J’en suis certain, vous êtes un(e) lecteur(trice) assidu(e) de ce blog et vous avez appris par coeur les articles précédents sur les gammes pentatoniques, majeures et mineures.
Non? Peut-être ne les avez vous pas vus?
Je vous invite alors à aller les consulter sans plus tarder avant de revenir ici pour compléter vos connaissances sur ces gammes d’improvisation essentielles à maîtriser pour des solos endiablés et colorés.
Je vous entends déjà râler… « encore une autre gamme à connaître et à apprendre par coeur et dans les 12 tonalités…. »
Rassurez vous, comme à mon habitude, je ne vous conseillerai jamais de surcharger votre cerveau avec des informations inutiles et pour le coup, je vous préconiserai la même choses que pour les autres articles : apprenez seulement la structure de cette gamme, de manière à savoir la reproduire facilement dans tous les contextes. C’est une formule magique à connaître et à appliquer ensuite au besoin dans toutes les tonalités.

Bien que moins connue, la gamme pentatonique dite « dominante » est très intéressante pour les improvisateurs désireux d’explorer des sonorités différentes. Grâce à cette nouvelle gamme, vous allez pouvoir enrichir votre vocabulaire facilement et sortir un peu des sentiers battus. En plus, vous allez voir, cette gamme pentatonique dominante est vraiment très proche de la pentatonique majeure.
Pourquoi une pentatonique « dominante » ?
Non non, elle ne va pas dominer les autres et les écraser dans une dictature harmonique sans pitié…
Elle ne vient pas non plus d’une pratique intime SM entre deux adultes consentants …
Ne cherchez pas une signification proche du jeu de Domino car vous ne trouverez aucun lien, cette dernière gamme ne fait pas tomber les autres quand elle est jouée.
En fait, le nom « dominante » provient de la théorie musicale…
Souvenez-vous, la « dominante » est la 5ème note d’une gamme, le cinquième degré.
Un petit coup de révision?
En d’autres termes, si vous prenez par exemple la gamme de Do majeur (Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si), la « dominante » est la note qui se situe en cinquième position (dans notre exemple, c’est la note Sol).
On l’appelle la gamme « pentatonique dominante » car elle est construite à partir de la note «dominante» d’un accord de septième de dominante (aussi appelé accord 7ème tout court).
La formule magique de la Pentatonique Dominante :

Vous voilà donc au moment où il vous faut tout donner question concentration, car je vais vous livrer la formule magique qui vous permettra de déduire cette gamme pentatonique dominante dans toutes les tonalités !
A l’instar des gammes penta majeures, mineure, blues, blues majeure déjà décrite dans de précédents articles, nous allons nous baser sur les degrés d’une gamme majeure pour en déduire la penta dominante.
La gamme pentatonique dominante se construit sur les degrés : 1-2-3-5-7b
Trop fastoche…. Oui, ça doit vous rappeler quelque chose, car elle est très proche de la penta majeure : elle se construit quasiment sur les mêmes degrés, à par la dernière note qui dans notre cas est la 7ème mineure.
Prenons quelques exemples :
- Do pentatonique dominante : On part de do majeur (do ré mi fa sol la si), on garde les degrés 1, 2, 3, 5 et 7b, et ça nous donne do ré mi sol sib
- Mib pentatonique dominante : on part de Mib majeur (Mib fa sol Lab sib do ré), on garde les degrés 1, 2, 3, 5, 7b, et ça nous donne mib fa sol sib réb
- Sol pentatonique dominante : on part de sol majeur (sol la si do ré mi fa#), on garde les degrés 1, 2, 3, 5, 7b, et ça nous donne sol la si ré et fa bécarre (oui la septième majeure étant fa#, il faut lui enlever un demi ton pour qu’elle devienne mineure)
Nous pourrions décliner dans toutes les tonalités, mais je vous laisserai faire pour vous exercer.
Dans quel contexte utiliser cette gamme?
Cette gamme pentatonique dominante sera utilisable dans de nombreux contextes mais plus particulièrement sur les accords 7ème et les accords 7/9. En effet si on observe sa structure on voit qu’elle contient tous les intervalles d’un accord 7ème (Tonique – 3ce majeure – 5te juste – 7ème mineure).
Essayez par exemple de jouer la penta dominante de Sol par dessus un accord de Sol 7ème (G7) et vous constaterez qu’elle met vraiment l’accord en valeur. Les accords 7ème sont très présents en blues.
En jazz on joue aussi des accords 7ème mais on utilise souvent des accords un peu plus riches comme les accords 7/9. Et cette gamme est parfaite pour mettre en valeur ce type d’accord puisqu’elle contient toutes ses notes.
Maintenant que vous savez construire cette pentatonique dominante, il va vous falloir la travailler dans tous les sens afin que votre corps s’en imprègne parfaitement afin de la sortir au besoin sur l’une de vos improvisation.
Bon courage pour le travail, il faut y aller patiemment et avec rigueur… Mais désormais, vous disposez d’une nouvelle arme dans votre vocabulaire musical !


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