le saxophone n’est pas passé entre les mains d’un luthier. Bien souvent une révision est nécessaire, voire des réparations, autant de frais qui vont s’ajouter à la facture.
Cas particulier des saxophones vintages
Les saxophones vintage sont prisés pour leur caractère unique. Ils peuvent en effet offrir un sonplus riche et nuancée. Ils étaient souvent fabriqués avec soin et des matériaux de qualité supérieure, avec un plus esthétique indéniable : jouer sur un saxophone vintage apporte un certain charme et un style inimitable.
Cependant, il y a des inconvénients notables :
Usure importante : Attendez-vous à des besoins de réparation plus fréquents, sauf si l’instrument a été restauré.
Connaissances requises : Mieux vaut être expérimenté ou avoir une source de conseil fiable avant d’investir dans un saxophone vintage.
Attention à certains instrument anciens qui n’étaient pas accordés sur un La 440 hz
Achat d’un saxophone reconditionné : une bonne alternative à l’achat d’instrument neuf
Un achat de saxophone reconditionné présente les mêmes avantages (en terme de rapport qualité / prix notamment) que l’achat d’occasion, mais sans les risques, car l’instrument aura été vérifié et réglé par un professionnel avant la vente : les pièces usées sont changées ou réparées, et l’instrument bénéficie des réglages réalisés lors de sa révision.
Il s’agit aussi d’un chat écologique, avec un bilan carbone bien inférieur à un instrument neuf (transport sur des milliers de kilomètres, énergie nécessaire à l’extraction des matières premières et à la fabrication).
Voir quelques modèles de saxophones reconditionnés sur le site Slow saxo, qui met en vente des instruments réputés pour leur qualité (Yamaha, Jupiter, Keilwerth…).
LES BECS
Le bec est essentiel pour produire un bon son au saxophone. Il détermine la qualité sonore bien plus que l’instrument lui-même. C’est là que l’embouchure entre en jeu : la manière dont vous tenez le bec dans votre bouche influence considérablement la justesse et la couleur du son.
La plupart des saxophones, surtout les modèles étudiants bon marché, sont livrés avec des becs en plastique moulé. Ces becs :
Manquent de précision : Ils sont rarement bien conçus, ce qui rend difficile l’obtention d’un son juste.
Sont peu durables : Ils s’usent rapidement, ce qui compromet encore davantage leur performance.
Bien qu’ils puissent convenir temporairement, ils peuvent freiner l’apprentissage des débutants.
Il est recommandé de remplacer rapidement le bec d’origine par un modèle de meilleure qualité. Exemple Selmer C* : un choix polyvalent, apprécié pour sa richesse sonore et sa flexibilité. Il convient à un large éventail de styles de jeu, ou pour des becs plus Jazz par ex. Meyer 7M, Vandoren V5 A35.
Il n’est pas nécessaire d’investir dans une ligature coûteuse au début. Une simple ligature en laiton fera très bien l’affaire.
Le bec joue un rôle crucial dans l’accordage du saxophone. Contrairement à des instruments comme le piano ou la guitare, où l’accordage est fixe, l’accord du saxophone repose sur deux éléments :
Position du bec sur le liège du bocal : Faire glisser le bec vers l’intérieur ou l’extérieur ajuste la hauteur du son.
Technique de l’embouchure : L’accord final dépend du contrôle du joueur, qui doit ajuster continuellement la pression et la position de ses lèvres.
Les problèmes d’accord sont souvent dus à :
Un positionnement incorrect du bec : Trop avancé ou trop reculé sur le liège.
Une mauvaise technique de jeu : L’embouchure doit être souple et bien maîtrisée.
Un mauvais choix de bec : Certains becs ne conviennent pas au style de jeu ou à l’expérience du joueur.
Ahhh… Le rythme… Cela fait longtemps que je voulais vous écrire un billet à ce sujet. Le rythme est un des piliers fondamentaux de la musique. Cette notion est tellement large, très concrète, mais à la fois qui paraît tellement abstraite pour la plupart d’entre nous… Je ne savais pas par où aborder cette notion.
Mon objectif est de vous aider. Si je ne me lance pas sur ce sujet, je ne vous apporterai pas d’aide sur ce qui pour moi est plus important que les notes elles-mêmes en musique.
J’en entends déjà crier au scandale… « Comment ça, les notes c’est moins important que le rythme? mais sans note pas de musique ! « . Et vous avez raison, mais la réciproque est la même : sans rythme, pas de musique… Même si pour tenir mon propos quelques lignes plus haut, j’insiste et signe : le rythme c’est ce qui a de plus important dans la musique.
Pourquoi ? passons par l’exemple… tentez l’expérience avec moi…
Jouez une seule note droite, sans aucun rythme, quelque soit votre instrument d’ailleurs. Vous pouvez ajouter un crescendo et decrescendo pour le fun…. mais ça va rester quand même relativement monotone et « a-musical » (ouais, j’invente des mots si je veux d’abord!)
Tapez dans vos mains des rythmes sans aucune note, aucun chant. C’est pas fou fou, mais tout de même plus vivant qu’une simple note.
Jouez maintenant votre note du début note en faisant varier le rythme, en utilisant plusieurs figures rythmiques sur la même note (des croches, des doubles, des croches pointées doubles, des soupirs, des quarts de soupirs etc…). Nous sommes d’accord, de là à dire que c’est de la musique, peut-être pas… mais c’est tout de même plus intéressant qu’une note froide et sans vie….
Un autre point qui me semble intéressant à soulever, c’est que la musique, c’est finalement l’enchainement de notes ordonnancées dans un ordre précis sur une ligne temporelle bien cadrée et répétitive…
Et c’est justement là la difficulté principale si vous avez du mal avec le rythme : Jouer en rythme et donc jouer « musical », c’est en fin de compte traiter de nombreuses informations en même temps.
La lecture de note, la reproduction de la note sur votre instrument, la lecture des figures rythmiques, le décodage du rythme et la reproduction du rythme… Sans oublier que ce rythme doit être appliqué dans une dimension temporelle qui est la plupart du temps cadrée et rigide (mesures, temps, contretemps etc…).
Appréhender autant de concepts en même temps quand on ne les maîtrise pas bien individuellement, c’est mission impossible pour 80% des mortels que nous sommes car cela fait trop d’informations à gérer pour notre cerveau qui surchauffe à faire tant d’efforts.
Mais néanmoins, aucune fatalité ! Apprendre le rythme, s’améliorer en rythme est parfaitement possible pour tout le monde, c’est juste que ça peut prendre plus ou moins de temps, selon nos capacités individuelles.
Je vous renvoie à deux articles que j’ai rédigés sur ce blog afin de réviser vos figures rythmiques : relisez ça puis revenez vite pour la suite 😉
Vous me direz, « ok Sylvain, c’est bien beau ce que tu me dis là, mais concrètement, comment je fais moi pour m’améliorer en rythme? »
Vous allez dire que je suis rabat-joie (encore), mais la seule méthode 100% garantie pour des résultats à terme : c’est le TRAVAIL et la PATIENCE !!!!
Et en particulier pour le rythme le mot d’ordre est DECOMPOSITION.
Soyons honnêtes 5 minutes avec nous mêmes (et moi le premier) quand on déchiffre une partition, on y va cash. On lit les notes les une après les autres et on découvre avec stupeur chaque rythme associé à chaque note, surtout si la partition est « noire » de doubles croches et de silences imbriqués un peu partout… Notre méthode de déchiffrage est mauvaise. Lire les notes c’est bien, mais avez vous l’habitude de déchirer le rythme sans dire les notes? Avez vous l’habitude de décomposer votre déchiffrage en prenant chaque mesure une à une pour repérer quel rythme va où ?
Je prends toujours mes métaphores sportives ou culinaire :
Un bon plat, c’est l’agencement parfait entre des ingrédients individuellement peu intéressants, mais qui, liés ensembles laissent un souvenir inoubliable en bouche.
Une bonne musique, ce sera donc l’exécution de ces ingrédients dans le bon ordre, au bon moment pour que la mélodie coule naturellement et parfaitement dans vos oreilles sur une ligne temporelle cohérente.
Quant au sport, pensez vous être capable de faire un Fosbury à 2m50 sans maîtriser parfaitement au préalable le nombre de pas, la longueur des pas, le timing de saut, la vision dans l’espace, la gestion du stress …
Des heures et des heures de travail seront nécessaires pour maîtriser cela à 100%, surtout si vous sautez avec votre saxophone et en costard…
Donc si je récapitule un peu et que je rassemble tout ça, le rythme est un élément fondamental de la musique et jouer en rythme nécessite plusieurs choses :
1 : Des connaissances théoriques pour comprendre la temporalité de la musique (le tempo, les mesures, les figures de notes, les figures de silence etc… )
2 : Jouer en rythme vous amène à traiter de très nombreuses informations en même temps et moins vous les maîtrisez individuellement, plus cela demande trop d’efforts à votre cerveau
3 : Notre façon de déchiffrer et d’apprendre les morceaux est mauvaise car on ne prête que rarement d’attention à isoler uniquement le rythme.
Ma stratégie pour dominer le rythme :
Donc voici ma proposition de méthode pour vous aider à travailler le rythme :
Les pré-requis :
Connaître la partie théorique, savoir reconnaitre les différents rythmes et connaitre leurs valeurs temporelles cf articles ci-dessus.
Mettre un metronome qui va vous marteler chaque temps par un « clac » ou un « clic » fort agréable. (au début mettez un tempo réduit)
Assurez vous que vous arrivez à effectuer l’étape correctement en synchronisation avec le métronome avant de passer à la suivante.
Ensuite, suivez ces 5 étapes :
En vous référant au maître du temps (le fameux métronome), vous allez « dire » les rythmes avec une onomatopée de votre choix : « ta », « pa », « di », « pouf », « paf » (le chien), peu importe, il faut que ce soit la votre celle qui va sortir naturellement.
Ensuite, dites le rythme avec votre onomatopée préférée, et tapez la pulsation en même temps que le métronome. La pulsation, c’est la manifestation sonore et temporelle de chaque temps. En gros, tapez sur la table de façon synchrone avec le clac du métronome. Cette étape est très importante pour que vous preniez conscience du temps.
L’étape d’après consiste à dire les rythmes ET à les taper dans vos mains. à chaque « da », « tu » « pif » (gadget), vous tapez dans vos mains.
Puis tapez uniquement les rythmes dans vos mains, sans les dire. Je vous conseille de vous exercer sur des rythmes simples au début, à tempo modéré, et en boucle ! Et de monter le niveau de difficulté au fur et à mesure. Vous trouverez aisément des exercices rythmiques progressifs sur le net.
Enfin, quand vous aurez bien ancré le rythme en vous, choisissez un morceau et jouez le en rythme !
J’espère que cet article vous aura un peu démystifié ce diable de rythme et que cela vous inspirera et vous décidera à le travailler pour vous améliorer et vous sentir plus à l’aise dans votre pratique musicale !
Vous avez un nouveau morceau, une nouvelle partition que vous voulez jouer ou que votre prof vous a suggérée ? « Rien de sert de souffler, il faut respirer à point…. «
En effet, partir directement sur un déchiffrage acharné, saxophone en bouche, les doigts sur les clés prêts à fumer du doigter sera un bon moyen de vous frustrer direct, car si le morceau est un peu costaud, vous allez vous engouffrer dans la difficulté et vous confronter à l’échec immédiat, ce qui n’est jamais bon pour la motivation… Et vous vous direz « ah non!!! ce morceau est trop dur pour moi, je n’y arriverai jamais…C’est trop dur, de toute façon je suis trop nul(le)… » Si si… Ne faites pas non non de la tête, tout le monde y passe, j’y suis passé, et encore aujourd’hui cela m’arrive de tomber sur un os… Et quand ça arrive, le négativisme arrive toujours en premier !!! Alors, oui, regarder rapido le morceau, faire quelques notes pour au moins entendre quelques sons sera nécessaire, mais en complément de mon excellent article (j’aime bien m’auto congratuler) sur « comment travailler une phrase difficile » que je vous invite à (re)lire, Je vous invite à travailler la gamme principale du morceau.
Encore des gammes, toujours des gammes… Et oui… la musique, c’est comme le sport… il faut toujours faire un peu de travail de fond pour entretenir ou développer son niveau… Reste à travailler intelligemment pour que les exercices soient ludiques, mais c’est un autre sujet…
Donc pour en revenir à mes moutons…
Ce que je conseille à mes élèves systématiquement face à un nouveau morceau, c’est de travailler la gamme d’un morceau avant de travailler le morceau lui même. Pourquoi ? Tout simplement parce que dans le morceau, vous aurez des enchainements de notes de la gamme principale, et que vous l’ancrer dans les doigts vous permettra de déchiffrer plus vite de morceau en morceau…
Ok, mais comment savoir quelle est la gamme à travailler?
C’est exactement le sujet de cet article. Cela pourrait paraître très fastidieux et théorique, mais il n’en n’est rien ! Saxtunes, en grosse feignasse de la musique, est là pour vous apporter une astuce rapide et imparable pour repérer la tonalité d’un morceau.
Vus avez votre partition sous les yeux, regardez l’armure (pour rappel, l’armure, c’est le nombre de dièses ou de bémol qui apparaissent juste à côté de la clé de sol (ou fa ou ut…)en début de partition).
Et là, deux possibilités :
Si l’armure est composée de dièse(s) : Repérez le dernier dièse de l’armure et ajoutez un demi-ton : vous avez trouvé la tonalité majeure de ce morceau
Si l’armure est composée de bémol(s) : Repérez l’avant dernier bémol : vous avez trouvé la tonalité majeure du morceau.
Ce n’est pas plus complexe que cela !
Cette révélation va changer votre vie…
(ou pas…)
Bon, je vous fais quand même quelques exemples en images :
Sur cette armure, il y a trois dièses, de gauche à droite : Fa, Do et Sol.
C’est une armure en dièses donc je repère le dernier dièse :
C’est le SOL#
Je rajoute un demi-ton Sol# + 1/2 ton = La
La tonalité du morceau est donc LA MAJEUR ! (trop fastoche)
Cela marche pour toutes les tonalités en # autres que Do majeur (car là, il n’y a tout simplement pas d’armure donc aucun dièse ni bémol à la clé) !
Sur cette armure, il y 4 bémols, de gauche à droite : Si, Mi, La et Ré.
C’est une armure en bémols donc je repère l’avant dernier bémol
C’est le LA bémol
Je n’ai rien d’autre à faire…
La tonalité du morceau est donc LA bémol MAJEUR ! (encore plus fastoche)
Cela marche pour toutes les tonalités en Bémols, à part pour Fa Majeur qui contient quant à lui uniquement un Si bémol à la clé.
Vous pouvez mettre cette astuce dans votre boîte à outils du parfait musicien, elle vous sera, j’en suis sur, très utile pour repérer rapidement les tonalités de vos morceaux, afin de travailler la bonne gamme (si vous ne les connaissez pas encore par cœur), ou savoir quelle gamme utiliser pour faire une improvisation.
Je vous ferai une vidéo explicative un peu plus tard, mais en attendant : tous à vos cahiers de gammes et travaillez votre Sax !
Comme vous le savez certainement si vous êtes lecteur(trice) assidu(e) de ce blog, j’anime une communauté de saxophonistes « apprenants » sur Facebook.
Tous les mois, je propose aux membres de travailler un standard de Jazz pour progresser en interprétation, improvisation etc…
Ce mois ci, je voulais rendre hommage à Wayne Shorter, décédé le mois dernier et qui nous a laissé grand nombre de thèmes et mélodies aujourd’hui ancrées et reconnues comme faisant partie des titres fondateurs du jazz. Bon ok, Wayne ne fait pas l’unanimité car au niveau harmonique c’est toujours un peu tordu, et disruptif par rapport au jazz plus traditionnel, mais il faut de tout pour faire un monde !
Pour cet hommage, j’ai choisi « Speak No Evil », de l’album Eponyme de cet artiste.
J’ai pris un peu au hasard celui qui me paraissait le plus connu, et en le jouant et en analysant un peu l’harmonie pour improviser dessus, je me suis rendu compte qu’il était vraiment très complexe, difficilement accessible (en écoute ou à jouer). D’ailleurs il n’a pas beaucoup de succès sur le groupe, car il est soit trop difficile, soit trop perché question harmonique… Cela m’a donné envie de faire ce billet…
Speak No Evil
Le thème en effet est assez complexe, car il est construit sur une mélodie avec de nombreux et grands intervalles, surtout dans le B. Pour rappel, un intervalle est la distance qui sépare deux notes. Do fa par exemple est un intervalle de Quarte (4 notes), mi-Do est un intervalle de Sixte (6 notes) etc…
Au niveau harmonique, c’est vraiment chaud ! Mode Locrien, Lydien, substitutions tritoniques etc… Pour l’instant, je m’y forme moi-même, mais promis, dès que je maîtriserai ces concepts, je vous partagerai tout cela dans un nouvel article en essayant de le rendre le plus accessible possible !
Mais bon, revenons sur les intervalles. Pour réviser, vous pouvez retrouver mon article sur ce thème :
C’est vrai que ce thème ne tombe vraiment pas sous les doigts, ce ne sont pas des enchainement qu’on a l’habitude de faire.
Eh bien zéro fatalité ! Tout peut se travailler !
Peu importe votre niveau de saxophone pour ce qui suit, je vous propose un exercice qui améliorera grandement votre dextérité.
L’exo Ultime pour travailler ta dextérité (fonctionne avec tous les instruments)
Le principe est le suivant : nous allons jouer tous les intervalles possibles d’une note à une autre sur une octave maximum. Pour cela, nous allons enchainer les notes demi-ton par demi-ton.
En montant d’abord, par exemple Fa-Solb/Fa-Sol/Fa-Lab/Fa-La etc… Comme illustré ci-dessous (c’est un extrait, le contenu complet est téléchargeable gratuitement en bas de cet article)
Puis en descendant sur le même principe.
Accrochez-vous car cet exercice est rébarbatif, ennuyeux, difficile, pas fun et n’a aucun intérêt mélodique…
La façon dont je le décris n’est effectivement pas très attractive, mais malheureusement, certaines réalités sont indéniables… Et comme le dit le proverbe : « Il faut souffrir pour être belle (ou beau) », de la même manière, devenir un virtuose nécessite beaucoup de travail et parfois de souffrances et appliquer des exercices très peu satisfaisants…
Mais en revanche, question dextérité, il est redoutable pour jouer tous les doigtés et tous les intervalles. C’est un excellent exercice de chauffe aussi très complémentaire avec les sons filés.
Pour rendre cet exercice encore plus efficace, nous allons exécuter chaque ligne deux fois.
La première en jouant les notes détachées, puis en deuxième temps nous jouerons les notes liées.
Pour le travail, bien entendu, c’est au métronome, très lentement au début, et très progressif. Commence par une mesure, puis ajoute en une deuxième etc… jusqu’à jouer une ligne entière.
Puis augmente la vitesse peu à peu…. puis, passezà la ligne d’après….
Si vous avez 10 minutes devant vous, je vous invite à cliquer et visionner la vidéo que j’ai faite pour l’occasion sur ma chaîne Youtube avec illustration son et image de l’exercice 😉
Bonjour tout le monde. Dans cet article aujourd’hui, je voudrais vous partager la méthode que j’utilise lorsque je travaille un morceau ou une phrase musicale qui me pose problème.
Je n’aime pas trop m’engager sur ce genre de choses en général car chacun est unique et a des capacités différentes, mais là, je peux vous assurer que si vous utilisez cette méthode, vous obtiendrez des résultats rapidement et vous vous surprendrez vous-mêmes !
Cette méthode est infaillible !
Pourquoi ce billet? En tant que musicien et instrumentiste (il ne vous aura pas échappé que je suis saxophoniste….) non professionnel mais amateur « éclairé », je suis sans cesse en quête de progression dans mon instrument et je suis toujours envieux de jouer les solos de mes idoles.
La plupart du temps, à l’écoute, je les connais tellement que je me dis, « mais oui ! c’est un solo que je pourrai faire » … Mais dans la vraie vie, quand j’essaie de jouer ces solos, je me rends compte que j’ai eu « le bec plus gros que le sax » … (tentative d’adaptation d’une expression Française bien connue…)
Mais comme je suis un peu têtu, voire obstiné parfois quand je veux réaliser un objectif sax, j’ai du me questionner sur la meilleure façon de travailler pour obtenir le résultat attendu.
Ma formation en école de musique (ça commence à dater…) m’a certainement aidé à structurer cela, mais rien que pour vous, j’ai tout posé sur papier afin de vous partager ma méthode.
Loin de moi la prétention de dire que c’est la seule ou la meilleure, mais une chose est sure, avec moi elle fonctionne ! Et je reste persuadé qu’elle peut être utilisée par tout le monde ! ce ne sont à mon sens que des concepts de bon sens, mais qui, quand ils sont utilisés avec rigueur ET patience, sont redoutables d’efficacité.
Les 5 fondamentaux de la méthode :
Isolez la difficulté dans la phrase que vous souhaitez travailler
Ecoutez / réécouter de très nombreuses fois le modèle que vous souhaitez reproduire pour vous en imprégner au maximum
Travaillez en boucle la difficulté
Travailler autant que possible au métronome
Garder la vision globale de la phrase
Les 4 étapes pour mettre en œuvre la méthode :
Lire les notes, sans notion de rythme, enchaîner les doigtés jsute pour les entendre et commencer à s’habituer à les réaliser
Travailler ces enchaînements de notes en boucle , en se donnant soi-même une pulsation « confortable »
Travailler ensuite ces passages difficiles au métronome, toujours en boucle, en montant la vitesse progressivement de 2 en 2
Reliez les passages difficiles que vous avez travaillé au reste de la phrase, au fur et à mesure, au reste de la phrase. commencez par les notes les plus proches de la difficulté puis remontez le temps jusqu’à enchaîner la phrase dans sa globalité (au métronome et/ou avec le modèle) à vitesse réduite, puis de plus en plus vite
Si vous êtes lecteur régulier de mon blog, vous savez déjà que j’aime bien faire des comparaisons entre la musique et d’autres thème (souvent la nourriture en effet car je suis aussi très gourmand…).
En fait, cette méthode, c’est un peu comme respecter une recette de cuisine !
Assembler les différents ingrédients pour faire un grand plat, mérite minutie, patience, persévérance, passion, motivation et respect d’étapes bien huilées (ou beurrées pour celles et ceux d’entre vous qui sont plutôt cuisine au beurre, vaste débat…).
Au début, c’est tout fouillis, il y en a de partout, on ne sait pas par où commencer… pour le travail d’une phrase musicale, c’est un peu pareil : vous aurez certainement le sentiment d’être submergé au début, qu’il y a trop de notes, trop de subtilités rythmiques, dans le phrasé etc… Mais en organisant bien votre travail, en suivant une recette (la mienne ici, mais vous avez peut-être la votre), les différents éléments vont progressivement s’imbriquer entre eux et vous trouverez du sens, de la cohérence dans tout ça…
Je décris ici de manière synthétique cette méthode qui pour moi est magique et me permet régulièrement de dépasser des difficultés importantes et de jouer des morceaux ou des phrases que je n’aurais jamais osé tenter car jugées trop complexes, trop difficiles pour moi, mais pour vous illustrer cette méthode, je vous invite à aller consulter la vidéo que j’ai faite à ce sujet sur ma chaîne Youtube . j’y présente un exemple bien concret d’une phrase musicale injouable au début, mais que j’ai réussi à dompter en utilisant cette méthode.
A vous de jouer maintenant ! croyez en vous ! une difficulté ne doit pas vous arrêter, elle doit au contraire vous stimuler, vous motiver !!
Comme tout saxophoniste, vous avez déjà été ou serez confronté à des questions d’anches…
Vous savez ce petit bout d’un en roseau ou en plastique que vous collez à votre bec et qui vibre sous votre lèvre inférieure quand vous soufflez, bec en bouche, dans votre instrument.
Que ces anches sont capricieuses! Déjà pour les choisir c’est une galère pas possible, entre la matière, la marque, la force, la coupe etc… vous avez déjà du y passer quelques heures dépensé quelques deniers pour trouver ce qui vous convient…
Mais bon, disons que vous avez trouvé la perle rare, et que ça y est vous avez fait votre choix.
Allez, vous achetez votre matériel, une boîte d’anches de roseau ou une synthétique.
Vous attendez avec impatience votre colis, et là, ding dong ! C’est le livreur qui sonne chez vous afin de vous apporter ce petit objet tant attendu… (disons que vous l’avez achetée sur internet, mais si vous l’avez acheté en boutique la suite est la même ); vous n’avez qu’une envie, c’est de monter immédiatement l’anche sur votre bec et de souffler, ce que vous faites… et là patatra… première anche : une vraie planche à pain…deuxieme anche, une feuille à papier cigarettes… l’une est trop forte et vous donne un son tout petit, des crampes aux zygomatiques et l’autre est tellement frêle que vous avez un son faible, pas très juste, pas de puissance etc…
Et le pire, vous n’avez pas d’autre anche sous la main ou vous devez jouer là, tout de suite, pas le temps de travailler cette anche pour la faire sonner comme il se doit…
Et bien voilà une petite astuce qui vaut ce qu’elle vaut, qui ne vous amènera pas un rendu tel Dexter Gordon , Chris Potter ou John Coltrane, mais qui pourrait vous dépanner dans l’attente de pouvoir recouper, gratter…. Travailler votre anche.
Voilà donc la révélation ultime :
Le remède contre le syndrome de la planche à pain, donc d’une anche trop forte, trop dure, consiste tout simplement à reculer légèrement votre anche sur la table du bec. Normalement, le bout de votre anche devrait être pile à raz avec le bord du bec. Laissez donc un petit millimètre ou deux d’écart et retenter de souffler. Vous devriez avoir plus de facilité d’émission immédiatement!
Magique non ??
À l’inverse, pour pallier le problème d’une anche trop faible, procédez à l’inverse : avancez un peu votre anche de manière à la faire dépasser très légèrement du bec. Soufflez à nouveau dans votre tube, vous devriez avoir plus de résistance et une anche plus forte.
Comme je l’indique plus haut, ces petites astuces sont des solutions de secours… et n’améliorera pas fondamentalement votre anche ni votre son, mais cela devrait vous permettre de jouer avec un peu plus de confort.
L’idéal reste évidemment de travailler l’anche pour en améliorer les caractéristiques, en utilisant vos technique d’ébénisterie préférée : coupage, grattage, arbitrage etc… et de la jouer « normalement » et sur la durée afin qu’elle se façonne.
Ou dans les cas les plus désespérés, malheureusement pas trop de solution… c’est poubelle direct… ou mise en attente dans la boîte… ces petites choses sont tellement capricieuses, que qui sait… dans quelques semaines, avec plus ou moins d’humidité ou de chaleur… votre planche à pain pourrait s’assouplir comme par magie!
Si tout cela est un peu obscur et que vous n’avez pas encore vraiment compris ce qu’est une anche, l’importance de ce petit objet dans la production du son au saxophone, comment la choisir etc… je vous invite à aller lire ou relire les articles dédiés sur ce sujet :
Bonjour ! Cette saison musicale 2022 a été pour moi assez intense et pendant mes prestations, j’avais très mal au dos… après plusieurs sessions d’ostéopathe, massages au baume du tigre et autres, je me suis rendu compte que finalement, deux choses étaient à l’origine de…
Je voudrais aujourd’hui aborder un sujet EXTREMEMENT courant que rencontrent tous les musiciens, saxophonistes ou pas d’ailleurs : la transposition.
Vous avez trouvé une partition de votre morceau préféré et quand vous la jouez, avec une backing track ou par dessus l’originale, ça sonne faux?? Vous êtes trop haut ou trop bas?
Pourtant vous êtes certain.e que vous jouez les bonnes notes ? Vous êtes persuadé que vous exécutez le bon doigté… Mais que se passe-t-il ??? mon saxophone est il cassé???? Mais comment vais-je faire !!!!!!!!
Pas de panique !!! C’est un problème bénin qui n’est pas du à votre compétence de saxophoniste et qui se règle sans trop de problème.
Dans 95% des cas, c’est que vous lisez une partition qui n’est pas transposée dans la bonne tonalité…
Quand est-ce que ça arrive? La plupart du temps cela se produit quand vous jouez une partition écrite pour un instrument différent du votre.
Par exemple, vous avez trouvé la partition pour piano de votre tube de l’été préféré : le piano est un instrument « en Ut », donc à moins que vous ayez un saxophone C melody, cela ne va pas marcher.
En effet, les saxophones sont « en Eb » (Mi bémol) ou « en Bb » (Si bémol) et pas « en Ut » d’où cette différence de hauteur que vous entendez entre la note do que vous jouez au saxophone et la note Do de votre morceau préféré jouée au piano.
Comment régler ce problème? Il faut appliquer une transposition des notes pour les réécrire dans la bonne tonalité en lien avec votre instrument.
Bon c’est là que ça se complique un peu, mais vous verrez, pas tellement.
Avant de lire la suite, je vous invite à aller lire, ou relire l’article sur les intervalles car ce sera utilise à maîtriser ici afin de comprendre la transposition : (revenez vite ensuite!!!)
Les instruments « concerts » comme la guitare ou le piano sont « en Ut » ou en Do. Le saxophone ténor est en Si bémol. Entre do et Si bémol il y a une seconde majeure (1 ton) d’écart. Pour jouer à l’unisson entre le piano et le sax Ténor, il va donc falloir corriger la hauteur de l’instrument transpositeur de manière à jouer un do « en ut » avec le sax ténor. C’est cela qu’on appelle la transposition.
Alors comment faire pour transposer maintenant?
Pour transposer la note Do du piano au Sax ténor, on applique Do + 1 ton = Ré.
Donc en fait, pour être très clair et simple, si vous jouez une partition écrite pour Piano, mais que vous la jouez au Sax ténor, il faut augmenter toutes les notes de la partition d’une seconde majeure (1 ton). Donc un do devient un ré, un mi devient un fa#, un sol devient un la etc…
Les choses sont un peu plus compliquées pour transposer du piano au sax alto qui est en Mi Bémol.
La différence ici est un peu plus importante : le Sax alto est une tierce mineure (1,5 tons) plus haut
La transposition « à vue », sur l’instant, est plus difficile, mais la méthode reste la même : Pour jouer un Do « en ut » avec mon sax Alto, et bien je vais devoir ramener ma note, la transposer, une tierce mineure en dessous. Pour avoir un unisson avec la note Do du piano je devrai donc jouer à l’alto un La.
C’est une gymnastique intellectuelle un peu particulière, mais avec un peu de travail ça marche très bien !
Autre cas qui arrive très souvent : J’ai trouvé la partition ténor pour mon morceau préféré, mais je veux la jouer à l’alto, ou inversement, j’ai une partition de Sax alto que je veux jouer au ténor.
C’est la même chose ! Il faut calculer la distance en tons entre les deux instrument pour en déduire l’intervalle à corriger.
Le saxophone Alto est en Mi Bémol, le ténor en Si bémol, une quinte juste les sépare (Intervalle de 5 notes représentant 3,5 tons). Donc, pour jouer ma partition d’alto avec mon ténor, je vais devoir transposer les notes en les abaissant d’un quinte juste.
Si on part du ténor et qu’on va vers l’alto, pareil ! Je vous redonne la méthode en vous la schématisant encore plus :
Que veux-t-on faire ? On part d’un instrument en Si Bémol, on va à Mi bémol.
On compte les notes (Si-Do-Ré-MI) pour trouver l’intervalle –> Quatre notes, c’est donc une quarte
On qualifie l’intervalle : entre si et do il y a 1/2 ton, entre do et ré il y a un ton, entre ré et mi, il y a un ton. 0,5+1+1 – 2,5 tons. Nous sommes donc sur une quarte juste
Je transpose : chaque jouée avec mon ténor devra être montée de 2,5 tons pour être à l’unisson avec l’alto.
Facile ou pas facile ??? Si vous avez des questions, je vous laisse les poser en commentaires !
Petit Tips de feignant de la musique que je suis : Pour vous faciliter la vie, rien de tel qu’un logiciel éditeur de partition comme Musescore, Finale ou Sibelius pour transposer rapidement une partition entière.
L’idéal est de disposer d’un fichier midi de la partition que vous souhaitez transposer, sinon, il faut tout rentrer à la main. Mais une fois que c’est fait, vous pouvez tout transposer en quelques clics !
Pour que votre transposition soit telle qu’attendue, il suffira juste de choisir le bon intervalle à transposer en utilisant ma technique décrite plus haut !
Et puisque je suis sympa et que j’aime bien vous être agréable, je vous mets ci-dessous un tableau complet d’équivalence pour transposer tout types d’instruments !!
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