Gamme d’Improvisation : Guide Complet

Bonjour à toi ! Si tu es un lecteur assidu de ce blog, tu auras certainement déjà parcouru les articles de la série « gammes d’improvisation ». Et si tu es sérieux, tu as même peut-être commencé à les travailler dans tous les sens et dans toutes les tonalités pour les imprimer dans tes doigts…

Il est temps je pense de revenir sur ces articles pour en faire une synthèse ! Ce sera l’occasion pour toi de réviser ou de vérifier que tu as bien tout compris… Du moins, de la partie théorique : comment les construire et dans quel contexte les utiliser. Pour la pratique, c’est une autre paire de manches et il n’y a que le travail, l’expérimentation et le temps pour te permettre de t’améliorer.

En effet, ne nous voilons pas la face… L’improvisation est un exercice compliqué nécessitant des compétences nombreuses.

Après, tout dépend de ce que vous voulez avoir comme rendu… Sortir un solo digne de Michael Brecker, Bob Berg ou Chris Potter n’est pas donné à tout le monde… Et la majorité des saxophonistes n’en sera jamais capable… et je me mets dans ce lot. Il faut dire que ces musiciens sont tellement des extra-terrestres…Mais c’est aussi pour cela qu’on les aime…

Néanmoins, improviser, c’est composer sur le moment. Composer des phrases musicales sur une progression harmonique en utilisant des notes. Donc improviser, c’est jouer des notes, jusque là tout le monde suit ?? (rire)

Mais quelles notes ?

Nous allons puiser dans un réservoir de notes pour improviser. Ce réservoir provient de différentes gammes que nous prendrons soin de bien choisir au préalable, en faisant une analyse harmonique pour connaître la tonalité du morceau a minima.

Ensuite, une fois la bonne tonalité trouvée, il faudra repérer les bons degrés pour construire les différentes gammes.

Pour rappel, nous allons utiliser des chiffres arabes pour qualifier les degrés d’une gamme. Les degrés, se sont simplement l’ordre d’apparition de la note dans cette gamme.

Exemple pour La majeur :

Voici donc la synthèse de l’architecture des principales gammes utilisées en improvisation (il en existe d’autres, cette liste n’est pas exahaustive):

Je mets ces gammes en premier car elles me semblent être les plus abordables pour les niveaux débutants à intermédiaires. Elles fonctionnent en général avec à peu près tout, si tant est qu’on choisisse la bonne dans le contexte du morceau.

Pour faire simple, les gammes pentatoniques sont déduites des différentes gammes majeures. Elles contiennent 5 notes choisies de ces gammes à partir de certains degrés :

  • La Pentatonique majeure : Composée des degrés 1, 2, 3, 5 et 6, elle est utilisée pour improviser sur des accords majeurs et sur des morceaux ayant une tonalité majeure. 
  • La Pentatonique mineure : Composée des degrés 1, 3b, 4, 5, 7b, elle est utilisée pour improviser sur des accords mineurs ou des morceaux à tonalité mineure. Elle est très courante en blues. 
  • Pentatonique dominante : Composée des degrés 1, 2, 3, 5, 7 d’une gamme majeure, elle est utilisée principalement sur les accords de septième dominante (comme G7 C7 ou A7 par exemple), typiques du blues et du jazz. 

Si vous voulez retrouver les détails de mes explications sur ces trois gammes, je vous invite à cliquer ci-dessous.

Ces gammes sont des variantes des gammes pentatoniques, ajoutant une « note bleue » (b5) pour la gamme blues mineure et un b3 pour la gamme blues majeure. Elles sont essentielles dans le vocabulaire improvisé en blues et dans le jazz fusionné avec le blues.

  • Gamme blues mineure : Composée des degrés 1, 3b, 4, 5b, 5, 7b, elle est utilisée pour donner une sonorité typique du blues, surtout sur des progressions I-IV-V ou sur des accords de septième. 
  • Gamme blues majeure : Elle se construit en partant de la gamme pentatonique majeure, les 6 notes de la gamme blues majeure seront donc les degrés 1-2-3b-3-5-6. 

J’aurais pu commencer par ces gammes car toutes les autres gammes d’improvisation de notre système occidental se construisent à partir de ces dernières (notamment les gammes majeures). Mais le choix des pentatoniques ou blues est en général plus judicieux au départ car il y a moins de notes !

Néanmoins, pour des phrases plus riches et plus colorées, ces gammes vous offrent plus de possibilités et sont fondamentales à connaître et à travailler. D’ailleurs, si vous suivez un cursus de formation avec un professeur de musique, il vous a certainement déjà fait commencer le travail avec des somptueux recueils de gammes (pour ma part, c’était celui de Marcel Mule qui m’a martyrisé dans ma jeunesse)

  • Gamme majeure : Composée des sept notes constituant nos fameux 7 degrés (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7), elle est utilisée pour improviser sur des accords majeurs. En jazz, elle est souvent utilisée dans des contextes plus modaux ou pour des passages de tonalité stable sur des cadences ii-V-I notamment.
  • Gamme mineure naturelle : Composée des notes (1, 2, 3b, 4, 5, 6b, 7b), elle est utilisée pour improviser sur des accords mineurs dans un contexte classique ou modal.
  • Gamme mineure harmonique : Composée des notes (1, 2, 3b, 4, 5, 6b, 7), elle est utilisée dans des contextes de jazz plus complexes, notamment dans les progressions de type mineur avec des accords de septième ou mineurs harmoniques. Cette gamme va très bien fonctionner sur les progressions 2-5-1 mineurs. Personnellement j’adore la couleur orientale de cette gamme ! 

On commence ici à être sur des niveaux plutôt avancés d’improvisation, mais si vous aimez Miles Davis, John Coltrane, Wayne Shorter ou Cannonball Adderley, cette partie va certainement vous intéresser… La musique modale en jazz est une approche où l’harmonie se base davantage sur des modes (gammes dérivées des degrés d’une tonalité) plutôt que sur des accords traditionnels et leurs progressions. Cette approche a marqué un tournant dans l’histoire du jazz dans les années 1950-1960.

Si cela devient trop compliqué (ce serait normal), passez ce paragraphe car il risque plus de vous embrouiller qu’autre chose, et revenez y quand vous serez plus affûté(e) en maitrise des degrés et des gammes…

Néanmoins, voici les modes les plus utilisés : 

  • Mode dorien (mineur) : Utilisé pour improviser sur des accords mineurs. Le dorien est le mode du jazz modal et convient aux progressions d’accords mineurs où il conserve une sonorité mineure mais avec une sixte majeure. Le principe ici est de considérer l’accord mineur sur lequel on se trouve comme le deuxième degré d’une autre gamme. Ex, l’accord A-7 est bien le deuxième degré de la gamme de Sol Majeur, donc on jouera la gamme de Sol majeur mais en partant du La par exemple. Il se construit sur les degrés 1 2 3b 4 5 6b 7b.
  • Mode mixolydien (dominant) : Utilisé principalement pour improviser sur des accords de septième dominante (comme G7). Tous les accords « 7 » sont les cinquièmes degrés d’une gamme majeure. Donc par exemple, sur l’accord A7, nous jouerons Ré Majeur, en partant du La par exemple. Il se construit sur les degrés 1 2 3 4 5 6 7b
  • Mode lydien : Utilisé pour improviser sur des accords majeurs avec une septième majeure, comme dans des contextes de jazz plus modernes. Il possède une quarte augmentée qui lui donne une sonorité unique qui sonne « fantastique » ou « flamboyant ». Pour garder l’exemple l’accord AMaj7 ici sera considéré comme le 4ème degré de Mi majeur. Nous pourrons donc jouer avec quatre dièses à la clé (tonalité de mi Majeur). Il se construit sur les degrés 1 2 3 4# 5 6 7
  • Mode phrygien : Utilisé pour improviser sur des accords mineurs ou dans des contextes d’accords dominants secondaires. Assez avancé aussi, mais si cela vous chante, vous considèrerez ici votre accord de A-7 comme le troisième degré de Fa Majeur. Vous pourrez jouer avec un seul bémol (Tonalité de fa majeur). Il se construit sur les degrés 1 2b 3b 4 5 6b 7b

Maintenant qu’on a dit ça, reste à utiliser ces gammes à bon escient, c’est à dire que les notes jouées doivent idéalement bien sonner dans le contexte global du morceau, même si à certains moments on joue plus ou moins « out ». Ceci vient à force de travail et d’expérience. L’oreille peut aider aussi :).

Nous pourrions aussi parler des gammes bebop, altérées, ou gamme par ton… mais ces techniques sont encore plus avancées, donc je ne développerai pas plus. Sachez juste qu’elles existent et fouillez le net si vous voulez en savoir un peu plus 😉 

En jazz et en blues, l’improvisation repose sur une variété de gammes qui permettent de naviguer entre des sonorités majeures, mineures, dominantes et modales. Chaque gamme a une fonction particulière en fonction de l’accord ou de la progression harmonique sur laquelle elle est appliquée. Pour maîtriser l’improvisation, il est essentiel de connaître et de pratiquer ces gammes dans différents contextes musicaux, en particulier les gammes pentatoniques, blues, majeures, mineures, modales et bebop.

Donc le mieux : mettez vous un métronome et expérimentez ! Commencez par des grilles simples, typiquement un blues (3 accords), puis passez progressivement à des grilles de jazz plus compliquées. Jouez, trouvez vos phrases et ensuite essayez de les placer sur des accompagnements enregistrés (Backing tracks : notamment sur youtube (gratuit), ou les play-a-longs Aebersold (payant), ou encore l’application iReal Pro (payant) : Google play / App store ) ou pendant vos répétitions et jam sessions entre amis ! 

Pour aller plus loin, je vous invite également à aller consulter deux de mes vidéos sur l’improvisation, vidéos “exemple” de l’utilisation des pentatoniques, gammes blues et modes… 

Pentatonique mineure : Improvise sur une gamme pentatonique

Utilisation Pentatonique, gamme blues, mode dorien, gamme mineur harmonique : Tuto : Faire une impro jazz percutante sur Work song, tout instrument!

Comment acheter un saxophone sans se prendre la tête (ou presque) ?

Aujourd’hui je reçois Olivier du site Slow saxo, qui vend des saxophones reconditionnés, et partage ses conseils pour bien choisir un saxophone.

Cet article s’adresse en priorité aux saxophonistes débutants, pour qui le choix d’un saxophone est difficile (comment se faire une idée de la qualité d’un saxophone si on ne sait pas à minima sortir toutes les notes ?), et qui n’ont évidemment pas encore de préférence en matière d’instrument, mais les saxophonistes qui ont déjà quelques années de pratiques pourront y trouver des informations intéressantes. 

A toi Olivier  ! 

Merci Sylvain pour ton invitation à publier cet article ici.

Avant toute chose, je précise que si on veut faire des choix éclairés et efficaces, on va essayer au maximum d’éviter les préjugés 😉.

Commençons par essayer de décrire l’offre. Le marché des saxophones offre aujourd’hui un choix immense, avec une profusion de marques et de modèles d’instruments, rendant la sélection complexe mais aussi très enthousiasmante pour l’acheteur. Auparavant fabriqués principalement en Amérique et en Europe, les saxophones ont vu à partir des années 1980 l’arrivée des productions japonaises et taïwanaises, floutant les frontières entre les catégories. Aujourd’hui, un saxophone d’étude peut rivaliser avec un intermédiaire d’autrefois.

Les catégories de saxophones (en schématisant car il n’est pas toujours évident de ranger un sax dans une de ces catégories) :

  • Saxophones d’étude : prix bas, avec une qualité de fabrication satisfaisante, mais ayant tendance à manquer de caractère tonal et limités en termes d’ergonomie et de sensation.
    Exemples : Yamaha YAS 23 ou 280 (le plus récent), Jupiter JAS 769-767
  • Intermédiaire ou semi-pro : plus chers, avec une qualité de fabrication plus précise et une sensation plus cohérente de l’action. Tonalement plus complexes avec une réponse plus rapide et plus claire. Les instruments de cette qualité sont souvent tout ce dont un joueur amateur aura jamais besoin.
    Exemple : Yamaha YAS 480
  • Professionnel : les plus chers, avec une qualité de fabrication supérieure, mécaniques équilibrées entre solidité et légèreté. Tonalement complexes, avec une réponse immédiate.
    Exemple : Selmer Supreme. Certains saxophonistes estiment que le Selmer Mark VI n’a jamais été surpassé depuis la fin de sa production en 1973.

On ne peut pas ne pas évoquer les saxophones low-cost fabriqués le plus souvent en Chine. Au départ ces saxophones étaient de fabrication plutôt médiocre. Aujourd’hui il existe des instruments à des prix qui défient toute concurrence qui sont parfaitement jouables, mais du fait de contrôles qualité aléatoires, nécessitent d’être essayés (ou d’avoir de la chance). Ajoutons que ces instruments n’ont pas la solidité, ni bien souvent la justesse d’un Yamaha ou d’un Jupiter, et que les luthiers rechignent à les entretenir, tant la qualité des pièces et des matériaux peut laisser à désirer.

Choisir un saxophone

Attention aux idées reçues (ex « telle ou telle marque est nulle ») , rumeurs parfois propagées sur des forums par des personnes qui n’ont-elles-mêmes jamais soufflé dans un instrument de la marque. De plus les choses évoluent : ce qui pouvait être vrai dans les années 1980 ne l’est peut-être plus aujourd’hui : les saxophones de marque Jupiter par exemple, à partir des séries 700, sont d’excellents saxophones. 

Demandez conseils à des personnes qualifiées, par exemple à votre professeur (même si certains professeurs un tantinet « conservateurs » ne jurent que par Yamaha par exemple et sous-estiment les Jupiters ou d’autres marques qu’ils ne connaissent pas).

Un Selmer Axos à 3000 € aura peut-être un son qui vous plait, mais vous trouverez peut-être le Yamaha à 2000 € beaucoup plus facile à jouer… Le meilleur sax sera celui qui vous correspond.

C’est essentiellement le saxophoniste qui fait le son, et dans une moindre mesure l’instrument.

Saxophones d’études

Le marché des saxophones d’études est en constante évolution. Voici quelques conseils pour faire un choix judicieux :

  • Privilégier un instrument juste, facile d’émission, agréable à jouer et réactif, fiable, dont les réglages tiennent sur la durée. Les marques Yamaha et Jupiter proposent ce type de saxophones.
  • Attention aux saxophones ultra-bon marché : Bien qu’ils soient tentants, tous ne sont pas fiables. Certains offrent un bon rapport qualité-prix, mais d’autres peuvent être inutilisables.
  • Achetez auprès de détaillants établis : Que ce soit en magasin ou en ligne, privilégiez les vendeurs reconnus. Les achats en ligne offrent souvent une période de réflexion permettant de tester l’instrument à domicile.

Exemples de marques et modèles :

  • Yamaha YAS-280 (Alto) : Excellente qualité de fabrication, intonation précise, parfait pour les débutants.
  • Jupiter JAS700 (Alto) : Bon rapport qualité-prix, robuste et facile à jouer.

Budget moyen : entre 500 € (occasion) et 1 000 € (neuf)

Saxophones de catégorie intermédiaire

Les saxophones intermédiaires offrent un excellent rapport qualité-prix, avec une fabrication soignée :

  • Marques reconnues : Yamaha, Jupiter, Keilwerth, P. Mauriat, avec Yamaha dominant avec sa série 475.
  • Préférences personnelles : À ce niveau, le choix dépend largement du ressenti de l’instrument, chaque modèle offrant des différences.

Exemples de marques et modèles :

  • Yamaha YAS-480 (Alto) : Un instrument de très haute qualité pour les musiciens intermédiaires.
  • Yanagisawa A-WO1 (Alto) : sonorité chaude et riche.
  • Selmer Axos (Alto) : Modèle entrée de gamme de Selmer.

Budget moyen : entre 1 000 € (occasion) et 3 000 € (neuf).

Saxophones professionnels 

Pour ceux qui cherchent un instrument haut de gamme :

  • Marques de renom : Selmer, Yanagisawa et Yamaha sont les références des professionnels.
  • Autres options : Keilwerth, Borgani, Rampone & Cazzani, P. Mauriat.
  • Tester un maximum de modèles : Avec un budget important, il est crucial d’essayer de nombreux instruments pour trouver celui qui convient parfaitement. Ces saxophones sont conçus pour durer des années, voire toute une vie.

Exemples de marques et modèles :

  • Selmer Série III (Alto ou Ténor) : Une référence pour les saxophonistes classiques et jazz.
  • Yamaha YAS-82Z (Alto) : Saxophone professionnel polyvalent, idéal pour le jazz et le classique.
  • P. Mauriat PMXA-67R (Alto) : Saxophone apprécié pour son timbre chaleureux et riche.

Budget moyen : 2 500 € et plus.

Quelques conseils pour choisir un sax intermédiaire ou pro

Les saxophones de qualité professionnelle se distinguent par leur capacité à répondre aux préférences personnelles des joueurs. Bien que des modèles comme le Yamaha 62 puissent être encensés par des experts, cela ne garantit pas qu’ils conviendront à tous. La clé est de se concentrer sur le ressenti personnel :

  • Le bon choix dépend de vos sensations : Un instrument doit vous inspirer et répondre à votre manière de jouer.
  • Évitez les avis biaisés : Des conseils comme « Aucun vrai pro ne joue sur cette marque » sont souvent infondés et réducteurs.

L’achat d’un saxophone professionnel doit avant tout être basé sur l’essai personnel. Bien que les recommandations sur la fiabilité et la précision soient utiles, le son et la sensation doivent primer :

  • Écoutez votre ressenti : Essayez plusieurs modèles sans vous laisser influencer par les marques préférées des autres.
  • Ne vous fiez pas aux jugements généraux : La meilleure façon d’évaluer un saxophone est de le tester vous-même et de juger si son caractère sonore correspond à vos attentes.

Il est tentant de choisir l’équipement utilisé par ses héros du saxophone, mais cela peut être trompeur :

  • Le son vient du joueur, pas seulement de l’instrument : Votre jeu influencera davantage le son que l’instrument en lui-même.
  • Un saxophone doit être adapté à votre style : Par exemple, choisir un saxophone naturellement brillant si vous recherchez un son sombre et doux rendra la tâche difficile.

Se jeter à l’eau et faire son premier achat de saxophone !

Lorsque vous achetez un saxophone pour la première fois, plusieurs stratégies s’offrent à vous :

  • Commencer avec un saxophone d’étude, passer à un modèle intermédiaire, puis évoluer vers un saxophone professionnel qui pourrait vous accompagner toute votre vie.
  • Ou choisir directement sur un modèle intermédiaire ou professionnel dès le départ.

Cependant, ces choix impliquent des considérations importantes :

  • Il faut des années pour maîtriser pleinement un saxophone. Durant ce temps, votre technique et votre son évolueront, de même que vos préférences musicales, et il se peut que l’instrument que vous avez choisi initialement ne corresponde plus à vos besoins (par exemple, son trop brillant ou trop douce). Bien que les becs puissent ajuster la réponse, le caractère fondamental de l’instrument reste difficile à changer.
  • En jouant, vous rencontrerez d’autres saxophonistes avec des marques différentes, et il est probable que vous découvriez un instrument qui vous convient mieux.

Pour ceux qui ont les moyens, commencer avec un saxophone semi-pro voire pro peut être un bon investissement. Cependant, une progression par étapes reste plus appropriée, surtout pour les jeunes débutants. Si vous trouvez que votre premier saxophone est parfait, vous êtes gagnant, mais la majorité des instrumentistes bénéficiera d’une montée en gamme progressive.

Achat d’un instrument neuf en magasin

  • Consulter un musicien expérimenté : Un professeur ou un ami saxophoniste peut vous guider en évaluant les points forts et les faiblesses des instruments, tout en tenant compte de votre budget et de vos besoins.
  • Prendre son temps : Ne vous précipitez pas et testez plusieurs modèles pour trouver celui qui vous convient. Chaque saxophone, même au sein d’une même marque ou série, a une personnalité unique.
  • Tester des modèles au-dessus du budget : Cela vous donnera un aperçu des possibilités supérieures et vous aidera à mieux apprécier les choix disponibles dans votre gamme de prix.
  • Faire le choix d’un magasin qui emploie un technicien expérimenté dans les instruments à vent. Vérifier que l’instrument neuf est bien préparé (réglé) avant de partir avec.
  • Garanties : un instrument neuf doit bien sûr être garanti au moins un an, parfois deux ou trois ans. Certains magasins proposent un entretien offert la première année.

Achat d’un instrument d’occasion

Acheter un saxophone d’occasion peut être une excellente manière d’acquérir un instrument de bonne qualité à un prix plus abordable : il est possible de trouver des modèles bien au-delà de votre budget initial à un coût réduit.

Cependant, l’achat d’occasion comporte des risques, principalement liés à l’entretien de l’instrument. Lorsque vous achetez un saxophone d’occasion, l’historique de l’instrument est crucial :

  • L’instrument a-t-il été bien entretenu ?
  • Dommages cachés : L’usure ou les réparations antérieures peuvent influencer la jouabilité.
  • Inspection minutieuse : Examinez les mécanismes, les tampons et l’état général. Si vous êtes débutant, faites-vous accompagner par quelqu’un qui s’y connaît.

Un instrument visuellement usé peut fonctionner correctement, mais dans la plupart des cas, un saxophone en mauvais état extérieur qui n’a pas été révisé nécessitera un entretien plus poussé voire des réparations..

Achat d’occasion en ligne (leboncoin / ebay…) 

Le plus souvent il s’agit d’achat à un particulier : l’achat est risqué si le saxophone n’est pas passé entre les mains d’un luthier. Bien souvent une révision est nécessaire, voire des réparations, autant de frais qui vont s’ajouter à la facture.

Cas particulier des saxophones vintages

Les saxophones vintage sont prisés pour leur caractère unique. Ils peuvent en effet offrir un sonplus riche et nuancée. Ils étaient souvent fabriqués avec soin et des matériaux de qualité supérieure, avec un plus esthétique indéniable : jouer sur un saxophone vintage apporte un certain charme et un style inimitable.

Cependant, il y a des inconvénients notables :

  • Usure importante : Attendez-vous à des besoins de réparation plus fréquents, sauf si l’instrument a été restauré.
  • Connaissances requises : Mieux vaut être expérimenté ou avoir une source de conseil fiable avant d’investir dans un saxophone vintage.
  • Attention à certains instrument anciens qui n’étaient pas accordés sur un La 440 hz

Achat d’un saxophone reconditionné : une bonne alternative à l’achat d’instrument neuf

Un achat de saxophone reconditionné présente les mêmes avantages (en terme de rapport qualité / prix notamment) que l’achat d’occasion, mais sans les risques, car l’instrument aura été vérifié et réglé par un professionnel avant la vente : les pièces usées sont changées ou réparées, et l’instrument bénéficie des réglages réalisés lors de sa révision. 

Il s’agit aussi d’un chat écologique, avec un bilan carbone bien inférieur à un instrument neuf (transport sur des milliers de kilomètres, énergie nécessaire à l’extraction des matières premières et à la fabrication).

Voir quelques modèles de saxophones reconditionnés sur le site Slow saxo, qui met en vente des instruments réputés pour leur qualité (Yamaha, Jupiter, Keilwerth…).

LES BECS

Le bec est essentiel pour produire un bon son au saxophone. Il détermine la qualité sonore bien plus que l’instrument lui-même. C’est là que l’embouchure entre en jeu : la manière dont vous tenez le bec dans votre bouche influence considérablement la justesse et la couleur du son.

La plupart des saxophones, surtout les modèles étudiants bon marché, sont livrés avec des becs en plastique moulé. Ces becs :

  • Manquent de précision : Ils sont rarement bien conçus, ce qui rend difficile l’obtention d’un son juste.
  • Sont peu durables : Ils s’usent rapidement, ce qui compromet encore davantage leur performance.

Bien qu’ils puissent convenir temporairement, ils peuvent freiner l’apprentissage des débutants.

Il est recommandé de remplacer rapidement le bec d’origine par un modèle de meilleure qualité. Exemple Selmer C* : un choix polyvalent, apprécié pour sa richesse sonore et sa flexibilité. Il convient à un large éventail de styles de jeu, ou pour des becs plus Jazz par ex. Meyer 7M, Vandoren V5 A35.

Il n’est pas nécessaire d’investir dans une ligature coûteuse au début. Une simple ligature en laiton fera très bien l’affaire.

Le bec joue un rôle crucial dans l’accordage du saxophone. Contrairement à des instruments comme le piano ou la guitare, où l’accordage est fixe, l’accord du saxophone repose sur deux éléments :

  • Position du bec sur le liège du bocal : Faire glisser le bec vers l’intérieur ou l’extérieur ajuste la hauteur du son.
  • Technique de l’embouchure : L’accord final dépend du contrôle du joueur, qui doit ajuster continuellement la pression et la position de ses lèvres.

Les problèmes d’accord sont souvent dus à :

  • Un positionnement incorrect du bec : Trop avancé ou trop reculé sur le liège.
  • Une mauvaise technique de jeu : L’embouchure doit être souple et bien maîtrisée.
  • Un mauvais choix de bec : Certains becs ne conviennent pas au style de jeu ou à l’expérience du joueur.

Voici en complément un tableau comparatif de modèles des becs réputés.

Maîtriser le Rythme en Musique : Méthode et Conseils Pratiques

Ahhh… Le rythme… Cela fait longtemps que je voulais vous écrire un billet à ce sujet. Le rythme est un des piliers fondamentaux de la musique. Cette notion est tellement large, très concrète, mais à la fois qui paraît tellement abstraite pour la plupart d’entre nous… Je ne savais pas par où aborder cette notion.

Mon objectif est de vous aider. Si je ne me lance pas sur ce sujet, je ne vous apporterai pas d’aide sur ce qui pour moi est plus important que les notes elles-mêmes en musique.

J’en entends déjà crier au scandale… « Comment ça, les notes c’est moins important que le rythme? mais sans note pas de musique ! « . Et vous avez raison, mais la réciproque est la même : sans rythme, pas de musique… Même si pour tenir mon propos quelques lignes plus haut, j’insiste et signe : le rythme c’est ce qui a de plus important dans la musique.

Pourquoi ? passons par l’exemple… tentez l’expérience avec moi…

  • Jouez une seule note droite, sans aucun rythme, quelque soit votre instrument d’ailleurs. Vous pouvez ajouter un crescendo et decrescendo pour le fun…. mais ça va rester quand même relativement monotone et « a-musical » (ouais, j’invente des mots si je veux d’abord!)
  • Tapez dans vos mains des rythmes sans aucune note, aucun chant. C’est pas fou fou, mais tout de même plus vivant qu’une simple note.
  • Jouez maintenant votre note du début note en faisant varier le rythme, en utilisant plusieurs figures rythmiques sur la même note (des croches, des doubles, des croches pointées doubles, des soupirs, des quarts de soupirs etc…). Nous sommes d’accord, de là à dire que c’est de la musique, peut-être pas… mais c’est tout de même plus intéressant qu’une note froide et sans vie….

Un autre point qui me semble intéressant à soulever, c’est que la musique, c’est finalement l’enchainement de notes ordonnancées dans un ordre précis sur une ligne temporelle bien cadrée et répétitive…

Et c’est justement là la difficulté principale si vous avez du mal avec le rythme : Jouer en rythme et donc jouer « musical », c’est en fin de compte traiter de nombreuses informations en même temps.

La lecture de note, la reproduction de la note sur votre instrument, la lecture des figures rythmiques, le décodage du rythme et la reproduction du rythme… Sans oublier que ce rythme doit être appliqué dans une dimension temporelle qui est la plupart du temps cadrée et rigide (mesures, temps, contretemps etc…).

Appréhender autant de concepts en même temps quand on ne les maîtrise pas bien individuellement, c’est mission impossible pour 80% des mortels que nous sommes car cela fait trop d’informations à gérer pour notre cerveau qui surchauffe à faire tant d’efforts.

Mais néanmoins, aucune fatalité ! Apprendre le rythme, s’améliorer en rythme est parfaitement possible pour tout le monde, c’est juste que ça peut prendre plus ou moins de temps, selon nos capacités individuelles.

Je vous renvoie à deux articles que j’ai rédigés sur ce blog afin de réviser vos figures rythmiques : relisez ça puis revenez vite pour la suite 😉

Vous me direz, « ok Sylvain, c’est bien beau ce que tu me dis là, mais concrètement, comment je fais moi pour m’améliorer en rythme? »

Vous allez dire que je suis rabat-joie (encore), mais la seule méthode 100% garantie pour des résultats à terme : c’est le TRAVAIL et la PATIENCE !!!!

Et en particulier pour le rythme le mot d’ordre est DECOMPOSITION.

Soyons honnêtes 5 minutes avec nous mêmes (et moi le premier) quand on déchiffre une partition, on y va cash. On lit les notes les une après les autres et on découvre avec stupeur chaque rythme associé à chaque note, surtout si la partition est « noire » de doubles croches et de silences imbriqués un peu partout… Notre méthode de déchiffrage est mauvaise. Lire les notes c’est bien, mais avez vous l’habitude de déchirer le rythme sans dire les notes? Avez vous l’habitude de décomposer votre déchiffrage en prenant chaque mesure une à une pour repérer quel rythme va où ?

Je prends toujours mes métaphores sportives ou culinaire :

Un bon plat, c’est l’agencement parfait entre des ingrédients individuellement peu intéressants, mais qui, liés ensembles laissent un souvenir inoubliable en bouche.

Une bonne musique, ce sera donc l’exécution de ces ingrédients dans le bon ordre, au bon moment pour que la mélodie coule naturellement et parfaitement dans vos oreilles sur une ligne temporelle cohérente.

Quant au sport, pensez vous être capable de faire un Fosbury à 2m50 sans maîtriser parfaitement au préalable le nombre de pas, la longueur des pas, le timing de saut, la vision dans l’espace, la gestion du stress …

Des heures et des heures de travail seront nécessaires pour maîtriser cela à 100%, surtout si vous sautez avec votre saxophone et en costard…

Donc si je récapitule un peu et que je rassemble tout ça, le rythme est un élément fondamental de la musique et jouer en rythme nécessite plusieurs choses :

  • 1 : Des connaissances théoriques pour comprendre la temporalité de la musique (le tempo, les mesures, les figures de notes, les figures de silence etc… )
  • 2 : Jouer en rythme vous amène à traiter de très nombreuses informations en même temps et moins vous les maîtrisez individuellement, plus cela demande trop d’efforts à votre cerveau
  • 3 : Notre façon de déchiffrer et d’apprendre les morceaux est mauvaise car on ne prête que rarement d’attention à isoler uniquement le rythme.

Ma stratégie pour dominer le rythme :

Donc voici ma proposition de méthode pour vous aider à travailler le rythme :

Les pré-requis :

  • Connaître la partie théorique, savoir reconnaitre les différents rythmes et connaitre leurs valeurs temporelles cf articles ci-dessus.
  • Mettre un metronome qui va vous marteler chaque temps par un « clac » ou un « clic » fort agréable. (au début mettez un tempo réduit)
  • Assurez vous que vous arrivez à effectuer l’étape correctement en synchronisation avec le métronome avant de passer à la suivante.

Ensuite, suivez ces 5 étapes :

  • En vous référant au maître du temps (le fameux métronome), vous allez « dire » les rythmes avec une onomatopée de votre choix : « ta », « pa », « di », « pouf », « paf » (le chien), peu importe, il faut que ce soit la votre celle qui va sortir naturellement.
  • Ensuite, dites le rythme avec votre onomatopée préférée, et tapez la pulsation en même temps que le métronome. La pulsation, c’est la manifestation sonore et temporelle de chaque temps. En gros, tapez sur la table de façon synchrone avec le clac du métronome. Cette étape est très importante pour que vous preniez conscience du temps.
  • L’étape d’après consiste à dire les rythmes ET à les taper dans vos mains. à chaque « da », « tu » « pif » (gadget), vous tapez dans vos mains.
  • Puis tapez uniquement les rythmes dans vos mains, sans les dire. Je vous conseille de vous exercer sur des rythmes simples au début, à tempo modéré, et en boucle ! Et de monter le niveau de difficulté au fur et à mesure. Vous trouverez aisément des exercices rythmiques progressifs sur le net.
  • Enfin, quand vous aurez bien ancré le rythme en vous, choisissez un morceau et jouez le en rythme !

J’espère que cet article vous aura un peu démystifié ce diable de rythme et que cela vous inspirera et vous décidera à le travailler pour vous améliorer et vous sentir plus à l’aise dans votre pratique musicale !

person in black shirt playing brass colored saxophone

Comment améliorer sa dextérité dans son instrument?

Comme vous le savez certainement si vous êtes lecteur(trice) assidu(e) de ce blog, j’anime une communauté de saxophonistes « apprenants » sur Facebook.

Tous les mois, je propose aux membres de travailler un standard de Jazz pour progresser en interprétation, improvisation etc…

Ce mois ci, je voulais rendre hommage à Wayne Shorter, décédé le mois dernier et qui nous a laissé grand nombre de thèmes et mélodies aujourd’hui ancrées et reconnues comme faisant partie des titres fondateurs du jazz. Bon ok, Wayne ne fait pas l’unanimité car au niveau harmonique c’est toujours un peu tordu, et disruptif par rapport au jazz plus traditionnel, mais il faut de tout pour faire un monde ! 

Pour cet hommage, j’ai choisi « Speak No Evil », de l’album Eponyme de cet artiste.

J’ai pris un peu au hasard celui qui me paraissait le plus connu, et en le jouant et en analysant un peu l’harmonie pour improviser dessus, je me suis rendu compte qu’il était vraiment très complexe, difficilement accessible (en écoute ou à jouer). D’ailleurs il n’a pas beaucoup de succès sur le groupe, car il est soit trop difficile, soit trop perché question harmonique… Cela m’a donné envie de faire ce billet…

Speak No Evil

Le thème en effet est assez complexe, car il est construit sur une mélodie avec de nombreux et grands intervalles, surtout dans le B. Pour rappel, un intervalle est la distance qui sépare deux notes. Do fa par exemple est un intervalle de Quarte (4 notes), mi-Do est un intervalle de Sixte (6 notes) etc…

Au niveau harmonique, c’est vraiment chaud ! Mode Locrien, Lydien, substitutions tritoniques etc… Pour l’instant, je m’y forme moi-même, mais promis, dès que je maîtriserai ces concepts, je vous partagerai tout cela dans un nouvel article en essayant de le rendre le plus accessible possible !

Mais bon, revenons sur les intervalles. Pour réviser, vous pouvez retrouver mon article sur ce thème :

C’est vrai que ce thème ne tombe vraiment pas sous les doigts, ce ne sont pas des enchainement qu’on a l’habitude de faire. 

Eh bien zéro fatalité ! Tout peut se travailler ! 

Peu importe votre niveau de saxophone pour ce qui suit, je vous propose un exercice qui améliorera grandement votre dextérité. 

L’exo Ultime pour travailler ta dextérité (fonctionne avec tous les instruments)

Le principe est le suivant : nous allons jouer tous les intervalles possibles d’une note à une autre sur une octave maximum. Pour cela, nous allons enchainer les notes demi-ton par demi-ton. 

En montant d’abord, par exemple Fa-Solb/Fa-Sol/Fa-Lab/Fa-La etc… Comme illustré ci-dessous (c’est un extrait, le contenu complet est téléchargeable gratuitement en bas de cet article)

Puis en descendant sur le même principe. 

Accrochez-vous car cet exercice est rébarbatif, ennuyeux, difficile, pas fun et n’a aucun intérêt mélodique…

La façon dont je le décris n’est effectivement pas très attractive, mais malheureusement, certaines réalités sont indéniables… Et comme le dit le proverbe : « Il faut souffrir pour être belle (ou beau) », de la même manière, devenir un virtuose nécessite beaucoup de travail et parfois de souffrances et appliquer des exercices très peu satisfaisants…

Mais en revanche, question dextérité, il est redoutable pour jouer tous les doigtés et tous les intervalles. C’est un excellent exercice de chauffe aussi très complémentaire avec les sons filés. 

Pour rendre cet exercice encore plus efficace, nous allons exécuter chaque ligne deux fois. 

La première en jouant les notes détachées, puis en deuxième temps nous jouerons les notes liées. 

Pour le travail, bien entendu, c’est au métronome, très lentement au début, et très progressif. Commence par une mesure, puis ajoute en une deuxième etc… jusqu’à jouer une ligne entière. 

Puis augmente la vitesse peu à peu…. puis, passezà la ligne d’après…. 

Si vous avez 10 minutes devant vous, je vous invite à cliquer et visionner la vidéo que j’ai faite pour l’occasion sur ma chaîne Youtube avec illustration son et image de l’exercice 😉

Anche trop dure ou trop faible??

Bonjour tout le monde,

Comme tout saxophoniste, vous avez déjà été ou serez confronté à des questions d’anches…

Vous savez ce petit bout d’un en roseau ou en plastique que vous collez à votre bec et qui vibre sous votre lèvre inférieure quand vous soufflez, bec en bouche, dans votre instrument.

Que ces anches sont capricieuses! Déjà pour les choisir c’est une galère pas possible, entre la matière, la marque, la force, la coupe etc… vous avez déjà du y passer quelques heures dépensé quelques deniers pour trouver ce qui vous convient…

Mais bon, disons que vous avez trouvé la perle rare, et que ça y est vous avez fait votre choix.

Allez, vous achetez votre matériel, une boîte d’anches de roseau ou une synthétique.

Vous attendez avec impatience votre colis, et là, ding dong ! C’est le livreur qui sonne chez vous afin de vous apporter ce petit objet tant attendu… (disons que vous l’avez achetée sur internet, mais si vous l’avez acheté en boutique la suite est la même ); vous n’avez qu’une envie, c’est de monter immédiatement l’anche sur votre bec et de souffler, ce que vous faites… et là patatra… première anche : une vraie planche à pain…deuxieme anche, une feuille à papier cigarettes… l’une est trop forte et vous donne un son tout petit, des crampes aux zygomatiques et l’autre est tellement frêle que vous avez un son faible, pas très juste, pas de puissance etc…

saxophone played by a man

Et le pire, vous n’avez pas d’autre anche sous la main ou vous devez jouer là, tout de suite, pas le temps de travailler cette anche pour la faire sonner comme il se doit…

Et bien voilà une petite astuce qui vaut ce qu’elle vaut, qui ne vous amènera pas un rendu tel Dexter Gordon , Chris Potter ou John Coltrane, mais qui pourrait vous dépanner dans l’attente de pouvoir recouper, gratter…. Travailler votre anche.

Voilà donc la révélation ultime :

Le remède contre le syndrome de la planche à pain, donc d’une anche trop forte, trop dure, consiste tout simplement à reculer légèrement votre anche sur la table du bec. Normalement, le bout de votre anche devrait être pile à raz avec le bord du bec. Laissez donc un petit millimètre ou deux d’écart et retenter de souffler. Vous devriez avoir plus de facilité d’émission immédiatement!

person doing card trick

Magique non ??

À l’inverse, pour pallier le problème d’une anche trop faible, procédez à l’inverse : avancez un peu votre anche de manière à la faire dépasser très légèrement du bec. Soufflez à nouveau dans votre tube, vous devriez avoir plus de résistance et une anche plus forte.

Comme je l’indique plus haut, ces petites astuces sont des solutions de secours… et n’améliorera pas fondamentalement votre anche ni votre son, mais cela devrait vous permettre de jouer avec un peu plus de confort.

L’idéal reste évidemment de travailler l’anche pour en améliorer les caractéristiques, en utilisant vos technique d’ébénisterie préférée : coupage, grattage, arbitrage etc… et de la jouer « normalement » et sur la durée afin qu’elle se façonne.

Ou dans les cas les plus désespérés, malheureusement pas trop de solution… c’est poubelle direct… ou mise en attente dans la boîte… ces petites choses sont tellement capricieuses, que qui sait… dans quelques semaines, avec plus ou moins d’humidité ou de chaleur… votre planche à pain pourrait s’assouplir comme par magie!

Si tout cela est un peu obscur et que vous n’avez pas encore vraiment compris ce qu’est une anche, l’importance de ce petit objet dans la production du son au saxophone, comment la choisir etc… je vous invite à aller lire ou relire les articles dédiés sur ce sujet :

Introduction aux modes en musique

Si je vous dis dorien, phrygien, lydien, mixolydien, lydien, ionien etc… Vous me direz que vous n’êtes pas là pour coudre des bonnets révolutionnaires, revoir vos cours de grec, ou disserter des populations d’Asie centrale à l’antiquité j’imagine, et que vous ne voyez pas l’intérêt d’employer ces termes sur ce blog… Ne prenez pas peur, restez un peu et lisez tranquillement ce qui suit…

La théorie musicale, qu’est-ce que c’est barbant, ennuyeux, rasoir, relou diraient les jeunes… En effet, ce n’est pas toujours une partie de plaisir de s’atteler à un nouveau chapitre, j’en conviens, avec tout son lot de complexité, et il est plus facile et confortable de rester sur ses acquis…

Après-tout, quand on joue de la musique, on veut simplement se faire plaisir, « kiffer la vibe », s’amuser et obtenir du plaisir instantané en jouant sur un morceau, ou pour les amateurs de jazz, improviser et sortir le Chorus de Michael Brecker, de Cannonball ou de John Coltrane de suite…

La dure réalité de la vie est que cela n’est pas aussi simple… Et que pour y arriver, il faut apprendre encore et toujours pour enrichir sa culture musicale et faire sien des concepts les plus fumeux et toujours plus complexes… En apparence seulement car si on regarde sans stress, on se rend souvent compte que ce n’est pas si difficile qu’il n’y paraît…

Si vous êtes tombé sur cet article, c’est que vous avez déjà un niveau assez avancé de la musique, au moins une bonne culture générale ou que vous êtes très curieux et désireux de progresser dans votre pratique de la musique.

Alors mettez de côté tous vos a priori et soyez attentifs.ves à ce qui suit.

dressmaker smiling in white long sleeve blouse holding a scissors with measuring tape hanging on her neck

Qu’est-ce qu’un mode en musique ?

Sans vouloir faire de jeu de mot douteux, j’ai envie de dire que l’utilisation des modes en musique, n’est pas le nouveau truc « à la mode » chez les compositeurs, artistes ou grands improvisateurs… Et ce n’est pas non plus la nouvelle tendance sur insta pour devenir une « fashion Victim » !

En effet, l’utilisation des modes remonte à l’antiquité et ces derniers ont toujours été utilisés depuis que la musique existe… Le fait de dire que ce sont des modes n’est en fait que l’expression de l’intégration de ces pratiques dans la théorie musicale.

Mais rentrons un peu dans le concret.

Un mode, ce n’est ni plus ni moins qu’une gamme commencée à partir d’une note différente que sa racine, que sa note « d’origine ».

Pour le dire autrement (et de façon plus conventionnelle), un mode est obtenu à partir du moment où une gamme est commencée par autre chose que sa tonique.

Ce n’est toujours pas clair? Prenons un exemple :

Vous connaissez tous.tes la gamme de do majeur, non? Et bien appliquer les modes sur cette gamme consistera tout simplement à utiliser toutes les notes de cette gamme en partant de chacun de ses degrés.

Petit rappel sur les degrés… en effet, si vous ne maîtrisez pas encore cette notion, vous ne comprendrez pas grand chose à ce qui suit donc je vous conseille d’aller réviser par là :

De retour ? Ok ! reprenons alors !!

Un exemple plus visuel peut-être vous parlera plus :

Ci-dessus, vous avez la gamme de Do majeur, et avec inscrits en dessous en chiffres romains tous les degrés de cette gamme (du 1er au 7ème degré).

Maintenant, appliquons la définition du mode évoquée un peu plus haut, utilisons toutes les notes de la gamme de Do majeur, mais à partir du deuxième degré (à partir de la note ré).

Cela donnerait :

Et bien vous venez de créer un mode de la gamme de Do…

Faisons maintenant l’exercice sur le 6ème degré : on retranscrit les 7 notes de la gamme de Do majeur, mais en partant du 6ème degré (VI), en partant donc de la note La.

Cela amènerait à :

Vous pouvez constater que nous utilisons la même gamme majeure, celle de Do car il n’y a toujours pas d’altération à la clef, aucune note dièse ni bémol ! Et bien cette gamme partant de La est aussi un mode.

Que pouvez-vous en déduire? …… Musique bossa nova…………………………. petit solo de xylophone pour la concentration…..odeur du café fraîchement torréfié……………………………….senteurs chimique de hall d’hôtel pour stimuler le plaisir des clients………………..

Eureka !!!!!!!

Exactement ! chaque gamme majeure possède 7 notes, donc 7 degrés donc 7 modes !

Nous rentrerons un peu plus dans le détail de chacun de ces modes un peu plus tard… Le temps pour vous de digérer cette nouvelle révélation !

Donc, si je n’ai pas été trop mauvais, vous avez compris désormais ce qu’est un mode en musique…. Ok d’accord, mais quel intérêt de décaler la gamme majeure de cette manière? à quoi ça peut bien servir, si ce n’est se triturer le cerveau et inventer un nouveau concept théorique à utiliser dans les dîners mondains pour étaler toute sa culture musicale ?

A quoi servent les modes en musique ?

question marks on paper crafts beside coffee drink

C’est vrai que comme ça, on pourrait se dire que ces modes ont été inventés et créés artificiellement et qu’au final, ils n’ont aucune différence avec les gammes majeures habituelles puisqu’on utilise exactement les mêmes notes.

Détrompez vous ! et pour vous en rendre compte, faite l’exercice vous même sur la gamme de do majeur.

Jouez cette gamme en entier , de Do à Do et écoutez bien le son, la couleur de cette gamme. ……………………..Ça y est? C’est fait? C’est une gamme majeure, donc sa sonorité est plutôt joyeuse, chaleureuse.

Maintenant jouez cette même gamme mais de La à La (à partir du VIème degré) et écoutez bien la couleur …………….. Vous entendez la différence? Ne trouvez-vous pas que la sonorité est plus Mélancolique ?

Un autre exemple en partant du deuxième degré : jouez toutes les notes de la gamme de do majeur de Ré à Ré. Entendez-vous cette sonorité « Jazzy » ?

Vous avez entendu la différence ? j’en suis sur que oui ! Ces différentes gammes, ces différents modes, bien qu’ils utilisent strictement les mêmes notes, ils ont des couleurs différentes, et c’est là que réside tout l’intérêt de leur utilisation.

« Mais comment est-ce possible? Mon oreille et mon cerveau me jouent-ils des tours ?? Suis-je sujet à des hallucinations auditives ?? »

Non pas vraiment, je vous rassure. Le secret, c’est qu’en décalant les notes degré par degré, on décale aussi la structure de la gamme, ce qui a pour effet de placer les tons et les demi-tons différemment, et c’est cela qui crée cette différence de perception auditive et ces différences de couleurs.

Finalement donc, les modes en musique servent à enrichir le vocabulaire dans un morceau donné, en utilisant des couleurs différentes. Que ce soit en composition ou en improvisation, utiliser les modes permet de « moduler », d’amener un élément nouveau qui va sortir l’auditeur de son habitude, le surprendre, retenir encore plus son attention car on lui propose autre chose dans le cadre du même morceau.

Nous parlons de « couleur » musicale. Faites le parallèle avec la peinture : un artiste qui utilise les trois couleurs primaires uniquement sera-t-il capable de créer des oeuvre plus riches ou moins riches que celui qui utilise ces mêmes couleurs primaires mais déclinées en plusieurs nuances, voire techniques (fusain, aquarelle etc…). Ce sont les mêmes notes de couleur mais leur variété visuelle rendra l’oeuvre plus intéressante.

Après tout, un Bleu nuit, un bleu ciel ou un Bleu pétrole sont tous des bleus, mais ils ne provoquent pas la même émotion. Tout comme un Ré naturel un Ré dorien ou un Ré myxolidien sont tous des ré, mais leur sonorité apportera des ressentis différents et enrichiront votre composition ou improvisation.

J’espère que vous êtes allé jusqu’au bout de cet article, mais surtout, que vous avez désacralisé ce concept de mode en vous rendant compte, que ce n’est pas si difficile que ça, et que vous avez compris l’intérêt d’utiliser ces modes !

Dites le moi en commentaires !

A plus tard pour rentrer un peu en détail dans ces modes…

man in black jacket playing audio mixer

Les 8 meilleurs DAWS Gratuits

Quelques rappels…

Vous l’avez lu dans mes deux premiers articles sur la MAO, dans les choses essentielles pour faire de la Musique Assistée par Ordinateur, le logiciel dédié, aussi appelé DAW (Digital Audio Workstation) ou STAN (Station de Travail Audio Numérique) et une pièce maîtresse pour réaliser vos rêves d’enregistrement, composition, mixage etc…

Pour rappel, les 3 éléments indispensables sont :

black headset on table

  • 1. Un bon ordinateur : suffisamment puissant pour supporter les informations traitées dans le DAW (RAM, Vitesse du disque, processeur etc…)
  • 2. Une bonne interface audio : que ce soit via une carte son externe, ou un simple micro USB branché directement sur votre ordinateur, pour enregistrer un instrument acoustique ou une voix, et l’exploiter de manière qualitative, le signal entrant doit être propre. Les micros des ordinateurs peuvent convenir pour démarrer, mais ils ne sont pas fait pour cela… donc investir dans un micro instrument est nécessaire.
  • Un DAW ou STAN : le logiciel ou séquenceur qui vous permettra de rassembler tous vos éléments audio numériques de vos projets, productions etc…

Avant de vous dresser mon Hit parade des Daws gratuits, quelques rappels sur leur utilité, fonctionnalités, de manière générale.

Il y a plusieurs sortes de DAWs gratuits.

Certains sont des logiciels limités à l’édition Audio uniquement et donc ne sont pas compatibles avec les instruments MIDI. Audacity par exemple est une belle référence très connue pour démarrer, mais si votre objectif est de composer, d’arranger ou de vous rapprocher d’une qualité professionnelle, je vous le déconseille. Vous vous trouverez très rapidement limité dans les possibilité créatives. De plus, je trouve personnellement que l’interface utilisateur est très peu ergonomique.

D’autres DAWs gratuits sont des versions allégées des DAWs professionnels et sont une excellente alternative pour démarrer avec des outils de qualité, possédant une interface utilisateur ergonomique et des fonctionnalités assez avancées pour s’amuser et sortir des projets de qualité. Dans cette catégorie, je citerai les Ableton live Lite, Studio One Artist, Cubase LE….

La plus part du temps, il est possible d’obtenir ces versions allégées gratuitement grâce aux autres achats que vous ferez pour votre home studio : par exemple, l’achat d’une carte son, d’un clavier midi, d’un micro etc…

Par exemple, lorsque j’ai acheté mon petit clavier maître M-Audio (une 50 aine d’euros de mémoire), j’avais un petit papier à l’intérieur avec un code d’activation de ma licence gratuite d’Ableton Live Lite.

A l’heure ou je j’écris cet article, l’achat d’une carte son Presonus 24C (120€) vous est livré avec un code d’activation de votre licence pour Studio One Artist.

Enfin, il y a les DAWs professionnels et totalement gratuits : Ils sont parfaits pour démarrer. La plupart du temps, ils offrent des fonctionnalités intéressantes mais limitées, bien que certains soient totalement ouverts et évolutifs.

Parmi ceux que je connais (de nom ou pour les avoir testés), il y a GarageBand (fourni avec tous les ordis/téléphones/tablettes Apple), Cakewalk by BandLab, WaveForm Free, SoundBridge, Ohm Studio, Reaper etc…

frustrated ethnic man in casual wear on blue background in studio

Mon classement des meilleurs DAWs gratuits

city dawn dusk night
And the winner Is….

Studio One Prime


L’éditeur Presonus propose plusieurs versions de leur DAW : Prime, Artist, Professional et Sphère.

C’est le DAW qui monte ! De plus en plus de pros utilisent ce produit. Pas en version prime évidement, mais en version payante. Malgré tout, la version Prime est PARFAITE pour démarrer.

Personnellement, je l’ai testée pour un de mes élèves que j’accompagne au saxo et en MAO et j’avoue que je suis bluffé. L’interface est très conviviale, ergonomique. En seulement quelques minutes, j’ai pu trouver comment créer une piste, mettre une backing track, enregistrer de l’audio, appliquer quelques effets de base.

Parfait produit gratuit pour toute personne qui souhaite un logiciel professionnel pour avant tout s’enregistrer par dessus une Backing Track et de s’initier aux prémices du mixage audio : il inclut quelques effets d’EQ, réverbe et compression de base mais qui permettent déjà d’avoir un rendu de très bonne qualité.

Lien de téléchargement : https://shop.presonus.com/Studio-One-5-Prime

MAJ 8/10/2022 : Depuis la sortie de Studio one 6 fin septembre 2022, la version prime, gratuite, n’est plus disponible en téléchargement… Il reste un très bon logiciel mais pour l’avoir il faut débourser une 100aine d’euros désormais pour acquérir la version artist du soft…

Une autre solution pour l’acquérir, serait d’investir dans un produit presonus (carte son par exemple) qui souvent sont livrés avec une licence Studio One Artist. Mais si vous créez votre home studio, il vous faudra acheter une carte son donc… L’un dans l’autre…on peut toujours le considérer comme gratuit…

Reaper


En vrai, ce dernier logiciel n’est pas vraiment gratuit… Mais c’est tout comme au vu du prix demandé après une période d’essai de 60 jours.

Ce logiciel propose une interface très intuitive et professionnelle.

Les fonctionnalités sont aussi avancées que les DAWs payants, c’est un logiciel open source et donc en constante évolution dont bénéficient tous les utilisateurs sans surcout ou rachat.

Qui dit open source, dit adaptable, customisable et compatible avec à peu près tout (VST, VSTI, AU, instruments, plug-ins etc…). Il est même possible de personnaliser l’apparence en appliquant des skins créées et partagées par les autres utilisateurs du logiciel. Les plus Geek d’entre-vous y trouverons un nouveau joujou parfait pour des nuits blanches de bidouillage technologique !!

Si vous optez pour ce DAW, et qu’il vous plaît après la période d’évaluation de 60 jours, il vous faudra juste payer 60$ pour contribuer aux efforts des développeurs indépendants qui construisent ce soft.

Lien de téléchargement : https://www.reaper.fm/download.php

Waveform Free


Pour être totalement honnête, je ne l’ai pas encore vraiment testé, mais si j’en crois la démonstration vidéo, que j’en comprends tout le sens (c’est en Anglais…) et tout ce que j’ai lu à droite et gauche, ce logiciel professionnel est totalement gratuit, excellent et très polyvalent pour toutes les utilisations MAO.

Il est évolutif et en fonction de votre progression et de vos besoins, vous pouvez acquérir des compléments payants.

De ce que j’en ai déduit, il se rapproche beaucoup de Studio One 5 mais me semble même aller plus loin car moins limité et disposant de fonctionnalités plus avancées. Il mériterait peut-être de remonter au classement… Si certains d’entre vous le connaissent, votre témoignage en commentaire sera d’une grande aide pour la communauté. Moi je vais m’empresser d’aller le tester plus en profondeur pour vous faire une mise à jour prochaine…

Lien de téléchargement de Tracktion WaveForm Free : https://www.tracktion.com/products/waveform-free

GarageBand


Il n’est qu’en 4ème position dans ce classement, mais uniquement car il n’est compatible que pour MacOS et iOS, sinon je vous avoue que je l’aurai mis Number one sans hésitation !

Malheureusement, aucune possibilité d’avoir ce logiciel sur Windaube euh…windows pardon… J’ai tendance à être « Mac Evangelist » et parfois je m’emporte.

Si vous êtes utilisateur(trice) de n’importe quel produit apple (ordi téléphone ou tablette), Vous disposez déjà de GarageBand dans vos logiciels ou applications.

Franchement, si vous voulez simplement vous amuser à composer, enregistrer, débuter en mixage, partager sur soundcloud etc… et que vous possédez un produit apple cité plus haut, ne cherchez pas plus loin ! utilisez GarageBand !

C’est vraiment top! Convivial, facile d’utilisation, stable, fiable…un produit apple quoi : orienté expérience utilisateur à fond et qui permet une prise en mains extrêmement rapide, que ce soit dans sa version fixe (MacOS) ou mobile (iOs), car oui, vous pouvez emporter vos petits bouts de composition partout avec vous, commencer sur votre téléphone chez le dentiste, continuer le soir devant la télé sur votre iPad et finaliser ou aller plus loin dans les effets, la composition, l’enregistrement depuis votre Mac bidule en récupérant votre projet sur votre iCloud.

Lien de téléchargement : bas besoin, si vous avez un mac, GarageBand est déjà installé avec votre MacOS !

CakeWalk by BandLab


Pour la petite histoire, Cakewalk by Bandlab est la nouvelle version de Sonar, l’un des logiciels MAO les plus connus — qui coûtait à l’époque environ $500.

Racheté puis abandonné par la marque Gibson (oui, celle qui fait les guitares), son développement est désormais très actif grâce à un groupement d’acteurs faisant vivre avec brio l’application.

A l’utilisation, il ressemble un peu à Cubase ou à Reaper : on est sur un outil plutôt bien pensé, peut-être un peu classique, mais avec un workflow de production intégré couvrant l’ensemble des étapes de composition, enregistrement, mixage et mastering.

Et le fait qu’un logiciel de cette qualité soit gratuit, c’est juste impressionnant.

Par contre, à ma connaissance, ce logiciel ne tourne que sur Windows. Les utilisateurs de MacOS ne pourront pas en bénéficier.

Lien de téléchargement de CakeWalk by BandLab : https://www.bandlab.com/products/cakewalk?lang=fr

Ableton Live Lite


Ableton Live est la référence dans la musique électronique et le sound design. Son système de boucles et de clips permet de composer rapidement des musiques électroniques et la version lite dispose de nombreuses fonctionnalités de base permettant de démarrer en MAO.

Il s’agit d’une version limitée de Live qui vous permettra de vous familiariser avec ce logiciel DAW extrêmement populaire.

Live Lite vous procure un total de 16 pistes avec n’importe quelle combinaison de canaux audio et midi. Il permet jusqu’à quatre entrées et sorties en même temps.

Lien de téléchargement : https://www.ableton.com/fr/products/live-lite/

NB : Assurez-vous de disposer d’une licence d’utilisation fournie avec un des matériel de MAO que vous aurez acheté (micro, carte son, MPC, clavier midi etc…)

Cubase LE


Il s’agit de l’édition allégée de l’application d’enregistrement phare Cubase, de Steinberg.

Cubase a été l’une des premières applications de séquençage numérique et il est un choix de DAW populaire depuis des décennies. De nombreux studios professionnels utilisent Cubase, il reste une référence absolue.

Cubase LE procure le meilleur de cet héritage aux utilisateurs gratuits avec seulement quelques limitations.

Avec LE, vous serez en mesure d’enregistrer jusqu’à 16 pistes audio et jusqu’à 24 pistes d’instruments virtuels, vous pourrez enregistrer jusqu’à 8 pistes en même temps.

Lien de téléchargement : https://www.steinberg.net/fr/cubase/le/

NB : Assurez-vous de disposer d’une licence d’utilisation fournie avec un des matériel de MAO que vous aurez acheté (micro, carte son, MPC, clavier midi etc…)

Audacity


Il n’aurait pas été juste d’oublier Audacity dans ce classement.

En effet, sur le fond, c’est un des pionniers les plus populaires auprès des musiciens amateurs qui veulent traiter un peu de l’audio, que ce soit pour ralentir un MP3 pour travailler sur un morceau difficile, initier un « prémix » de la répétition avec les potes enregistrées avec un micro zoom à l’arrache dans le studio de répétition loué samedi soir, ou tout simplement enregistrer une voix pour un podcast, un documentaire etc…

Les fonctionnalités sont de base et en cherchant bien on y trouve la plupart du temps une solution, mais mon avis personnel est que cette application est tout de même vieillissante et obsolète au regard de toutes les solutions proposées plus haut dans l’article.

Néanmoins, cela peut convenir aux plus classiques et moins Geek d’entre-vous ! En effet, l’interface est sans chichi, c’est efficace, sobre…

L’inconvénient principal est que Audacity ne traite (à ce que je sache) que du format Audio. Pas possible donc de composer en midi avec, pas d’éditeur pas à pas etc…

Conclusion

Vous pouvez le constater, de nombreuses solutions s’offrent à vous quand au choix de votre DAW.

Au delà de mon propre classement et de mes commentaires, le mieux est de les essayer tous dans la mesure du possible et de choisir celui qui vous conviendra le mieux. En effet, c’est gratuit alors pourquoi s’en priver !

Pour vous guider dans vos tests, posez vous les bonnes questions d’évaluation :

  • L’interface utilisateur est-elle agréable ?
  • Est-ce que j’arrive facilement à trouver comment créer une piste audio?
  • Est-ce que les commandes sont facilement accessibles?
  • Est-ce qu’il y a un support facilement en cas de difficulté? (communauté, service client, forum etc…)
  • Est-ce que ce logiciel répond à me besoins d’export audio, de partage, de traitement etc…

En tous les cas une chose est sure, vous avez de quoi désormais passer quelques nuits blanches et vous passionner encore un peu plus pour la musique en découvrant cette nouvelle dimension qu’est la MAO !

PS : Si cet article vous a aidé, plu, n’hésitez pas à le partager sur vos communautés !

recording studio with ultra violet florescent

Créer son Home Studio : Les 5 règles de bases pour se lancer.

Quand on fait de la musique et qu’on commence à progresser, très vite l’idée de s’enregistrer germe… Selon les personnes, le but sera bien différent ! Simplement pour se réécouter et entendre nos imperfections pour les améliorer, s’auto congratuler, partager avec des amis, la famille, sur les réseaux sociaux dans des groupes ou des communautés etc…

Seulement, tout un chacun n’est pas ingénieur du son, et très vite ces notions techniques peuvent décourager. Quel matériel acheter? quelle qualité? à quel prix? toutes les pensées limitantes foisonnent alors et vous empêchent d’aller de l’avant dans votre quête musicale!

Eh bien lisez jusqu’au bout car dans cet article, je vais vous démystifier cela et vous donner les bases pour créer votre propre home studio pour un coût limité !

close up photo of black ceramic mug

Les 5 règles de base avant de se lancer

Règle N°1 : Répondre à votre « Pourquoi »

Cela peut paraître banal, mais nous sommes tous tellement différents et nos objectifs sont tellement divers ! La première question pour se lancer dans la création d’un home studio est donc très simple : Pourquoi je veux monter un home studio? Pour quelle application musicale est-ce que je ressens le besoin de créer mon propre home studio ?
Est-ce que je souhaite utiliser mon futur home studio pour enregistrer des prestations musicales (et si c’est le cas, moi tout seul ou pour tout un groupe?)?
Est-ce que je souhaite créer de la musique avec mon ordinateur tout simplement, mais sans avoir besoin d’enregistrer des instruments externes (guitare, voix, saxophone, etc…) ?

Qu’est-ce que je compte retirer de cette expérience ? Quelle pratique musicale est-ce que je veux développer grâce à ma MAO et à mon tout nouveau Home Studio?

Qu’est-ce que je compte faire des productions qui sortiront de cette installation??

Peut-être cela va vous sembler simpliste, mais croyez moi, plus vous saurez exactement ce que vous voulez faire, plus vous y verrez clair dans le choix des différents investissements à réaliser pour créer votre Home Studio.

En effet, créer un Home studio pour s’enregistrer solo, enregistrer un groupe entier, ou pour simplement créer de la musique électronique n’impliquera pas les mêmes besoins matériels et logiciels.

Le risque serait d’investir dans des éléments couteux dont vous n’aurez pas besoin car trop « avancés » ou pire, être limité par les possibilités de vos achats et devoir réinvestir ensuite…

La question est donc fondamentale et je vous invite vraiment à vous la poser, puis à écrire votre « Pourquoi » sur une feuille de papier pour avoir au final une vision globale de ce que vous voulez réaliser.

Règle N° 2 : Se fixer des objectifs à court et moyen terme

Réfléchir à votre pourquoi vous permettra de cibler les thématiques que vous souhaitez développer dans votre pratique musicale intégrant les outils de MAO.

Pour celles et ceux qui travaillent en entreprise, l’acronyme SMART ne vous sera certainement pas indifférent dans la manière de fixer les objectifs.

Vous savez, votre chef vous en parle tous les ans lors de l’entretien annuel d’évaluation (ou pas…).

crop businessman signing contract in office

Le manager : « Donc José, l’année prochaine je vais te proposer un super challenge ultra motivant, tu verras, tu vas t’éclater! « 

José : « ah ouais…je sais pas trop…bon si tu le dis »…

Le manager : « si si ! fais moi confiance, je vais te donner un objectif SMART relatif à l’augmentation de la marge brute sur le marché thaïlandais des moules pour faire des oeufs carrés »

José : « Mais, on ne produit pas des scies circulaires chez Coup’Coup et compagnie ? »

Le manager : » euh…si biensur, mais j’ai eu le feedback du CODIR de septembre et nous allons diversifier notre market mix, et puis, un peu de changement ça va te faire du bien non? « 

…..

Bon désolé pour cet écart, mais c’est tellement du vécu, que je voulais vous le partager (et je reste certain que cela parlera à bon nombre d’entre vous…).

Brève de plaisanterie, et petit explicatif sur les règles des objectifs SMART que le manager de José maîtrise certainement parfaitement :

L’expression d’objectif SMART correspond à un moyen mnémotechnique  permettant de garder à l’esprit les qualités nécessaires d’un objectif commercial ou marketing. Mais ce concept peut parfaitement être utilisé dans la vie de tous les jours !

SMART est alors l’initiale ou l’acronyme des 5 qualités nécessaires et signifie que l’objectif est fixé de manière pertinente et efficace.

Un objectif SMART se doit donc d’être :
– Spécifique : C’est à dire que les résultats peuvent être attribués spécifiquement à un individu, une équipe ou une action (c’est votre propre objectif)
– Mesurable : Les résultats obtenus doivent pouvoir être mesurés de manière précise et indiscutable
– Acceptable : La qualité d’acceptabilité souligne la nécessaire adhésion des individus auxquels on fixe un objectif (bon pour le coup, si vous vous fixez un objectif à vous même, vous devriez y adhérer assez facilement…)
– Réaliste : Le réalisme de l’objectif est nécessaire à l’adhésion et à la poursuite des efforts entrepris pour l’atteindre. Cette notion de réalisme est très importante dans votre cas, et doit bien être en ligne avec votre « Pourquoi »)
– Temporellement défini : Une date ou un délai doit être prévu pour l’atteinte de l’objectif

Donc par exemple, vous pourriez vous fixer les objectifs suivants :

  • Réussir à enregistrer mon son de saxophone au dessus d’une backing track d’ici 3 mois avec mon ordinateur.
  • Etre capable d’enregistrer et mixer mon propre son de saxophone pour démarcher des organisateurs de spectacles professionnels d’ici 9 mois.
  • Savoir capter les sons 4 instruments live en même temps pour historiser les répétitions avec mon groupe et constater les progressions sur 6 mois.

Pensez global, et projetez vous loin dans le temps, fixez vous des objectifs de court terme (qu’est-ce que je peux réaliser demain), mais aussi de long terme (vers où je veux aller ?)

Règle N° 3 : Se fixer une fourchette de budget de lancement qui vous semble acceptable pour démarrer

person putting coin in a piggy bank

Le matériel de Home studio, ça coûte cher… Il va obligatoirement falloir casser la tirelire…

Selon ce qu’on achète bien entendu… Mais globalement, ça peut monter très vite dès lors qu’on veut du matériel de qualité.

Nous le verrons plus bas, il y a des fondamentaux, des impondérables auxquels vous ne pourrez pas déroger.

C’est là que la réponse à la question n°1 sur votre « pourquoi » peut vous aiguiller… Selon votre motivation, votre objectif, vous aurez un budget plus ou moins conséquent… Il ne s’agirait pas d’investir 500€ dans une installation si vous souhaitez juste vous enregistrer avec votre téléphone pour votre propre loisir. A l’inverse, envisager de n’investir qu’une centaine d’Euros pour un projet plus conséquent ne serait pas réaliste.

Définir un budget réaliste est donc une étape primordiale pour être en lien avec votre « pourquoi »

Les objectifs que vous vous êtes fixés, votre ambition précisée à la règle n° 2 vous aidera aussi dans cette étape.

Règle n°4 : Investissez progressivement

Mon conseil est vraiment de mettre les moyens dans le matériel de base vous permettant d’atteindre vos objectifs de court terme. Et de garder un peu de sous pour vos objectifs à plus long terme.

Pour ma part, je possédais déjà un mac, avec l’application garage band gratuite et un vieux casque Bose plein de basses avant de me lancer. Progressivement, j’ai investi dans un mac plus puissant, dans une interface Audio et un micro filaire, puis des enceintes monitoring etc… Je n’ai pas acheté tout d’un coup.

Mon objectif de base était de pouvoir m’enregistrer via mon ordinateur. Au départ, je me suis contenté du micro de mon mac et de garage band, cela m’a suffit pendant 2-3 ans, mais ensuite, j’ai voulu passer un cran et c’est l’à que j’ai investi dans du matériel plus avancé.

Ce que je veux vous dire, c’est que selon l’ambition de votre objectif, vous possédez peut-être déjà tout le matériel nécessaire pour vous lancer et « voir ce que ça donne »…

Un ordinateur moyen équipé d’un micro (c’est le cas à 99%) et d’un DAW gratuit (audacity, garageband, studio one prime, ableton lite etc…) suffisent pour enregistrer votre son de saxophone sur une backing track !

Par contre, la qualité audio de la captation du son ne sera certainement pas optimale… mais cela sera une bonne base pour avancer 😉 et penser à l’achat d’un micro.

Par contre, quand vous investirez, je vous déconseille le bas de gamme pas cher, cela vous créera plus de problèmes et nuira à l’atteinte de vos objectifs…

Règle n°5 : Sélectionnez vos éléments de bases et commencez à assembler votre Home Studio

people holding puzzle pieces
  1. L’ordinateur (PC ou Mac) de studio : S’enregistrer de chez soi se fait la plupart du temps via un ordinateur, il faut une machine suffisamment puissante (processeur, RAM, vitesse du disque etc…) pour qu’elle traite correctement les données. Si vous possédez déjà un bon ordinateur, vous n’aurez peut-être pas besoin d’investir dans un nouveau. En revanche si vous êtes encore sur un mac des années 90 ou un PC sous windows 3.1, vous aurez peu de chance de faire grand choses avec…
  2. Le combo carte son/interface audio (ou carte son) : quasiment indispensable pour un Home studio.
    Je dis quasiment car si vous souhaitez simplement vous enregistrer avec votre ordinateur sans chercher de qualité particulièrement avancée, le micro de votre ordi suffira et vous n’aurez ni besoin de micro, ni de carte son. Il est d’ailleurs possible de s’affranchir d’une carte son car certains micros se vendent en connectique USB, donc à brancher directement sur votre ordinateur.
    Mais très vite, vous en ressentirez le besoin…
    Le micro, vous l’aurez compris, capte le son et l’envoie dans la carte son qui elle même est branchée (souvent en USB) à votre ordinateur.
    Généralement externe en MAO (ça veut dire qu’elles ne sons pas intégrées dans le matériel de base de l’ordinateur), les cartes sons permettent la transformation du signal analogique produit par votre instrument, capté par votre micro, en signal numérique et le renvoie dans votre ordinateur via un logiciel (DAW).
    En gros, pour faire simple, la carte son traite la forme d’onde sonore et la transforme en 0 et 1 pour que l’ordinateur puisse l’utiliser.
    Notez, qu’a priori, il n’y a pas besoin de table de mixage externe en MAO… Quoi qu’on en dise ! En effet, les différents DAWS proposent tous une table de mixage virtuelle dans leur interface graphique.
  3. Le DAW (Digital Audio Workstation) : En français STAN (Station de Travail Audio Numérique), C’est le logiciel qui va enregistrer votre musique et dans lequel vous pourrez retraiter et sculpter votre son, rajouter des effets etc… 99, 99% des informations de vos productions y seront enregistrées ! Donc le choix n’est pas ici à faire à la légère… Encore une fois, tout dépend de votre pourquoi et de votre ambition, mais en général, ce qui différencie le plus les DAW/STAN, ce ne sera pas la qualité du son (ils sont tous équivalents), mais leur ergonomie, leur facilité d’utilisation. Certains sont très complexes à prendre en mains, d’autres s’utilisent très facilement.
    Parmi les gratuits, je vous conseille GarageBand (pour mac) ou Cakewalk by bandlab (pour PC), Studio One 5 prime (gratuit compatible PC et Mac) ou des versions allégées gratuites fournies avec les matériels que vous achèterez (carte son, clavier maitre midi etc…) comme Ableton lite, Pro tools First etc…
    Je vous déconseille les softs comme Audacity ou Kristal Audio dont l’interface est peu conviviale et qui vous feront passer beaucoup de temps dans la recherche des fonctionnalités et la prise en mains.
    Dans les payants le plus avancés, Ableton Live, Logic Pro, Protools et autres Cubase sont les références, mais le coût sera peut-être un frein, d’autant qu’avec des solutions gratuites vous aurez déjà de nombreuses possibilités.
  4. Le système d’écoute : Certains vous conseilleront d’investir dès à présent dans des enceintes monitoring, en général plus appropriées au mixage audio, ou un casque fermé pour l’enregistrement, ou les deux…
    Personnellement, j’utilise en complémentarité des enceintes monitoring Mackie CR4 et un casque semi-ouvert Beyer Dynamic DT880, selon l’heure à laquelle je fais de la musique ou mixe mes sons.
    Mais un home studio, en général, c’est dans sa maison… Est le plus souvent dans sa maison on n’est pas tout seul… Donc selon votre situation, l’espace « musique » dont vous disposez et la patience de vos colocataires, je vous conseille vivement de démarrer avec l’option casque semi ouvert. Il a l’avantage de ne pas complètement vous isoler de l’acoustique de la pièce, et à l’enregistrement, si vous ne mettez pas votre backing track à fond, la repisse dans le micro est très minime et pas gênante.

Conclusion

Vous avez bien réfléchi à votre pourquoi? Vous savez précisément ce que vous voulez faire, vous connaissez bien votre ambition et vous vous êtes fixé des objectifs à court et moyen terme ?

Vous pouvez donc fixer un budget pour vos premiers investissements en MAO pour votre Home Studio et commencer à penser à vos investissements futurs…

Donc vous êtes prêt(e) à vous lancer : installez un DAW sur votre ordi, collez-y une carte son en USB et achetez un micro qui enverra votre signal sonore dans l’interface audio !

Suivront prochainement des articles sur le choix des interfaces audios, des Daws, des micros… Mais en attendant, je vous laisse parcourir la toile et faire votre marché !

man with headphones using a cellphone

Transposer une partition d’un instrument à l’autre

Bonjour ,

Je voudrais aujourd’hui aborder un sujet EXTREMEMENT courant que rencontrent tous les musiciens, saxophonistes ou pas d’ailleurs : la transposition.

Vous avez trouvé une partition de votre morceau préféré et quand vous la jouez, avec une backing track ou par dessus l’originale, ça sonne faux?? Vous êtes trop haut ou trop bas?

Pourtant vous êtes certain.e que vous jouez les bonnes notes ? Vous êtes persuadé que vous exécutez le bon doigté… Mais que se passe-t-il ??? mon saxophone est il cassé???? Mais comment vais-je faire !!!!!!!!

sad mature businessman thinking about problems in living room

Pas de panique !!! C’est un problème bénin qui n’est pas du à votre compétence de saxophoniste et qui se règle sans trop de problème.

Dans 95% des cas, c’est que vous lisez une partition qui n’est pas transposée dans la bonne tonalité…

Quand est-ce que ça arrive? La plupart du temps cela se produit quand vous jouez une partition écrite pour un instrument différent du votre.

Par exemple, vous avez trouvé la partition pour piano de votre tube de l’été préféré : le piano est un instrument « en Ut », donc à moins que vous ayez un saxophone C melody, cela ne va pas marcher.

En effet, les saxophones sont « en Eb » (Mi bémol) ou « en Bb » (Si bémol) et pas « en Ut » d’où cette différence de hauteur que vous entendez entre la note do que vous jouez au saxophone et la note Do de votre morceau préféré jouée au piano.

Comment régler ce problème? Il faut appliquer une transposition des notes pour les réécrire dans la bonne tonalité en lien avec votre instrument.

Bon c’est là que ça se complique un peu, mais vous verrez, pas tellement.

Avant de lire la suite, je vous invite à aller lire, ou relire l’article sur les intervalles car ce sera utilise à maîtriser ici afin de comprendre la transposition : (revenez vite ensuite!!!)

Les instruments « concerts » comme la guitare ou le piano sont « en Ut » ou en Do. Le saxophone ténor est en Si bémol. Entre do et Si bémol il y a une seconde majeure (1 ton) d’écart. Pour jouer à l’unisson entre le piano et le sax Ténor, il va donc falloir corriger la hauteur de l’instrument transpositeur de manière à jouer un do « en ut » avec le sax ténor. C’est cela qu’on appelle la transposition.

Alors comment faire pour transposer maintenant?

Pour transposer la note Do du piano au Sax ténor, on applique Do + 1 ton = Ré.

Donc en fait, pour être très clair et simple, si vous jouez une partition écrite pour Piano, mais que vous la jouez au Sax ténor, il faut augmenter toutes les notes de la partition d’une seconde majeure (1 ton). Donc un do devient un ré, un mi devient un fa#, un sol devient un la etc…

Les choses sont un peu plus compliquées pour transposer du piano au sax alto qui est en Mi Bémol.

La différence ici est un peu plus importante : le Sax alto est une tierce mineure (1,5 tons) plus haut

La transposition « à vue », sur l’instant, est plus difficile, mais la méthode reste la même : Pour jouer un Do « en ut » avec mon sax Alto, et bien je vais devoir ramener ma note, la transposer, une tierce mineure en dessous. Pour avoir un unisson avec la note Do du piano je devrai donc jouer à l’alto un La.

C’est une gymnastique intellectuelle un peu particulière, mais avec un peu de travail ça marche très bien !

Autre cas qui arrive très souvent : J’ai trouvé la partition ténor pour mon morceau préféré, mais je veux la jouer à l’alto, ou inversement, j’ai une partition de Sax alto que je veux jouer au ténor.

C’est la même chose ! Il faut calculer la distance en tons entre les deux instrument pour en déduire l’intervalle à corriger.

Le saxophone Alto est en Mi Bémol, le ténor en Si bémol, une quinte juste les sépare (Intervalle de 5 notes représentant 3,5 tons). Donc, pour jouer ma partition d’alto avec mon ténor, je vais devoir transposer les notes en les abaissant d’un quinte juste.

Si on part du ténor et qu’on va vers l’alto, pareil ! Je vous redonne la méthode en vous la schématisant encore plus :

  1. Que veux-t-on faire ? On part d’un instrument en Si Bémol, on va à Mi bémol.
  2. On compte les notes (Si-Do-Ré-MI) pour trouver l’intervalle –> Quatre notes, c’est donc une quarte
  3. On qualifie l’intervalle : entre si et do il y a 1/2 ton, entre do et ré il y a un ton, entre ré et mi, il y a un ton. 0,5+1+1 – 2,5 tons. Nous sommes donc sur une quarte juste
  4. Je transpose : chaque jouée avec mon ténor devra être montée de 2,5 tons pour être à l’unisson avec l’alto.

Facile ou pas facile ??? Si vous avez des questions, je vous laisse les poser en commentaires !

Petit Tips de feignant de la musique que je suis : Pour vous faciliter la vie, rien de tel qu’un logiciel éditeur de partition comme Musescore, Finale ou Sibelius pour transposer rapidement une partition entière.

L’idéal est de disposer d’un fichier midi de la partition que vous souhaitez transposer, sinon, il faut tout rentrer à la main. Mais une fois que c’est fait, vous pouvez tout transposer en quelques clics !

Pour que votre transposition soit telle qu’attendue, il suffira juste de choisir le bon intervalle à transposer en utilisant ma technique décrite plus haut !

Et puisque je suis sympa et que j’aime bien vous être agréable, je vous mets ci-dessous un tableau complet d’équivalence pour transposer tout types d’instruments !!